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Arrestation de militaire/ l’avocat de l’adjudant-chef Jacques Zakama clame l’innocence de son client

L’adjudant-chef Jacques Zakama Koïvogui est l’officier paramilitaire apparu à la télévision nationale le jour du putsch pour la lecture de la deuxième déclaration du CNRD est poursuivi pour vol et placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry. Le mis en cause est l’un des hommes en tenue, impliqué dans l’affaire des 246 millions de nos francs volés à une dame au pont 8 novembre.

En conférence de presse ce lundi 1er novembre à son bureau de Dixinn, l’avocat de l’officier de la gendarmerie a démontré l’innocence de son client.

« Le 08 septembre 2021, il vous souviendra qu’une femme a été interpelé par les éléments des forces spéciales au pont 08 novembre. Cette femme portait dans sa voiture, un sac et une valise d’argent. Elle a été ramenée au chapiteau du palais qui servait de présidence à l’époque à la junte. Ce jour là, Jacques Zakama n’était pas au pont. Mais lui en sa qualité d’officier de police judiciaire a été instruit par un colonel dont je tais le nom d’auditionner la dame et son enfant, faire un procès-verbal, signé par la dame. Pendant l’audition, les deux autres éléments étaient très agités, ils ne voulaient pas que cette saisine fasse l’objet d’un PV que de se partager l’argent. C’est là que Jacques a dit non », a-t-il expliqué.

L’avocat au barreau de Guinée poursuit en disant que c’est au retour du compte-rendu de son client a été alerté que ses deux compagnons se sont échappés avec le montant.

« Quand il est revenu du compte-rendu avec le colonel, heureusement trois éléments des forces spéciales lui ont dit que les deux autres embarquer l’argent dans un taxi et aller en banlieue. On lui a dit ne vous en faite pas allons chez le Colonel Doumbouya. Le président a dit dans moins de cinq minutes si vous n’envoyez par ces éléments, je vais vous radier tous. Et trente minutes après, ils les ont ramenés. Le même soir, le président a ordonné que ces éléments soient radiés des effectifs de l’armée. Et il a dit à Zakama de continuer son travail », a-t-il précisé.

Plus d’un mois après, le mis en cause qui ne se reproche de rien, a été interpelé nuitamment par le haut commandement de la gendarmerie nationale en violation de l’article 758 du code de procédure pénale.

« C’est aux environs de 21 heures que Jacques a reçu un appel du haut commandement de la gendarmerie lui demandant de se rendre au camp. L’article 758 du code de procédure pénale dit que lorsqu’un officier de police judicaire doit être poursuivi pour un crime ou un délit qui aurait commis dans l’exercice ou en dehors de l’exercice de son métier, il bénéficie de ce qu’on appelle le privilège de juridiction. Cela n’a pas été respecté et ses droits les plus élémentaires ont été violés. C’est ce qui est révoltant et y’a une procédure particulière dans ce dossier », a déploré Maître David Béavogui.

L’avocat demande à la justice militaire de se saisir du dossier afin d’éclairer la lanterne de l’opinion dans cette affaire.

SAMUEL DEMBA DOUALAMOU

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