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A la une Prélèvement de 5% ; Aboubacar Soumah va soutenir la cause des fonctionnaires

LINSAN

La décision du gouvernement guinéen à prélever 5% sur le salaire indiciaire des fonctionnaires suscite des réactions chez certains acteurs des structures syndicales. C’est le cas du Secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG). Joint Aboubacar Soumah dit être d’accord avec ce prélèvement, mais le moment n’est pas propice, ajoute-t-il au micro du reporter de soleilfmguinee.net.

Contrairement à d’autres structures syndicales, le SLECG de Aboubacar se montre favorable au prélèvement de 5% sur le salaire des fonctionnaires de la fonction publique. Pour Aboubacar Soumah secrétaire, c’est la période qui n’est pas bien indiquée. 

« Pour le prélèvement, nous sommes très d’accord, c’est la période-là qui n’est pas bien indiquée. Vous le savez on vient d’augmenter le prix de l’essence à la pompe. Donc, ce qui va aussi impacter négativement les conditions de vie des travailleurs. Et si on fait encore ce prélèvement ça va agir sur les travailleurs », explique le syndicaliste.

L’Etat aurait dû prendre des mesures d’accompagnement avant le lancement de cet exercice selon notre interlocuteur. Si ce prélèvement impacte le revenu des enseignants, ce doyen du syndicalisme se verra dans l’obligation de défendre leur cause ajoute-t-il.

« Le gouvernement devrait attendre en tout cas qu’il ait des mesures d’accompagnements et que les solutions soient trouvées avant de procéder au prélèvement de ces 5%. Nous attendons si toutes fois si les enseignants réagissent, nous aussi nous allons défendre leur cause », avertit Aboubacar Soumah.

Il faut préciser que pour l’heure, les unités syndicales sont diamétralement opposées sur cette question de prélèvement des 5%. Quelles en seront les conséquences ? Les prochains jours nous édifieront largement.

AMARA SIMBA SYLLA.

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A la une Permis biométrique : ‘’ … infalsifiable dans tous les sens ‘’, assure le responsable de communication de Tomas grec (entretien)

LINSAN

Dans un entretien accordé à notre rédaction ce vendredi 20 août, le responsable de la communication de la société chargée du projet de délivrance des permis de conduire a tenu à lever l’équivoque autour de l’obtention de ce nouveau document version biométrique. Alhassane Kénèma a assuré que ce document dont il est question ne sera jamais falsifiable et que son obtention nécessite la présence physique des candidats après avoir rempli les critères y afférents.

L’obtention du nouveau permis de conduire fait l’objet de beaucoup de spéculations au sein de l’opinion publique. Même si les opérations ont été lancées par le ministre des transports mardi dernier, les premières étapes consistent à renouveler les anciens permis. Alhassane Kénèma est le directeur en charge de la communication de ‘’Tomas Grec ‘’, la société en charge du projet.

«  Pour ceux qui ont déjà un permis de conduire, c’est beaucoup plus facile. On va reprendre l’ancien permis, et ils doivent fournir une pièce d’identité, un certificat de résidence, toutes en version originale et après les frais qui sont à 970 000gnf. Et 200 000 pour la visite médicale qui est obligatoire », a-t-il précisé.

Pour le moment, aucune date n’est indiquée pour l’entrée en vigueur des permis de conduire biométriques, précise le directeur général de ‘’ Informafrik ‘’. Mais après la première étape, les candidats à l’obtention de ce nouveau sésame devraient être soumis à ce qui suit.

« Ils devront passer par une auto-école agréée par la DNTT qui est la direction nationale des transports terrestres. En suite un texte pratique et théorique, et après suivre les mêmes étapes comme les autres ».

Un candidat ayant rempli ces formalités devrait payer entre 500 et 1.500.000gnf pour s’offrir un permis légal pour un délai de 72 heures. Ce nouveau permis biométrique est valable pour 5 cinq ans pour les poids légers et trois ans pour les poids lourds Notre interlocuteur rassure les populations qu’avec la biométrisation les fraudes seront évitées.

« C’est quoi le biométrique ? Beaucoup de personnes en parlent mais ils le confondent avec le numérique. Il ne s’agit pas juste de scanner les documents et mettre sous forme numérique. Le biométrique c’est vraiment la capture des empreintes, de la signature électronique, donc c’est des systèmes de gestion intégrée ou toutes les procédures sont liées à la précédente. C’est-à-dire qu’aujourd’hui ce permis il est infalsifiable dans tous les sens. Même pour le retrait de ce permis de conduire, vous devez vous présenter pour qu’on reprenne vos empreintes pour voir vraiment si on n’a à faire à la même personne », a conclu Alhassane Kénèma.

