Guinée Actus

Journée africaine de l’état civil : les communes de Ratoma, Lambanyi et Sonfonia célèbrent sous le signe de la digitalisation

today10 août 2026

Arrière-plan
share close

La Journée africaine de l’enregistrement des faits d’état civil et des statistiques de l’état civil a été célébrée ce lundi 10 août 2026, dans la commune de Ratoma. L’événement est co-organisé par les municipalités de Ratoma, Lambanyi et Sonfonia. « Consolider les acquis de l’APAI-CRVS et garantir l’avenir de l’état civil et des statistiques de l’état civil en Afrique grâce à l’intégration, la décentralisation et la digitalisation » : c’est le thème retenu pour cette journée. Au cours de l’année 2026, près de 4 500 naissances ont été enregistrées dans cette commune.

La Maison des Jeunes de la commune de Ratoma a abrité la cérémonie de célébration de cette journée. Prenant la parole au nom de ses pairs, Amadou Konia CAMARA, officier délégué de l’état civil de Ratoma, revient sur quelques statistiques enregistrées dans municipalité.

« À date, nous avons enregistré 1 500 célébrations de mariage et 4 500 enregistrements de naissance. En termes d’enregistrement des décès, nous avons enregistré 150 décès. C’est l’occasion de dire aux citoyens de venir enregistrer les faits d’état civil au Centre d’état civil et de l’identification de la Commune urbaine de Ratoma. Cet appel s’adresse aux populations de Ratoma en particulier, mais, de manière générale, à toute la population guinéenne. Je demande à tout le monde de ne pas négliger l’enregistrement des faits d’état civil », a-t-il déclaré.

Le Directeur général de l’Office national de l’état civil et de l’identification a, pour sa part, sollicité l’implication des religieux dans le cadre du renforcement de la sensibilisation auprès des citoyens.

« Je suis ravi de voir les imams parmi nous. Les imams, c’est quoi ? Les imams sont impliqués dans ce processus de l’état civil. Ils vont interpréter la loi et maintenant sensibiliser les populations. Quand il y a un baptême et que vous donnez le prénom de l’enfant, il faut conseiller aux parents d’aller directement à l’état civil pour enregistrer l’enfant. C’est votre rôle. C’est pourquoi nous voulons que les imams soient souvent avec nous, parce que nous devons travailler avec eux. Même pour les mariages, nous allons régulariser les mariages. Les mariages qui seront célébrés dans les mosquées seront transcrits à l’état civil. Donc, opérationnellement, nous devons travailler avec les personnes, les lieux de culte, les chefs, toutes les couches confondues », a sollicité Kémoko DIOUBATÉ.

Au cours de la célébration, l’officier délégué de l’état civil de Ratoma a également lancé un cri de cœur aux autorités en faveur des agents des services d’état civil.

« Nous ne pouvons parler de l’administration et de performance de l’état civil sans parler de ceux qui, chaque jour, sont chargés de faire fonctionner ce système. Les agents de l’état civil sont au service des populations, souvent dans des conditions difficiles. Ils accueillent les citoyens, enregistrent les déclarations, établissent les actes, vérifient, assurent la conservation des documents et répondent quotidiennement aux nombreuses sollicitations des usagers. Ils accomplissent cette mission avec professionnalisme, disponibilité et sens du service public. C’est pourquoi nous lançons donc un appel aux autorités compétentes afin que des mesures correctes puissent progressivement être prises en faveur de ces hommes et femmes qui constituent la cheville ouvrière de notre système d’état civil », a lancé Amadou Konia CAMARA.

De son côté, le maire de la commune de Ratoma souligne l’importance de l’état civil.

« L’état civil n’est pas qu’un simple registre administratif. Il est la première reconnaissance officielle de l’existence de chaque individu. Il garantit l’accès aux droits fondamentaux, notamment à l’éducation, à la santé et au vote. Un système d’état civil fiable et sécurisé protège aussi les données de la nation. La décentralisation confie la gestion des affaires publiques aux acteurs locaux. Les collectivités territoriales connaissent mieux les besoins réels des populations. Rapprocher la prise de décision du terrain renforce l’efficacité de l’action publique. Transférer la gestion de l’état civil aux mairies permet de moderniser le service public », a souligné Kabinet DIAWARA.

À la fin de la cérémonie, cinq citoyens ont bénéficié gratuitement d’un extrait de naissance.

 

 

Alhassane CONDÉ

Écrit par: Fatoumata Keita

Rate it

Commentaires d’articles (0)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires


0%