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Exploration pétrolière avec ENI : un expert alerte sur un risque de litige autour des frontières maritimes de la Guinée

today15 juin 2026 1

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Dans une lettre adressée au ministre des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, le consultant senior Chérif Idriss Diallo appelle les autorités à accélérer la sécurisation juridique des frontières maritimes de la Guinée. Cette sortie intervient au lendemain de l’obtention de permis de prospection pour 15 blocs offshore en Guinée, par le géant italien de l’énergie Eni.
Selon l’expert, l’absence de finalisation de certains accords de délimitation pourrait exposer le pays à des contestations sur sa Zone Economique Exclusive (ZEE), au moment où les activités d’exploration pétrolière s’intensifient avec le groupe italien.
Pour lui, il est donc question de régler définitivement et au plus vite, la question de la couverture juridique par la Guinée de sa Zone qui dépasse les 200 milles marins, suivant les dispositions de la Convention des Nations-Unies sur le Droit de la mer, de 1982 de Montego Bay en faveur des pays côtiers de ces eaux.

Ci-dessous la lettre :

Monsieur Aboubacar Camara,
Ministre en charge des hydrocarbures,
Monsieur le Ministre,
Avec nos compliments pour l’Arrêté portant sur la recherche avec le major pétrolier
ÉNI, nous attirons humblement votre attention sur une question, qui pourrait être source
de litiges liés à la délimitation de nos frontières maritimes.
En effet, nous suggérons que le Gouvernement puisse s’occuper de l’aspect juridique de
la couverture par la Guinée de la totalité de la superficie de sa Zone Économique
Exclusive ZEE. Au cas où cela ne serait toujours pas finalisé à date.
Suite à l’un de nos mémos y afférent adressé aux autorités de l’époque, Mr François
FALL aux Affaires étrangères avait réussi un accord administratif à cet effet avec la
République de Sierra Léone.
Les deux États ont convenu de nouvelles coordonnées tracées à partir de leurs frontières
terrestres dite < la Pointe de SALATU >.
– anciennes coordonnées :
9° 03 18 N – Angle 230° AB
– nouvelles coordonnées :
9° 00 00 N – Angle 270° BC
Ceci rendait à la Guinée son ouverture à l’océan au-delà des limites de 200 Milles.
Autrement, elle est fermée avant d’y atteindre à environ 187 Milles, par la jonction à ce
niveau du large des 2 lignes (frontières) maritimes de Sierra Léone (partant du sud) et
de Bissau (partant du nord).
Le suivi de cet accord par l’administration guinéenne aurait certainement fait défaut.
Nous vous invitons vivement à adresser une note technique y afférent au Ministère des
Affaires étrangères.
Le dossier s’y trouve.
Ceci dit.
La Préfecture maritime, la direction de la Douane, l’état-major de la Marine, le Ministère
des pêches pourraient bien vous être utiles, puisqu’ils avaient participé aux négociations
de Freetown, auprès du Ministre Mr Fall.
Nous estimons qu’il ne faudrait pas attendre la découverte d’un gisement par un
pétrolier, pour ensuite faire face aux litiges découlant d’une délimitation de nos
frontières maritimes.
Encore qu’à ce titre, gisements pétroliers ou autres richesses marines existantes ou pas,
la Guinée a droit à la souveraineté entière sur la totalité de la superficie de sa Zone
Cherif Idriss Diallo
Consultant senior
safrecsarl@yahoo.fr

Écrit par: Fatoumata Keita

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