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Actualités Sociétés

Kaloum : les travailleurs de Grand  Moulins demandent l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail

Razakou Moussa

Les travailleurs des Grands Moulins de Conakry sis au Petit Bateau à Coronthie, dans la commune de Kaloum ont manifesté ce jeudi devant l’usine. Ils demandent l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail dans cette société. Ils comptent sur  l’implication personnelle du président de la transition.

Ils sont près de 200 travailleurs de la société Grand Moulins de Conakry à investir la devanture de l’entreprise agro-alimentaire. Mamoudou Touré, premier secrétaire général de la délégation syndicale est revenu sur leur plateforme revendicative. « Les travailleurs sont très mal rémunérés, les conditions de vie ne permettent plus  de supporter les salaires dérisoires que nous percevons dans cette entreprise, chose qui nous donne  le courage et  d’être  face à notre sort et de prendre notre destin  en main » a-t-il déclaré.

Les droits  des travailleurs sont foulés au sol dans cette entreprise, martèle ce syndicaliste. Mamoudou Touré. « Celui qui fait 8heures de travail et vous lui donne deux tickets  de sortie. Le premier ticket pour aller à la toilette et le second pour la pose. Tout le monde sait que les besoins biologiques sont énormes, on ne peut pas faire 8heures de travail aller au besoin » a-t-il signalé.

Aly Roumany, Directeur général de Grands Moulins de Conakry est accusé par ces travailleurs  d’être responsable de leur calvaire. Balla Moussa Diakité. « Aly Roumany depuis qu’il est arrivé il a licencié 200 travailleurs. La moitié  de nos collègues de travail, mais il dit encore qu’il est capable de licencier tout le monde même devant le président de la République. Il dit aussi que le gouvernement ne peut rien contre lui », révèle ce grognon.

Après 3 ans de combat sans suite, ces grognards demandent l’implication du président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya. « Président Doumbouya, vous me suivez devant la presse, vos enfants sont-là, vos jeunes frères sont-là. Nous avons manifesté pour une cause noble, nous vivons dans la société GMC Grand Moulins de Conakry. Nos conditions ne sont pas les meilleures, nous demandons à ce que vous fournissez de labeur ».

Les journalistes ont été empêchés d’accéder  à la cour de l’usine et aucun responsable n’était présent à la devanture. Au moment où nous quittions les lieux aucun incident n’a été enregistré et un pick-up des forces de maintien d’ordre était visible. Ces travailleurs comptent se battre jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

Amara Simba Sylla pour soleilfmguinee.net

Actualités Guinée Economie

Top départ pour la construction des raffineries en Guinée : la SMB va bientôt ouvrir le bal

Razakou Moussa

Le 1er novembre 2023, la Société Minière de Boké (SMB) va procéder à la pose de la première pierre de la construction de raffineries en Guinée.  L’annonce a été faite ce mardi  par le Directeur Général de ladite société lors d’une rencontre avec la SMB, ALTEO la société en charge de réaliser le projet et le  Ministre des Mines et de la Géologie. Dans  une interview accordée à notre rédaction, Mamoudou Condé, acteur minier est pessimiste. Il demande même à l’Etat de réactualiser les études de faisabilité.

Bientôt le top départ sera donné pour la construction de raffineries en Guinée. Et c’est la Société Minière de Boké qui va ouvrir le bal. Dans quelques mois, la SMB va concrétiser le projet de construction de sa raffinerie d’Alumine.

«  Je pense que c’est une annonce, c’est une affirmation et entant qu’acteur de la société civile je ne le crois pas du tout, parce que les entreprises minières qui ont pris des engagements dans leurs conventions de constructions de raffineries  de créer un chronogramme de ces  raffineries sur le territoire. Vous voyez combien de fois le gouvernement revient sur cet appel-là notamment le président de la transition » rappelle Mamadou Condé, acteur minier.

La pression du  Président de la transition  sur le Ministère des Mines et de la Géologie en est pour quelque chose, a martelé Mamoudou Condé. « On dit que la pose de la première pierre va prendre combien de temps ? Personne ne le sait. Il y a beaucoup de premières pierres qui ont été posées quand même en Guinée  dans le cadre du développement des infrastructures. Il faut qu’on soit clairs vis-à-vis du peuple. Je vois qu’il y a une pression sur le ministère des Mines et de la Géologie » a-t-il martelé.

