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Gyrophares et consorts : leur usage abusif désormais passible de poursuites judiciaires 

today29 septembre 2026 11

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L’utilisation abusive des gyrophares, des dispositifs lumineux et avertisseurs sonores spéciaux dans la circulation est désormais passible de sanctions pouvant aller jusqu’aux poursuites judiciaires en Guinée. 

À travers un arrêté conjoint des ministres de la Défense nationale et de la Sécurité et de la Protection civile rendu public dans la soirée de ce mardi 29 septembre 2026, le Gouvernement guinéen encadre strictement l’utilisation de ces équipements. Leur usage est désormais réservé aux personnes et véhicules expressément autorisés par la réglementation.

Des équipements réservés à des services autorisés 

Conformément à l’arrêté, l’utilisation des gyrophares et signaux sonores est limitée à certaines hautes autorités de l’État, notamment le Président de la République, le Premier ministre ainsi que le ministre en charge de la Défense et de la Sécurité, le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation entre autres.

Sont également concernés certains hauts responsables et véhicules des forces de défense et de sécurité, notamment l’armée, la gendarmerie, la police, ainsi que les services d’urgence médicale.
Toute personne ou tout véhicule non autorisé qui ferait usage de ces dispositifs s’expose aux sanctions prévues par les textes en vigueur, avec la possibilité de faire l’objet de poursuites judiciaires.

Une interdiction qui n’est pourtant pas nouvelle 

Le rappel à l’ordre des autorités guinéennes intervient dans un contexte où l’utilisation abusive des gyrophares et sirènes a déjà fait l’objet de plusieurs décisions au cours des dernières années.
En 2021 notamment, plusieurs mesures avaient été prises entre mars et septembre pour encadrer, voire interdire, l’utilisation de ces équipements par des personnes et véhicules non autorisés. Une décision similaire avait également été prise en septembre 2020, avant un nouveau rappel en octobre 2025.

Malgré ces différentes interdictions, la pratique reste encore très courante dans la circulation en Guinée, particulièrement dans la capitale Conakry.

Dans les embouteillages, certains véhicules équipés de gyrophares et de signaux sonores les utilisent pour se frayer un passage ou contourner les contraintes de la circulation, donnant parfois l’impression d’un régime de circulation à part.

Avec ce nouvel arrêté, le Gouvernement entend donc rappeler les règles et surtout renforcer les sanctions contre les usages non autorisés.

Reste désormais à savoir si cette nouvelle mesure permettra de mettre fin à une pratique qui, malgré les interdictions successives, continue de faire partie du paysage routier guinéen.

Écrit par: Fatoumata Keita

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