play_arrow
Ecouter Soleil FM Soleil FM
Le président de la République, Mamadi Doumbouya, s’est exprimé ce samedi sur le départ à l’étranger de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, et de l’ancien Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, tous deux condamnés par la justice guinéenne. Le chef de l’État affirme avoir autorisé leur évacuation pour des raisons exclusivement sanitaires, tout en précisant que les décisions restent inchangées.
Dans une déclaration adressée directement aux Guinéens, Mamadi Doumbouya explique avoir choisi de s’exprimer personnellement sur cette question. « Je m’adresse donc à vous directement, sans intermédiaire, au sujet du départ à l’étranger de messieurs Amadou Damaro Camara, ancien président de l’assemblée nationale et Ibrahima Kassory Fofana, ancien premier ministre », déclare-t-il.
Le chef de l’État insiste d’abord sur le maintien des décisions judiciaires rendues à l’encontre des deux anciens responsables. « La justice guinéenne a été saisie. Elle a instruit, elle a jugé, elle a condamné », rappelle-t-il, avant d’ajouter : « Les décisions rendues conservent l’intégralité de leur autorité : aucune d’entre elles n’est effacée, aucune n’est révisée, aucune n’est négociée. »
Mamadi Doumbouya réaffirme ainsi le principe selon lequel « nul n’est au-dessus de la loi, quelles qu’aient été ses fonctions ».
Le président explique ensuite que sa décision est liée à l’état de santé des deux anciens dirigeants. « L’état de santé de ces deux hommes a été porté à ma connaissance et documenté. Face à la souffrance d’un être humain, j’ai estimé que la République ne pouvait détourner le regard », affirme-t-il.
Il précise avoir « autorisé, à titre exceptionnel et pour des raisons exclusivement sanitaires, leur évacuation vers des structures de soins appropriées ».
Le chef de l’État rejette par ailleurs toute interprétation de cette décision comme une remise en cause des condamnations prononcées par la justice. « Cette décision n’est ni une amnistie, ni une grâce, ni un arrangement. Elle est un acte d’humanité, assumé devant vous », soutient-il.
Dans la suite de son intervention, Mamadi Doumbouya défend une approche qu’il présente comme compatible avec la fermeté judiciaire et la prise en compte de considérations humaines.
« Je veux une Guinée qui juge sans haine et qui sanctionne sans acharnement », affirme-t-il. Pour le président, la lutte contre la mauvaise gestion des deniers publics ne doit pas être motivée par le ressentiment.
« La rigueur que nous exigeons dans la gestion des deniers publics ne procède pas du ressentiment : elle procède de l’exigence », poursuit-il.
Évoquant la réconciliation nationale, Mamadi Doumbouya estime qu’elle ne signifie pas l’effacement des faits établis par la justice. « La réconciliation nationale n’est pas l’oubli c’est la capacité d’un peuple à regarder ensemble vers l’avenir, une fois la vérité établie et la justice dite », déclare-t-il.
Dans son adresse, le président élargit également son propos aux priorités qu’il présente comme celles de la Guinée pour les prochaines années. Il cite notamment l’éducation, la santé, l’accès à l’eau et à l’électricité ainsi que l’emploi des jeunes.
« Ce que nous poursuivons n’est pas la seule croissance des chiffres, mais la prospérité réelle de nos populations : l’école pour nos enfants, les soins pour nos familles, l’eau et l’électricité dans nos foyers, le travail pour notre jeunesse », affirme-t-il.
Pour Mamadi Doumbouya, ces objectifs doivent constituer la principale mesure de la réussite de l’action publique. « Telle est l’unique mesure de notre réussite, et c’est main dans la main que nous bâtirons notre pays », conclut-il.
Écrit par: Fatoumata Keita
today19 septembre 2026 4 3
today18 septembre 2026 26 5
Copyright Soleil FM Guinée Illumine votre journée
Commentaires d’articles (0)