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Actualités Guinée Economie

Bill Gates à la maison centrale de Conakry: ses avocats ont introduit une requête aux fins d’annulation de son inculpation

Razakou Moussa

DECLARATION

En notre qualité de conseils de Monsieur Kabinet SYLLA, actionnaire unique de la société Group Djoma S.A, inculpé et placé en détention préventive le 03 novembre 2022, avons l’honneur de porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale ce qui suit :

Par réquisitoire introductif en date du 27 janvier 2022, Monsieur le Procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières a saisi la chambre d’instruction de ladite Cour à l’effet d’ouvrir une information judiciaire contre Djoma S.A, Djoma Logistique et Djoma Groupe S.A pour des faits de corruption dans le secteur privé, détournement de deniers publics, recel de fonds public, enrichissement illicite, concussion, abus d’autorité, blanchiment de capitaux et complicité.

S’étant aperçue qu’il n’existait au dossier de la procédure aucun indice grave ou concordant permettant d’inculper ces personnes morales, la chambre d’instruction de la CRIEF a saisi la Direction Centrale des Investigations de la Gendarmerie Nationale d’une commission rogatoire.

En exécution de cette commission rogatoire, cette direction a transmis à la chambre d’instruction trois (3) procès-verbaux d’audition de madame TRAORÉ Fatoumata DIAKITE (administratrice générale de Djoma Group) , un (1) procès-verbal d’audition de Monsieur Kabinet SYLLA, un (1) procès-verbal d’investigation (Douane), un (1) procès-verbal d’investigation (enrichissement) et le procès-verbal de synthèse en date du 21 Mars 2022.

Ces enquêtes sur commission rogatoire ont conclu qu’il n’existe aucune raison plausible de nature à entraîner des poursuites contre monsieur Kabinet SYLLA et madame TRAORÉ Fatoumata DIAKITE qui, d’ailleurs, ne sont pas visés par le réquisitoire de monsieur le Procureur spécial.

Suite à la transmission des procès-verbaux susvisés résultant des enquêtes sur commission rogatoire, nous avons reçu, en notre qualité de conseils de monsieur Kabinet SYLLA et madame TRAORÉ Fatoumata DIAKITE, la lettre de convocation en date du 15 avril 2022 à l’effet de se présenter avec nos clients susnommés à l’audience de première comparution devant la chambre d’instruction pour des faits de corruption dans le secteur privé, détournement de deniers publics, recel de fonds public, enrichissement illicite, concussion, abus d’autorité, blanchiment de capitaux et complicité.

Aussitôt, par acte daté à Conakry du 29 avril 2022, nous avons adressé aux Magistrats de la chambre d’instruction des observations dans lesquelles, nous avons relevé l’inexistence de tout indice grave ou concordant de nature à justifier une quelconque inculpation de nos clients et ce, sur le fondement de l’article 143 du Code de procédure pénale subordonnant, à peine de nullité, l’inculpation à l’existence d’indices graves ou concordants.

Face à la pertinence de ces observations, la chambre de l’instruction a renvoyé sine die cette audience en nous informant qu’elle nous appellera dès que nécessaire.

C’est dans ces circonstances que la chambre d’instruction a pris, elle-même, l’initiative de saisir la chambre spéciale de contrôle de l’instruction, par voie d’ordonnance N 0 069/CI/CRIEF/2022 en date du 09 mai 2022 intitulée « ordonnance aux fins de saisine de la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction », à l’effet d’obtenir l’annulation du procès-verbal de synthèse en date du 21 mars 2022.

 Par arrêt N 0 018 en date du 05 juillet 2022, la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction a déclaré irrecevable la demande d’annulation de la Chambre d’instruction et l’a renvoyée à mieux se pourvoir pour lui avoir soumis ladite demande par voie d’ordonnance alors qu’elle aurait dû le faire par voie de requête.

Il apparaît de tout ce qui précède qu’en sollicitant l’annulation du procès-verbal de synthèse en date du 21 mars 2022, la chambre de l’instruction de la CRIEF s’accorde avec monsieur Kabinet SYLLA et madame TRAORÉ Fatoumata DIAKITE qu’il n’existe au dossier de la procédure aucuns indices graves ou concordants.

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Il en est de même pour la partie civile, l’État guinéen qui, dans ses conclusions en date du 18 juillet 2022, avait lui aussi demandé l’annulation du même procès-verbal de synthèse.