Pour la concrétisation de la construction de raffineries en Guinée, Mamoudou Condé  invite l’Etat à revoir les études de faisabilité. «Nous,   nous ne sommes pas des ignorants. Nous connaissons c’est quoi une raffinerie on ne peut pas nous annoncer la construction d’une raffinerie. Donc il faut actualiser les études de faisabilité, il faut réactualiser les études d’impacts environnemental et social » conseille M. Condé.  

La construction d’une raffinerie peut prendre plusieurs années, et les autorités de la transition vont vite en besogne, conclut en substance, cet activiste des ressources naturelles.

Amara Simba Sylla pour soelilfmguinee.net

Actualités Guinée Politique

Report de la marche des Forces Vives de Guinée : le coordinateur du FFP donne les raisons

Razakou Moussa

La manifestation pacifique des Forces Vives de Guinée initialement prévue pour ce 15 mars a été finalement reportée au 20 mars prochain. Ce mercredi, notre reporter Mariama Sadjo Camara est allée à la rencontre de Boubacar Diallo, du Parti pour la Paix et le Développement (PPD) et coordinateur du Forum des Forces politiques.    

Les Forces Vives de Guinée justifient le report de cette marche par le souci de voir prospérer les démarches entamées par les autorités religieuses afin de calmer les tensions sociopolitiques.

« Tout cela, c’est pour donner une chance à la médiation des religieux. Vous savez nous sommes dans le carême et bientôt le mmois de Ramadan. C’est religieux ne peuvent pas se déplacer, venir nous voir et nous demander de sursoir à la manifestation pour qu’on sassayent avec le premier ministre », explique Boubacar Diallo.

Poursuivant, le Coordinateur général FFP souligne que les autorités de la transition doivent respecter leurs points de  revendications. «Nous lui avons dit de tout faire pour ne pas faire capoter cela et on a dit aussi aux religieux donc c’est à eux de prendre leur responsabilité pour que cela n’arrive pas , pour qu’on puisse vraiment réussir ce pré-dialogue. Pour nous, le seul recourt, c’est la manifestation ».

Ce leader politique invite  les Guinéens à se tenir prêts pour  la prochaine marche. « À l’endroit des militants et sympathisants du Forum des forces Vives de Guinée c’est d’être prêts parceque nous luttons, c’est pour la démocratie. Je tiens à rappeler que ce qu’on a exigé, ce n’est pas de l’amere à boire. C’est une question de volonté politique. Ce que nous avons exigé, c’est l’arrêt des harcèlements judiciaires fantaisiste de leaders politique et des acteurs de la société civile »

Mariama Sadjo Camara pour Soleilfmguinee.net

Actualités Sociétés

Conakry : les jeunes de Wanindara auront bientôt une maison

Razakou Moussa

Après une année de réclamation d’un espace dédié à la construction d’une maison des jeunes, la jeunesse de Wanindara a obtenu gain de cause.

Le  chef de ce quartier a identifié et mis à la disposition des jeunes, un terrain. « C’est un sentiment de satisfaction. Sauf que dans cet octroi, il y a   certainement quelques petits soucis. Mais, bon il y a  quand même un sentiment de réconfort. Nous saluons les efforts des jeunes qui sont restés unis et qui ont combattu pendant douze mois pour que vraiment cet espace soit acquis », s’est rejoui Ibrahima Diallo, jeune du quartier.

A peine octroyé, cet espace fait l’objet de litige. Un colonel de l’armée, se dit propriétaire des lieux. «Après quelques mois, un colonel de l’armée est venu réclamer la paternité de l’espace disant qu’il a achété l’endroit et sauf que cet espace est situé entre  la CMS d’Enco5 en montant vers la station BTN sont des domaines de l’Etat qui font partie de la zone industrielle de l’Etat. Donc, cette zone ne doit pas être vendue », fait-il savoir.

Ibrahima Diallo demande au gouvernement de tout mettre en œuvre, pour construire cette infrastructure sociale de base pour le bonheur des citoyens.  « Nous comptons sur le ministère de la Jeunesse. Il n’a qu’à venir nous aider à réaliser ce projet comme, l’Etat a fait à Cosa et Bambéto ».  

Plusieurs quartiers situés sur la route le prince, sont sevrés d’infrastructures publiques notamment des écoles, des maisons des jeunes, des terrains de football et autres. Des infrastructures indispensables à l’épanouissement de la jeunesse.

Marima Sadjo Camara pour Soleilfmguinee.net

Actualités Sociétés

Conakry : la commémoration de l’an 4 des déguerpissements de Kaporo Rails, Kipé 2 et Dimesse empêchée

Razakou Moussa

Les Victimes des déguerpissments de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimess 2019 ont été empêchées par le Commissariat central de Kaporo-rails, de se rassembler sur les ruines de leurs anciennes maisons ce samedi 11 mars 2023.

