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Le secrétaire général du Syndicat National de l’Éducation (SNE), affirme haut ce que d’autres disent bas. Ce lundi 13 juillet 2026, lors d’un point de presse au siège du SNE à Matoto. Michel Pépé Balamou a dénoncé le dysfonctionnement du système éducatif guinéen mis en place et entretenu par des cadres de l’éducation.
À l’entame de son intervention, le syndicaliste a mis en cause l’organisation des examens nationaux, session 2026. Il estime que ces évaluations n’ont pas été gérées dans la transparence.
« Depuis 2018, au temps de feu le ministre Ibrahima Khalil Konaté, il n’y a jamais eu de communication sur le budget national des examens. Quand c’est comme ça, c’est d’abord une source de fraude. Le choix des centres pose également problème, tout comme celui des surveillants, parce qu’on en a vu qui ne savaient pas écrire », a-t-il déclaré.
Réagissant à la suspension de plusieurs inspecteurs régionaux et directeurs préfectoraux de l’éducation pour des fautes présumées liées aux examens, Michel Pépé Balamou estime que le ministre Alpha Bacar Barry a agi sans investigations approfondies.
« Vous savez, la même chose est arrivée en 2022 au BEPC, où on a trouvé plus de 1 023 candidats admis au Brevet qui avaient tous des moyennes de 10 10 presque d’une même école. Avec des preuves à l’appui, le ministre d’alors, pour sauver sa peau, a sacrifié l’inspectrice régionale de l’éducation, Mme Léontine Cissoko, ainsi que quelques cadres de l’IRE. Donc, c’est une fuite en avant pour tromper l’opinion. Nous ne sommes pas là pour dédouaner Paul ou Pierre, mais nous pensons que ces enquêtes n’ont pas été menées pour situer les responsabilités », a-t-il dénoncé.
Le secrétaire général du SNE estime que le ministre de l’Éducation nationale est pris en otage par ses collaborateurs.
« Des cadres qui sont eux-mêmes les vrais acteurs de la fraude, mais qui ont précipité les choses pour lui faire prendre des sanctions contre, sûrement, des innocents par endroits et laisser les vrais acteurs de la fraude, les planificateurs de la fraude, ceux qui marchandent les sujets et les centres », a-t-il ajouté.
Selon lui, la fusion des départements de l’enseignement est venue compliquée davantage la tâche du ministre.
« Regardez, comme vous le voyez, le pauvre fait pitié. Pourquoi ? Il a hérité de deux départements de l’éducation. Jusqu’à présent, il a deux cabinets, deux secrétaires généraux, deux chefs de cabinet, deux directeurs nationaux dans chaque cycle. En fait, jusqu’à présent, il n’a pas formé son cabinet. Donc, il n’a pas une baguette magique pour organiser des examens nationaux crédibles. Tout cela, avec des cadres mélangés que lui-même ne contrôle pas. »
Pour sauver sa peau ainsi que le système éducatif, Michel Pépé Balamou invite Alpha Bacar BARRY à prendre des décisions qu’il qualifie de courageuses.
« La première décision, c’est de déconstruire l’architecture administrative de l’ancien MEPUA. Il n’y a que des saboteurs, il n’y a que des cadres qui sont amis à tous les ministres. Ce sont ces mêmes cadres qui sont capables de l’induire en erreur. Il faut qu’il ait la liberté de choisir des femmes et des hommes compétents et compétitifs afin de bien gérer ce département. Sinon, il fera dix ans là-bas et il ne produira aucun résultat à l’État. Parce que, du sommet à la base, tout est à recommencer », a conseillé Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE.
Samuel Demba DUOLAMOU
Écrit par: Samuel Demba DUOLAMOU
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