Du coup, les conclusions de ce procès-verbal de synthèse qui est le reflet des éléments du dossier de la procédure et réalisé sous l’égide de la chambre de l’instruction, à travers la Direction Centrale des Investigations de la Gendarmerie Nationale font obstacle à toute inculpation dans la mesure où il est l’expression de l’inexistence de tous indices graves ou concordants.

D’ailleurs, cette annulation n’aurait jamais été demandée si les conclusions étaient en faveur des poursuites contre nos clients. Ce qui met en évidence la prééminence de la présomption de culpabilité au détriment de celle d’innocence, pourtant seule consacrée par notre droit positif.

Toujours est-il, cette annulation n’a pas été obtenue.

Contre toute attente et alors qu’il n’existe aucun nouvel élément au dossier, postérieur au dépôt des conclusions dudit rapport, monsieur Kabinet SYLLA a été convoqué pour un interrogatoire de première comparution qui s’est tenu le 03 novembre 2022, au cours duquel, il a été inculpé et placé en détention préventive en dépit de l’absence de tous indices graves ou concordants.

Tels sont, sur le plan juridique, les circonstances regrettables dans lesquelles, monsieur Kabinet SYLLA a été, en toute illégalité, inculpé et placé en détention préventive.

C’est pourquoi, nous, Avocats de Monsieur Kabinet SYLLA dit « Bill Gates » dénonçons avec la dernière énergie cette pratique d’un autre âge qui n’est nullement en faveur de l’Etat de droit que nous entendons construire.

C’est même contraire au slogan des nouvelles autorités, selon lequel, l ‘ia justice serait la boussole sous cette transition ».

Espérant que le droit finira par l’emporter sur l’arbitraire dont monsieur Kabinet SYLLA est victime aux yeux de tous car, nous, ses conseils, nous nous battrons jusqu’à la victoire finale.

Pour preuve, à date, une requête aux fins d’annulation de son inculpation, une déclaration  d’appel contre l’ordonnance de son placement en détention préventive et une requête aux fins d’examen immédiat de cet appel sont déjà déposées.

Vive l’État de droit.

Conakry, le 04 novembre 2022

LE COLLE TIF

Me Joachim GBILIMOU

 Me Lanciné SYLLA

 Me Almamy Samorv TRAORE

Actualités Guinée Politique

Guinée-dialogue politique: le quatuor décide en fin de recevoir le premier ministre

Razakou Moussa

La Convergence pour la Renaissance de la Démocratie en Guinée (CORED), l’Alliance Nationale pour l’Alternance Démocratique (ANAD), le FNDC-Politique et le Rassemblement du Peuple de Guinée – Arc-en-ciel (RPG-AEC) et alliés ont en fin lâché du leste. Opposé pourtant au départ, ce quatuor décide en fin de recevoir l’équipe du premier ministre de la transition en vue d’échanger au tour du dialogue inclusif décrété par le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya. La décision a été prise ce jeudi à l’issue d’une plénière au siège de la CORED dirigée par Mamadou Sylla. Et dans un courrier singé par l’ancien chef de file de l’opposition, ils ont exprimé leur désir de recevoir le premier ministre à leur siège la semaine prochaine.

Ci-dessous, copie!

Actualités Guinée Politique

Tournée du PM aux sièges des coalitions politiques: l’UFDG prête à recevoir l’équipe de Bernard Gomou

Razakou Moussa

Le Parti de Cellou Dalein Diallo avait juré qu’il ne recevrait pas les facilitatrices désignées pour le cadre de dialogue inclusif inter guinéen. Cependant, lors de l’Assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG de ce samedi 29 octobre, l’un des vice-présidents a laissé entendre qu’ils sont disposés à recevoir le premier ministre en tournée au sein des sièges des partis politiques. Sauf que Dr Bernard Gomou est accompagné des trois facilitatrices.

« On chante partout qu’ils ne veulent pas recevoir le premier ministre. Qui vous a dit qu’on ne veut pas recevoir le premier ministre ? Il n’y a pas d’entrave à ça. D’ailleurs ce sera l’occasion pour nous de présenter nos préalables, de lui présenter nos petits problèmes, les subventions que l’état doit accorder aux partis politiques. Je n’ai pas entendu au niveau de L’UFDG qu’officiellement on refuse de recevoir le premier ministre », a insité Kalémodou Yansané.

Il faut préciser que le premier ministre a entamé sa tournée, le mercredi 26 octobre 2022 aux sièges des coalitions politiques avec les facilitatrices qu’il a désignées.