Cela fait quatre ans depuis que les habitants de Kaporo-rails, Kipé 2 et Dimess ont été déguerpis de leurs maisons par le régime déchu. Après avoir tenté de récupérer ces domaines en engageant une procédure judiciaire contre l’Etat sans suite, ces victimes se disent toujours propriétaires des lieux. Avec ces nouvelles autorités, l’espoir renait. Mamadou Samba Sow, est le porte-parole du Collectif.

 « Même si à ce jour les victimes n’ont pas encore été dédommagées, il y a des couloirs de négociations qui se sont ouverts. C’est dans cette optique que nous nous sommes retrouvés ici à Kaporo-rails pour échanger avec les victimes, prendre les documents, les mettre de côté en attendant que l’évolution de la situation », a-t-il annoncé

Cette commémoration a toute suite été interrompue par le Commissariat central de Kaporo Rails.  Samba Sow regrette que cet incident soit arrivé alors que des dispositions ont été prises auparavant.

 « La mairie de Ratoma a été saisie le 08 mars par rapport à la rencontre d’aujourd’hui mais l’information n’a pas été remontée. Le Points d’Appui (PA) qui gère le site a été informé et a donné son accord. Malheureusement , le Commissariat central de Kaporo-rails dit qu’il n’a été informé donc, qu’il n’est autorité alors que l’activité n’a aucune incidence sur l’ordre public », a-t-il déploré.

Les victimes de Kaporo-rail, Kipé 2 et Dimess 2019 ont contre leur gré cédé à la demande de la police pour éviter des accrochages : « Nous n’avons pas voulu qu’il ait un bras de fer entre nous et la police. Aujourd’hui nous acceptons de quitter et de nous replier mais nous sommes prêts de la même manière dont nous avons perdu de nos maisons. Si on nous provoque, nous serons prêts à aller en prison parce que nous sommes faibles » a menacé cette victime.  

Cette commémoration de la casse de Kaporo-rail, Kipé 2 et Dimess 2019 est finalement été reportée à  une date ultérieure, a annoncé le collectif.

Samuel Demba Duolamou pour soleilfmguinee.net

Actualités Guinée Politique

Arrestation de Abdoul Sacko et d’Ismaël Diallo: Le FFSG se fait entendre

Razakou Moussa

Déclaration des Forces Sociales de Guinée

Nous vous informons du kidnapping de nos collègues Abdoul SACKO, Coordinateur National du Forum des Forces Sociales de Guinée et Ismaël DIALLO, Coordinateur Général Adjoint du Réseau COJELPAID.

Cette pratique d’un autre âge ne saurait être passée sous silence. En outre, nous exigeons leur libération immédiate.

Par ailleurs, nous rappelons que le FFSG a toujours œuvré pour la paix et la quiétude sociale dans le pays, ainsi nous en appelons à tous ceux qui sont épris de paix et de justice à ne pas cautionner cet état de fait.

Vouloir taire toutes les voix discordantes, est une entreprise vouée à l’échec, car un pays ne se gère pas en surfant sur des éléments de violences, de peurs et de menaces. De la même manière que les religieux nous ont rencontré pour apaiser la situation à la vieille de la marche du 09 Mars 2023, nous les appelons à notre tour pour arrêter ce spectre qui ne peut que nous conduire vers des lendemains incertains.

Le FFSG reste mobilisé et ne reculera pas face aux graves violations des droits de l’homme en Guinée.

Conakry, le 11/03/2023

La Coordination

Actualités Guinée Politique

Manifestation des FVG : Malgré le report, des jeunes de l’axe ont exprimé leur colère dès la veille

Razakou Moussa

Des jeunes ont manifesté dans la soirée du mercredi 08 mars 2023 sur la route Leprince à la veille de la manifestation annoncée par les Forces Vives de Guinée. Une manifestation initialement programmée pour ce jeudi 09 mars mais finalement reportée au 15 du mois courant, dans le Grand Conakry. De Wanindara à Sonfonia T8 dans la commune de Ratoma, de jeunes manifestants ont barricadé la route et renversé des poubelles le long de la voie principale en signe de protestation contre le report de la marche.