SAMUEL DEMBA DUOLAMOU

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A la une Taxe sur les lieux de loisir : « Jusqu’à nouvel ordre… on ne payera que dal », s’offusque Vally Sacko

LINSAN

Le payement de l’impôt par les tenanciers des bars et restaurants suscite des réactions chez certains acteurs évoluant dans ce domaine. C’est le cas du président de l’association des tenanciers des bars et restaurants de Guinée. Dans un entretien accordé à notre rédaction ce vendredi 20 août 2021, Vally Sacko martèle qu’aucun patron de ces lieux de loisir ne payera cet impôt. Pour lui, c’est une simple moquerie de la part des autorités qui n’ont pris aucune mesure d’accompagnement du secteur, durement frappé par la crise causée par la COVID.

L’apparition du Covid-19 en Guinée depuis le 12 mars 2020 a affecté tous les secteurs d’activités notamment celui des loisirs. Un secteur pourtant pourvoyeur d’emplois qui n’a jusque-là bénéficié d’aucune subvention/aide de la part de l’Etat. C’est pourquoi, le payement de l’impôt par ces tenanciers des bars et motels fait révolter le président de l’association des tenanciers des bars et restaurants de Guinée. Pour Vally Sacko aucun tenancier ne payera cet impôt. 

« Jusqu’à nouvel ordre tant qu’on ne fonctionne pas, on n’a pas de taxe à payer, on n’a pas de facture d’eau et d’électricité à payer que dal. Nous sommes fermés, Nous demandons notre ouverture. Si on ne nous laisse pas fonctionner. Nous demandons des mesures d’accompagnement. En vertu de quoi ils vont venir nous tendre d’autres factures ou nous tendre la main pour d’autres taxes. C’est pour se moquer de nous » a-t-il déploré.

Vally Sacko invite l’Etat à tenir en compte des difficultés auxquelles ils sont confrontés. Pour lui, les tenanciers tirent aujourd’hui le diable par la queue.

« Nous demandons à l’État, s’ils savent que nous sommes des contribuables et que le non fonctionnement de nos structures c’est un manque à gagner à l’économie guinéenne. Ils doivent tenir compte de notre cri de cœur. Toutes ces factures peuvent attendre, mais le ventre ne peut pas attendre. Aujourd’hui les tenanciers ne sont pas des hommes libres, parce qu’on dit que quelqu’un qui a faim n’est pas un homme libre », a rappelé.

A la question de savoir ce qu’il compte faire si les autorités venaient à les obliger à payer l’impôt, Vally Sacko ne va pas du dos de la cuillère dans sa réponse.

« Il y’a beaucoup de moyens pour réclamer son droit. On va passer de façon pacifique, pour le moment on va demander vraiment ce qui a lieu de faire parce que nous sommes des entrepreneurs et nous ne voulons pas aller en bras de fer avec les autorités. En lieu et place, nous sommes   censés être encadrés par nos autorités », a précisé notre interlocuteur.

L’Etat renoncera-t-il à faire payer l’impôt cette année, aux tenanciers des bars et restaurants qui connaissent une véritable traversée du désert à cause du COVID-19 ? Attendons de voir.

AMARA SIMBA SYLLA.

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A la une Etudiants privés de leurs bourses d’entretien ?

LINSAN

D’après nos informations, les étudiants guinéens ne sont jusque-là (Août 2021) pas entrés en possession de leur bourse d’entretien, des trois derniers mois de l’année en cours. Face à cette situation, notre rédaction a joint ce mercredi le responsable de la mobilisation et de l’implantation de l’union nationale des élèves et étudiants  patriotes de Guinée. Pour Fodé Camara, les étudiants souffrent des conséquences du retard de payement des bourses. Et il lance un appel à leur ministère de tutelle pour leur venir en aide.

Il s’agit des mois de mai, juin et juillet 2021 qui ne seraient pas payés. Compte tenu de leurs conditions précaires d’études en Guinée, les étudiants ne comptent que sur ces bourses d’entretien autrement appelées pécules pour subvenir à certains de leurs besoins. Fodé Camara est le responsable de la mobilisation et de l’implantation de l’union nationale des élèves et étudiants  patriotes de Guinée.

«  Nous sommes dans une situation très difficile. Comme vous le savez les étudiants depuis le 19 juillet 2021, pratiquement  beaucoup de départements ont bouclé leurs programmes de cours. Jusque maintenant les étudiants attendent avec impatience les bourses d’entretien  qui leur permette de faire face aux besoins quotidiens », a rappelé cet étudiant.