Fatoumata Keïta

Actualités

Manifestations au Tchad: la société civile dénonce «des arrestations arbitraires»

Razakou Moussa

Au Tchad, les répercussions des violences du 20 octobre continuent de se faire sentir à travers le pays. Alors que le gouvernement comptabilise toujours 50 morts et environ 300 blessés, les associations parlent de bien plus. Les défenseurs des droits de l’Homme pointent aussi du doigt des centaines d’arrestations, qu’ils jugent arbitraires, avec des personnes « déportées » dans des prisons en dehors de la capitale.

Depuis une semaine, les activistes ne cessent d’être contactés par des familles inquiètes affirmant qu’un proche a été arrêté par les forces de sécurité. Selon la FIDH, il s’agit surtout de jeunes sympathisants du parti les Transformateurs ou de l’organisation Wakit Tama. L’ONG affirme qu’ils seraient envoyés vers des prisons de haute sécurité, notamment celle de Koro Toro, dans le Nord.

Dobian Assingar, représentant de la FIDH, demande au président Mahamat Idriss Déby de les relâcher :

Le gouvernement explique l’envoi de personnes arrêtées en dehors de la capitale pour « des questions de logistique »

Son porte-parole Aziz Mahamat Saleh reconnaît toutefois les arrestations et l’envoi des prisonniers hors de Ndjamena, promettant que les responsables, qu’ils soient parmi les civils ou les forces de sécurité, seront poursuivis.

On ne peut pas laisser impunis des dizaines de morts. Les personnes arrêtées sont mises à la disposition de la justice, et c’est trop fort d’employer des termes comme “déportations”. C’est vrai que certaines prisons à Ndjamena sont complètement débordées parce qu’il y a la grève des magistrats qui dure depuis deux mois. Donc c’est des questions de logistique.

Quant à relâcher des prisonniers pour apaiser les tensions, le ministre répond que tout est entre les mains de la justice, désormais.
Selon la FIDH, la répression aurait finalement fait une centaine de morts, 200 selon les Transformateurs. Mais le gouvernement maintient le chiffre de 50 morts.

Avec RFI

Actualités Guinée Politique

CRIEF: l’ancien ministre de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané reste en prison

Razakou Moussa

La Cour de Répression des Infractions économiques et financières (CRIEF) renouvelle le mandat de dépôt de Dr Mohamed Diané, ancien ministre de la Défense nationale pendant le régime Condé. La décision de la chambre de l’instruction de la CRIEF est intervenue ce jeudi 20 octobre 2022.  L’information est confirmée par les avocats de la Défense.  Ils promettent d’attaquer cette énième décision à la Cour suprême. Dr Mohamed Diané, Dr Ibrahima Kassory Fofana et Oyé Guilavogui, respectivement anciens ministre de la Défense nationale, premier ministre et ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts ont été déposés à la Maison centrale de Conakry le 06 avril dernier. Ils sont poursuivis pour des faits présumés de détournement de deniers publics entre autres.

Actualités Sociétés

Covid-19 en Guinée: le responsable des données et statistiques de l’ANSS fait l’état des lieux

Razakou Moussa

Très discrète sur l’évolution de la pandémie à covid-19, l’Agence Nationale de Sécurité sanitaire sort de son mutisme. Au cours d’un entretien exclusif que Dr Sory Condé, le responsable des données et statistiques de l’ANSS a accordé ce mercredi à Soleil FM, il a déclaré qu’ : « Il n’y a pas d’autres raisons surtout la pandémie n’est pas encore terminée. Dans les centres de traitement, il y’a présentement vingt-cinq malades hospitalisés qui sont en train d’être pris en charge dont cinq sont dans les services des soins intensifs. Les autres sont suivis à domicile par nos équipes mobiles ».

En plus de ces statistiques, des cas de mort sont enregistrés dans les Centres de Traitement épidémiologique. Le responsable des données et statistiques de l’ANSS fait des révélations.  « Lorsqu’on regarde les quatre dernières semaines, on a enregistré six décès survenus dans nos centres de traitement.  Malheureusement, trois des personnes sont âgées de moins de 50 ans et les trois autres avaient plus de 50 ans. (…) D’abord aucun n’était vacciné contre la Covid-19. Tous présentaient des maladies chroniques dont l’hypertension artérielle, le diabète, le VIH SIDA, la tuberculose. Et puisque le décès est survenu dans un centre de traitement on fait la comptabilité comme ça».

