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Guinée : le Bloc libéral s’interroge sur les conditions d’organisation des élections régionales et sénatoriales

today14 octobre 2026

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Le président du Bloc libéral a réagi ce mardi 13 octobre 2026 au décret portant sur l’organisation des élections régionales et sénatoriales, prévues à la fin de cette année. Oumar SANOH s’interroge sur les conditions d’organisation de ces scrutins. Ce responsable politique estime que l’enchaînement des élections constitue une charge financière importante pour les partis politiques.

Dans un décret lu sur les antennes de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), le président de la République, Mamadi DOUMBOUYA, a annoncé l’organisation des élections régionales et sénatoriales, quelques mois seulement après les élections législatives et communales. Ces différents scrutins sont programmés pour les mois de novembre et décembre. Le président du Bloc libéral suggère une bonne préparation de ces échéances électorales.

« Je voudrais d’abord rappeler que le Bloc libéral est attaché à l’organisation régulière des élections et au fonctionnement normal des institutions républicaines dans notre pays. Nous considérons que les élections régionales et sénatoriales constituent des étapes importantes dans la construction de nos institutions. Cependant, notre position est très claire là-dessus : fixer une date ne suffit pas à garantir la crédibilité d’une élection. Il faut également s’assurer que les conditions juridiques, techniques et politiques de son organisation sont réunies. En conséquence, nous prenons acte de cette décision, tout en estimant que les autorités compétentes doivent apporter les clarifications nécessaires sur le calendrier retenu et les garanties prévues pour la régularité de ces scrutins. C’est ça, notre position. »

Pour garantir la transparence de ces deux élections, Oumar SANOH préconise un accompagnement conséquent de la Direction générale des élections (DGE), notamment sur le plan logistique et matériel.

« Aussi longtemps que les administrateurs sont impliqués dans le processus, cela ne garantit pas la crédibilité et entraîne souvent des contestations électorales. C’est pourquoi il est important de réunir toutes les conditions pour qu’il y ait des élections libres, transparentes, crédibles et acceptables pour tous. L’essentiel, c’est de créer les conditions nécessaires et de donner les moyens aux structures concernées, notamment à la DGE, pour leur permettre d’organiser des élections libres et transparentes. Cela concerne les kits électoraux et les moyens nécessaires, car une élection ne s’improvise pas. Elle demande une importante mobilisation logistique, matérielle et financière. Lorsque ces conditions sont réunies, les aspects techniques, juridiques et politiques peuvent être pris en compte. »

Selon ce responsable politique, la succession des élections représente également un défi financier pour les partis politiques, qui peinent encore à faire face aux dépenses liées aux précédents scrutins.

« Oui, je peux dire que cela va impacter les partis politiques, parce que vous vous souviendrez que les élections sont actuellement devenues une compétition financière. Lors des élections communales de 2018, la caution pour les communes urbaines était fixée à 3 millions de francs guinéens, tandis que celle des communes rurales était de 8 millions. Nous sommes ensuite passés à 35 millions de francs guinéens pour les communes, ce qui a nécessité une importante mobilisation financière.
Or, nous sortons à peine de ces élections. Nos cautions ne nous ont même pas encore été restituées par l’État. Celui-ci doit rembourser les cautions aux partis ayant obtenu au moins un élu au niveau communal, mais aucune situation n’a encore été faite en la matière.
Aujourd’hui, on nous annonce de nouvelles dates pour deux autres scrutins : les élections sénatoriales et régionales. Sur le plan financier, c’est épuisant. Sur le plan technique également, et sur le plan organisationnel, c’est très compliqué pour nous, les partis politiques. »

Malgré les préoccupations soulevées concernant l’organisation de ces prochaines élections régionales et sénatoriales en Guinée, le président du Bloc libéral rassure que son parti travaille d’arrache-pied afin de prendre part à ces scrutins.

Alhassane CONDÉ

Écrit par: Fatoumata Keita

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