Conséquence de ce retard de payement, de nombreux étudiants tirent actuellement le diable par la queue. Certains parmi eux ne parviennent pas à rallier leurs parents à l’intérieur du pays pour les vacances faute de transport. C’est ce que dit en substance notre interlocuteur.

«  Franchement, il faut comprendre avec moi que les étudiants souffrent énormément. Les étudiants veulent partir en vacance, mais par faute de transport ils sont sur place », a déploré notre interlocuteur.

Pour Fodé Camara leur ministère de tutelle devrait faire face aux conditions d’existence des étudiants.

Avec trois mois de bourses d’entretien impayées, vient s’ajouter l’augmentation du prix du litre de carburant à la pompe avec des conséquences prévisibles. Ces futurs cadres n’ont autre choix que de prendre leur mal en patience.

AMARA SIMBA SYLLA

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A la une Conakry-Carburant : 11 000 FG le litre, voici ce qu’en pensent les citoyens

LINSAN

Le litre du carburant à 11 000 francs guinéens, l’annonce a été faite ce mardi 03 août 2021 soir sur les antennes des médias d’Etat. Soit 2 000 FG de plus. Comment les citoyens de Conakry réagissent à cette nouvelle réalité ? Pour le savoir, notre reporter Sanassa Kaba a tendu son micro à quelques citoyens rencontrés à Lambanyi, dans la commune de Ratoma. Lisez ci-dessous les propos accueillis.

 « Espérer encore une fois que ça va aller et ça va aller quand et comment qui va faire bouger. Il faudrait que nous nous levions pour dire ensemble enfin non.  Et comme il y a un ras-le-bol par rapport à cette situation. Parce qu’il n’y a pas deux prix pour deux types de citoyen aux prix de la pompe, tout le monde va acheter à 11.000 FG et tout le monde va souffrir autant souffrir, économiquement. Je crois que ça va faire perdre  le pays parce que les gens  ne vont pas continuer à acheter comme il le faut et d’autres vont même garer leurs véhicules, et au lieu que l’économie ne s’accroit, ça va se décroitre j’en suis sûre »

« Nous en temps que motard ça ne nous arrange pas, surtout que nous sommes dans une période de crise sanitaire. D’abord c’est un secteur qui est impacté, l’augmentation du prix du carburant je vois que ça va jouer sur toutes les secteurs que ça soit le secteur dans  le transport etc. ça va jouer sur toute la population »

« Le problème des transports va se poser, parce qu’aujourd’hui  matin les chauffeurs demandent 2.000 FG le transport. L’essence est trop pour 11.000 FG  on ne peut pas augmenter 2.000 FG sur le carburant, on dit qu’on n’augmente pas pour le transport. Cela risque de poser des problèmes entre les passagers et les conducteurs de taxi ».

SANASSA KABA

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A la une Comment traiter une information minière ? Les journalistes à l’école

LINSAN

Démarrage ce jeudi 24 juin 2021 d’un atelier de formation à l’intention de 60 journalistes. Pendant trois jours, ces hommes de médias venus de Conakry et de l’intérieur du pays, seront outillés sur les enjeux et perspectives du secteur des mines. La session se tient à Nongo, dans la commune de Ratoma-Conakry-Guinée dans un complexe hôtelier de la place.

Au cours de cet atelier, les participants doivent bénéficier des notions notamment sur le code minier qui échappent à certains animateurs d’émission et aux populations. Il sera animé par des experts venus de l’occident et de la sous-région ouest-africaine. Le Secrétaire général du Ministère des Mines décline les thématiques à exposer.

« Les thèmes ici c’est la compréhension du secteur minier, qui sont les acteurs, quels sont les départements qui y sont impliqués ; comment évolue un projet minier de la phase de la recherche jusqu’à la phase de  transformation. Ce sont ces explications qu’on va donner aux journalistes. Il y’a des relations entre les titulaires des titres miniers et les communautés cela fait l’objet de thème. Un expert est venu de la France pour ça et les financements du secteur minier. Un autre est venu de la Côte d’Ivoire qui va exposer sur ça. Ça va être aussi question du contenu local »,explique Sadou Nimaga.

L’initiative est appréciée par les participants. Bella Kamano, directeur de la radio du parlement est l’un d’eux. Selon lui, les efforts conjugués par le secteur minier guinéen pendant cette période de crise sanitaire méritent d’être salués.