Si la levée des restrictions sanitaires notamment le port du masque, la distanciation sociale et le couvre sont délaissés par la population, Docteur Sory Condé réitère que la vaccination, elle, est toujours en vigueur en Guinée.

« D’ailleurs tous les voyageurs qui arrivent en Guinée doivent remplir des conditions. Soit être complément vaccinés à l’un des vaccins reconnus en Guinée soit être testés négatifs 72H avant le départ. Présentement, il y’a la compagne de vaccination qu’on appelle le plan d’intensification. Ça se passe à Conakry et à N’zérékoré. Au moins une vingtaine d’équipes sont engagées à Conakry ici. Nous avons fait la micro planification pour les régions », fait-il savoir.

Grâce à la baisse du nombre de cas de coronavirus ces derniers temps, la plupart des centres de traitement épidémiologiques sont  aujourd’hui utilisés pour d’autres fins.

Samuel Demba Duolamou

Actualités Guinée Politique

Fonction publique: le ministre Julien Yombouno dresse son bilan

Razakou Moussa

Le Ministre du Travail et de la Fonction Publique a animé ce mercredi 12 octobre 2022 une conférence de presse. L’objectif: présenter les réformes engagées,  les résultats et les perspectives  des un ans passé à la tête de ce département.  Après avoir contraint plusieurs fonctionnaires à faire valoir leurs droits à la retraite, Julien Yombouno promet de rester sans état d’âme dans l’assainissement du fichier de la fonction publique.

Après un an de service, le Ministre du Travail et de la Fonction Publique a passé en revu le bilan de ses activités ce mercredi. Julien Yombouno revient sur le nombre de fonctionnaires envoyés à la retraite par son département: « Le chiffre de fonctionnaires actuels, est passé de 117 mille à 101 mille de septembre 2021 aujourd’hui. Vous savez que c’est dynamique. Il y’a des entrées et des sorties », a-t-il déclaré.

Cet assainissement du fichier estimé à 16 mille de fonctionnaires a permis de garnir les caisses de l’Etat. « On a 31 989 000 000 ( 31 milliards 989 millions). Ce chiffre là, c’est un chiffre de sortie que nous avons. Maintenant, nous sommes entrain de synchroniser les données avec nos homologues du Budget pour qu’on puisse avoir le chiffre net », affirme Aboubacar Kourouma, secrétaire général du département du Travail et de la Fonction publique.  

Selon le patron de la Fonction publique, les anomalies contenues dans l’actuel fichier peuvent compliquer d’éventuel recrutement: « Il y’a dans le fichier actuel de la fonction publique, 2215 agents à la fonction publique, tous nés le 1er janvier 1935. Ce sont les jumeaux nationaux. C’est un problème que nous avons trouvé et nous sommes en train de le résoudre. Sinon on aurait pu dire mais écouter, ils ont 82 ans, on les envoie à la retraite sans nous poser des questions. … sans oublier qu’il y’a des gens, depuis l’école primaire, ils sont fonctionnaires. C’est de l’injustice », fustige le ministre.

Le Ministre Julien Yombouno donne un ultimatum de 72 heures à compter de ce mercredi à tous ceux qui émargent à la fonction publique et qui ne s’y présentent pas.

Samuel Demba Duolamou

Actualités Sociétés

Médias: l’émission Mirador de FIM FM autour d’une cascade de communiqué de controverse

Razakou Moussa

Pour dit-on à cause des pressions politiques qu’aurait subies le président du Conseil d’Administration du Groupe Fréquence Infos Médias (FIM), l’amission Mirador de ce lundi n’a pas pu avoir lieu. Tôt dans la matinée, la Direction de cette entreprise de presse a rendu public ce communiqué. La réaction du PCA n’a pas tardé. Mamadou Antonio Souaré se dit étonné du précédent communiqué et affirme n’avoir jamais subi une pression politique venant de qui que ce soit.  Cette discordance va se propager au sommet de l’Etat. Se sentant touché dans cette affaire, le gouvernement de transition dit regretter cette accusation. Les autorités rappellent que seul la Justice et la Haute Autorité de la Communication sont habilitées à suspendre ou interdire une émission ou un journaliste. Le Front National pour la Défense de la Constitution aussi s’est invité dans les débats. Le mouvement dissout par les autorités guinéennes parle d’une situation anti-démocratique. Le FNDC dit apporter son soutien à nos confrères et exprime sa solidarité à la presse. Pour sauvegarder les acquis démocratiques, la coordination du front appelle les journalistes à l’Union sacrée et à la solidarité. Selon des indiscrétions, l’invitation de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG en serait pour quelque chose. Le lauréat du prix Africa Freedom Speech and Award devrait y prendre la parole.

