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Clash entre Le Mélangeur et Thiird : le directeur du BGDA rappelle les limites juridiques de la liberté de création 

today19 juillet 2026 14

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Alors que le clash entre les rappeurs guinéens Le Mélangeur et Thiird continue d’alimenter les débats sur les réseaux sociaux, le directeur général du Bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA) est sorti de son silence pour rappeler le cadre juridique qui entoure ce type de création artistique. 

Dans une publication sur sa page Facebook, il souligne d’abord que les morceaux issus de ces affrontements musicaux peuvent être protégés par le droit d’auteur dès lors qu’ils constituent des œuvres originales de l’esprit. Il s’appuie notamment sur l’article 3 de la loi guinéenne sur le droit d’auteur, qui dispose que « les œuvres de l’esprit, quels qu’en soient le genre, la forme d’expression, le mérite ou la destination, sont protégées par le droit d’auteur ».
Pour le directeur du BGDA, la protection ne dépend ni de la qualité de l’œuvre ni de son succès auprès du public, mais uniquement de son originalité.
En revanche, il met en garde les artistes contre toute confusion entre protection du droit d’auteur et responsabilité pénale. Il rappelle que le Code pénal guinéen, notamment son article 363, réprime la diffamation et l’injure. Ainsi, une chanson peut bénéficier de la protection du droit d’auteur tout en exposant son auteur à des poursuites si son contenu porte atteinte à l’honneur d’une personne ou comporte des propos injurieux.
Évoquant le duel artistique entre Le Mélangeur et Thiird, le patron du BGDA reconnaît que les clashs font partie de la culture du rap et peuvent constituer un véritable exercice de créativité. Selon lui, ils stimulent l’émulation entre les artistes, participent au développement de l’industrie musicale et créent de l’activité pour les producteurs, ingénieurs de son, arrangeurs et studios d’enregistrement.
Il invite toutefois les rappeurs à préserver l’esprit de compétition artistique en évitant les attaques susceptibles de tomber sous le coup de la loi. « Le clash est un art de la confrontation par les mots, pas un terrain de délits », fait-il comprendre.

Écrit par: Fatoumata Keita

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