«  N’oublions pas que nous sommes des journalistes, des faiseurs d’opinions. Nous sommes les mieux placés pour expliquer aux populations guinéennes et en dehors de la Guinée les recettes que les acteurs évoluant dans le secteur minier ont pu utiliser pour permettre de pouvoir s’en sortir dans cette crise sanitaire qui travers le monde », interpelle ce journaliste.

Ces trois jours d’échange ne feront pas des participants des experts miniers, mais ils leur permettront de renforcer leur partenariat avec le département dans le processus de diffusion de l’information minière.

SAMUEL DEMBA DUOLAMOU

Cultures Guinée Actus Guinée Economie

A la une Guinée culture : les opérateurs réduits en muette

LINSAN

La fédération des entreprises culturelles et économiques de Guinée (FECEG), a tenu un point de Presse ce vendredi dans la maison commune aux journalistes à Kipé Dadiya, dans la commune de Ratoma-Conakry. Cette conférence a pour objectif principal interpellé les autorités à lever les mesures sanitaires imposées aux entreprises évoluant dans le secteur de la culture.

En mars dernier, la Covid 19 a poussé les autorités à imposer des restrictions sur les entreprises culturelles, depuis lors, les producteurs et promoteurs de spectacles sont dans une mauvaise passe.

 C’est pourquoi le Président de la Fédération des Entreprises culturelles et économiques de Guinée invite l’État à soutenir ce secteur qui selon lui est peu soutenu par les autorités compétentes.

« Nous interpelons l’Etat afin qu’il puisse lever les restrictions qui pèsent sur le spectacle du secteur vivant, qu’est de la Musique. L’enjeu crucial aujourd’hui est de parvenir à minimiser l’impact et l’ampleur de ces pertes, dans la durée à préserver la capacité d’investissement et relancer un secteur déjà laissé pour compte, afin de faire rayonner notre culture », souhaite Ibrahim Cissé.

Mohamed Lamine Diallo communément appelé Mamadou thug, artiste-comédien et chef d’entreprise, lance son cri de cœur afin qu’ils regagnent les scènes de spectacles.

« Ça me rend plus pauvre, je suis devenu de plus en plus ‘’Miskine’’. Donc, vraiment à travers la fédération des entreprises culturelles et Economiques de Guinée, nous espérons que l’Etat va nous laisser nous exprimer, car si nous ne nous exprimons pas, nous ne pourrons pas vivre », soupire l’humoriste.

Ces producteurs envisagent également d’organiser deux journées de concertation afin de déposer un mémorandum auprès des autorités.

« Pour qu’ils puissent nous accompagner à déployer des mesures transverses de sauver le secteur. Nous appelons le gouvernement à mettre en place un plan direct au bénéfice des TPE et PME du secteur dont le modèle incompatible avec les mécanismes de prêt, ce n’est que dans ces conditions que la production de spectacles et de musique saura relever le défi », ambitionne Ibrahim C.

Selon un communiqué dressé par cette fédération, plus d’une dizaine d’Entreprises se trouvent impactées par l’annulation des spectacles. Ce qui équivaut à une perte de plus six milliards de franc guinéens.

FATOUMATA NIMAGA

Guinée Economie

Guinée/carburant : le gouvernement procrastine-t-il ?

LINSAN

Les autorités guinéennes maintiennent finalement le prix des produits pétroliers à la pompe, c’est un ouf de soulagement pour la population. Depuis plus d’un mois les dirigeants menacent de revoir le prix du litre à la hausse, qui est vendu à neuf mille (9 000) francs guinéens dans les stations-services du pays.

En tout cas, jamais une éventuelle augmentation du prix du carburant n’a autant secoué la Guinée depuis plus d’une décennie. Interrogé par soleilfmguinee.net, le président du parti de l’unité et du rassemblement (PUR) pense que ce recul du gouvernement n’est qu’une manière de mieux rebondir.

 « Nous vouyons cela comme une sorte de stratégie et c’est du fait que les enseignants se sont lévés, les partis politiques, les couches sociales se sont lévées, ils ont donc décidé de se calmer jusqu’à ce que les examens passent », a dit Louda Baldé.

C’est pourquoi le président du PUR appel les guinéens à agir avec intélligence dans de telle situation.

« Ce que nous avons à dire aux populations, c’est de ne jamais anticiper les choses… la seule chose que la population peut faire, c’est essayer de faire une pression pacifique. Sensibiliser à travers les médias et dire aux autorités que nous ne sommes pas d’accord avec les augmentations fantaisistes », a-t-il conclut.

FATOUMATA KEÏTA