Amara Simba Sylla

Actualités Guinée Politique

Guinée-cadre de dialogue: deux facilitatrices reçues à la primature

Razakou Moussa

Dr Makalé Traoré et Madame Joséphine, toutes nommées pour faciliter le cadre de dialogue inclusif ont eu une rencontre ce mercredi avec le premier ministre, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et celui des Affaires étrangères.  Cette réunion est une prise de contact en prélude au démarrage effectif du cadre de dialogue.

Au sortir de la rencontre Dr Makalé Traoré a fait la restitution.

« Nous avons travaillé sur la méthodologie. Nous avons échangé. De notre côté, nous avons réaffirmé notre engagement. La situation actuelle de notre pays commande cet engagement. C’est d’ailleurs ce qui m’a amené de me retirer de toute activité politique. Que ce soit avec la CORED, le PACT».

Arbitrer ce cadre de dialogue demande une impartialité et une certaine probité morale. Pour le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, ces femmes auront le soutien dont elles ont besoin de la part du gouvernement.

« Monsieur le premier ministre a réitéré la confiance du gouvernement et du gouvernement du CNRD vis-à-vis des trois facilitatrices. Mais aussi les rassurer du tout le soutien du gouvernement et du CNRD et de l’indépendance dont elles doivent faire preuve pendant la conduite de la mission à elles confier », a laissé entendre Mory Condé.

Le dialogue et la paix doivent être une préoccupation de tous, selon Dr Makalé Traoré. Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation annonce que les travaux vont bientôt commencer. «  Très prochainement, les facilitatrices vont commencer à organiser des rencontres avec les acteurs des forces vives de la Nation en vue du lancement très prochainement de la session inaugurale du cadre de dialogue », a fait savoir le ministre Mory Condé.

 Cette rencontre intervient au moment où les coalitions : ANAD, CORED, FNDC-POLITIQUE et RPG ARC-EN-CIEL ont récusé ces facilitatrices. Ces alliances rejettent la forme et le contenu du cadre de dialogue décrété par le président de la transition.

Samuel Demba Duolamou

Actualités

Situation confuse au Burkina : voici le film des évènements depuis le matin

Razakou Moussa

Pour l’analyste politique burkinabé Siaka Coulibaly, ce nouvel épisode d’instabilité au Burkina Faso n’est pas surprenant. Il s’inscrit dans une longue série d’événements similaires dans le pays :

Le Burkina Faso est un pays qui comporte une fragilité aux coups d’État […]. Cela est dû à une faiblesse des classes politiques, et disons des classes dirigeantes en règle général, puisque les forces morales qui devraient porter la responsabilité du retour vers la stabilité quand les crises surviennent se trouvent aussi en plein dans le tumulte politico-affairiste.   

À la place de la Nation, des dizaines de jeunes demandaient la libération du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana, accusé de tentative de coup d’État et de blanchiments de capitaux sous le régime de Roch Marc Christian Kaboré et incarcéré depuis le mois de janvier 2022. D’autres manifestants exigent tout simplement la démission du président Paul-Henri Sandaogo Damiba.

En plus des revendications d’ordre matérielles, les soldats en colère dénoncent la gestion de la crise sécuritaire. Concernant les forces impliquées, l’on parle d’une partie des unités Cobra et des hommes issus d’autres entités des forces armées burkinabés, explique notre correspondant sur place.

Pour le moment, le calme est revenu. Mais les accès à la zone où se trouve l’une des résidences du président burkinabè est toujours bouclée. Même scène au niveau de l’avenue de l’Indépendance où sont situés les locaux de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina Faso (RTB), la primature et plusieurs bâtiments administratifs. La circulation est interdite sur cette avenue. Cet axe routier serait toujours occupé pour maintenir la pression, selon une source sécuritaire.

Vers 17h heure locale, les négociations sont toujours en cours entre le pouvoir en place et les soldats mutins, selon notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani. Cet après-midi a été marqué par des tirs nourris à Ouaga 2000, non loin du palais présidentiel. Certains témoins affirment avoir vu un militaire blessé.

