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Le 11 février de chaque année marque la journée internationale des femmes et des filles de science. Elle met à l’honneur les contributions remarquables des femmes en science, tout en sensibilisant au fait que la science et l’éga- lité des genres doivent progresser main dans la main pour relever les principaux défis mondiaux. À cette occasion, notre rédaction est allée à la rencontre de Kankou KEÏTA étudiante en 5e année de médecine dentaire à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.
La présidente du Réseau des étudiants en sciences dentaires de IAfriaue de l’Ouest invite les ieunes filles à oser s’orienter vers les domaines scientifiques.
«De la vision à l’impact : combler les écarts entre les genres en redéfinissant les STEM », est le thème retenu au compte de la célébration de cette iournée en 2026 Kankou KEÏTA, étudiante en 5e année de médecine dentaire, explique ce qui l’a poussée à s’orienter vers cette discipline.
« J’ai grandi avec un oncle pharmacien, et tout le monde l’appelait « docteur ». Des gens venaient le voir avec leurs problèmes, et il les aidait. J’ai donc grandi avec cette image en tête : celle de quelqu’un qui soigne et qui vient en aide aux personnes vulnérables. Je me suis alors dit : pourquoi ne pas faire comme lui ? C’est ainsi qu’est née en moi l’envie de me lancer dans le domaine médical.» a-t-elle expliqué
Après avoir passé brillamment les concours, Kankou a persévéré malgré que le chemin a été semé d’embuche.
« J’ai souvent entendu, comme beaucoup d’autres femmes, que les sciences étaient très difficiles et plus adaptées aux hommes. Il y a une forte pression sociale et familiale, et cela peut nous pousser à manquer de confiance en nous. Si, au fond, tu ne le veux pas vraiment ou si tu n’en as pas réellement envie, il est facile de se décourager. Il y a une phrase que je me répète tout le temps : la vraie limite est celle que l’on s’impose. Alors, si moi je veux le faire, ni mon papa ni ma maman ne vont m’en empêcher, parce qu’il s’agit de ma vie.» a-t-elle souligné
La présidente du Réseau des étudiants en sciences den- taires de l’Afrique de l’Ouest adresse un message aux jeunes filles.
«Osez, même si vous doutez : les sciences ne sont pas réservées uniquement aux hommes. Les sciences n’ont pas besoin de genre pour dire qu’il faut le faire. Elles ont besoin de votre intelligence, de votre expertise et surtout de votre leadership.» a invité Kankou KEÏTA
Selon les Nations Unies, les femmes continuent d’être sous-représentées dans la recherche scientifique à l’échelle mondiale. En 2022, seulement 31,1 % des cher- cheurs étaient des femmes.
Alhassane CONDÉ
Écrit par: Fatoumata Keita
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