À Bobo-Dioulasso, deuxième ville du pays, la situation est calme depuis le début de la journée, selon un membre de la société civile contacté par la rédaction de RFI.

Au Burkina Faso, la situation est toujours confuse dans la capitale Ouagadougou. De nouveaux tirs ont été entendus dans le quartier de Ouaga 2000 et vers la présidence. Pour les habitants de la capitale, cette incertitude provoque de l’inquiétude. Écoutez ce riverain de Ouaga 2000 : 

C’est un peu inquiétant vu [la situation dans] le pays et les derniers événements. Mais on espère que tout va rentrer dans l’ordre.

Selon l’AFP, une porte-parole de la Commission européenne à Bruxelles a dit espérer que la situation « revienne rapidement au calme et que l’ensemble des Burkinabés restent unis et solidaires dans ces moments difficiles ».

Suite à la situation à Ouagadougou, le ministère français des Affaires étrangères a demandé à ses ressortissants dans la capitale, estimés entre 4000 et 5000, de rester chez eux, selon l’AFP.

Dans son communiqué publié plus tôt dans la journée, la présidence burkinabé a appelé la population à « observer la plus grande prudence » et à « rester calme face à certaines informations » relayées sur les réseaux sociaux.

De son côté, le porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo, a lui évoqué auprès de l’AFP « une crise interne à l’armée. Les échanges se poursuivent pour un dénouement sans écueil » a ajouté le porte-parole du gouvernement. Il s’agit d’une « crise militaire de certaines unités, sur la base de revendications liées à des primes et à certains traitements », souligne-t-il.

Des personnes réunies aux abords du mémorial Thomas Sankara à Ouagadougou avec des drapeaux russes et burkinabès, après les tirs entendus dans la matinée de ce vendredi.

Selon plusieurs sources sécuritaires, ce sont des revendications d’ordre financier qui sont à l’origine de ce mouvement d’une partie des éléments des forces spéciales, des soldats d’élite formés dans le cadre de la lutte antiterroriste. Des primes impayées sous l’ex-président Kaboré auraient versé, mais les nouveaux éléments de ces forces d’élite ne les auraient pas reçus. Ces derniers « se sont levés », selon une source proche du pouvoir, contactée par notre correspondant sur place. L’application de certains textes adoptés sous le régime du président Kaboré serait aussi en discussion, précise cette source.

D’autres sources pointent aussi un mécontentement dû à la gestion de la situation sécuritaire avec la dernière attaque contre un convoi de ravitaillement à Gaskindé.

Même si les tirs ont cessé depuis plusieurs heures maintenant, la situation reste toujours tendue. Le président burkinabè et le commandant des opérations du théâtre national (COTN) mènent des discussions, selon notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani.

Écoutez ce Ouagalais qui travaille au quartier Ouaga 2000, la situation est calme. Seul le tronçon routier menant à la présidence est « quadrillé par les militaires ».

Dans l’ensemble, la situation est assez calme. Il y a juste certains passages qui sont bloqués.

Un communiqué de la présidence burkinabè évoque des pourparlers en cours « pour ramener le calme et la sérénité ». Selon la présidence, la situation est due « à un mouvement d’humeur de certains éléments des Forces armées nationales ​».

À la mi-journée, les principales artères et les carrefours de la capitale sont toujours contrôlées par des militaires armés : dans le quartier Ouaga 2000, où se trouvent le palais présidentiel de Kosyam et le quartier des ministères, au rond-point des Nations unies ou encore dans le centre-ville autour du siège de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB).

Écoutez le témoignage d’un chauffeur qui a tenté de circuler dans les rues d’Ouagadougou et qui s’est fait refouler par des barrages militaires. 

Arrivé vers la primature, j’ai constaté qu’il y avait des militaires un peu partout.  La voie était bloquée jusqu’au rond-point des Nations unies. 

Les premiers coups de feu sont partis de la zone ministérielle de Ouaga 2000, dans la zone située entre l’ambassade des États-Unis et le Palais des sports de Ouaga 2000. Le président Paul-Henri Damiba y était, mais il aurait été exfiltré par sa garde, selon notre correspondant sur place.

La zone où se trouve la villa du président est toujours bouclée. Une partie du quartier de Ouaga 2000 est inaccessible. La Primature, la Radiodiffusion-Télévision du Burkina Faso et le rond-point des Nations unies sont quadrillés, toute circulation y est interdite.

Avec RFI