La circulation était perturbée dans la soirée du mercredi sur la route leprince, de jeunes manifestants ont érigé des barricades de part et d’autre. Des tirs à balles réelles ont aussi été entendus. A notre arrivée ce jeudi à 10h à Wanindara, les traces de cailloux et d’ordures déversées çà er là étaient encore visibles. Quant à la circulation elle était morose, des boutiques et magasins sont fermés. Aissatou Diallo citoyenne de Wanindara, raconte « Ici à Wanindara, dès qu’on parle de manifestation, même si on dit que c’est demain, ils commencent la veille, toujours assoiffés de manifester. Donc hier (mercredi 08 mars 2023 ndlr), ils ont commencé à partir de 20h, ils ont tiré des coups de feu excessifs c’est à partir de 00h qu’ils ont lancé des gaz et ce sont les militaires qui lancent des gaz ».

Selon notre interlocutrice, la manifestation reportée par les forces vives de Guinée serait à l’origine de ces dérapages. Aissatou Diallo dit avoir la peur au ventre ces derniers temps.

« Il y a les forces vives, il y a le Fndc, des détenus, des personnes politiques, des revendications que ces personnes-là n’arrivent pas à avoir et l’Etat aussi n’arrive pas à accepter,  personne ne veut faire ce que l’autre veut, c’est la cause »

Poursuivant, dame Aïssatou Diallo, préconise une assise nationale pour décrisper la situation sociopolitique qui mine actuellement la Guinée.

« J’aimerais qu’il y ait dialogue. Qu’ils arrêtent ça parce qu’à chaque fois qu’il y a des manifestations ce sont des cas de mort qu’on entend ou des dégâts matériels importants et tout ça et donc, ça ne mène à rien. Il faut qu’ils  s’entendent. La population va être tranquille, chacun va aller faire ce qu’il veut. Chaque fois c’est des attaques, chaque fois c’est  des coups  franchement qu’il y’ ait l’entente tout le monde va être tranquille. »  

Kankou Bérété pour soleilfmguinee.net

Actualités Guinée Politique

Procès annoncé de Kassory et Cie, Me Sidiki Bérété à Aly Touré : « Lui-même sait que c’est impossible »

Razakou Moussa

Le mercredi 15 mars 2023 est la date prévue pour la tenue du procès de Dr Ibrahima Kassory Fofana, Dr Mohamed Diané, Oyé Guilavogui, respectivement ancien Premier Ministre, ancien Ministre de la Défense nationale et des Affaires Présidentielles et ancien Ministre de l’Environnement et des Eaux et Forêts, tous poursuivis pour de présumés détournements de deniers publics.

L’annonce a été faite le mercredi 08 mars 2023 par Le procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions économiques et financières (CRIEF ndlr). Interrogé au lendemain de cette annonce, Maitre Sidiki Bérété, un des avocats des anciens dignitaires du régime déchu affirme que c’est impossible d’ouvrir ce procès. Il parle des préalables avant la tenue duquel procès.

Le procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions économiques et financières a annoncé le mercredi 8 mars 2023 l’ouverture du jugement de Dr Ibrahima Kassory Fofana ancien Premier Ministre, Dr Mohamed Diané ancien Ministre de la défense nationale, Oyé Guilavogui  ancien Ministre de l’Environnement, à partir du 15 mars 2023. Me Sidiki Bérété un des membres du pool d’avocats de ces anciens dignitaires ne croit pas à la tenue de ce procès. « Il ne pourra pas programmer. Lui-même, il  sait que c’est impossible. Ce n’est pas moi, l’article 80 dit la signification à la partie adverse avec consignation de garantie. Il n y a pas lieu à exécuter jusqu’à ce que la Cour Suprême se prononce. L’effet substantif de l’affaire en matière pénale est de plein droit l’article 80 du droit pénal. Quand on notifie un pourvoi en cassation à monsieur le procureur et l’agent judiciaire de l’Etat, le pourvoi a un effet substantif, vous allez programmer comment un procès. On est toujours régi par les textes de loi », argumente-t-il.

Poursuivant sa communication, Me Sidiki Bérété demande la libératon de son client avant l’ouverture du procès. « S’ils veulent un procès, ils n’ont qu’à les libérer. C’est un préalable, il faut que les Kassory, les Diané et les Oyé Guilavogui tout le monde soit dehors avant tout  procès. On ne négocie pas avec la loi. On a obtenu les libertés, ils sont malades, qu’on les libère, après on va aller au procès », martèle l’homme en robe noire.

A en croire Maître Sidiki Bérété, la procédure a été violée par le procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières (CRIEF).

Amara Simba Sylla pour soleilfmguinee.net

Procès annoncé de Kassory et Cie, Me Sidiki Bérété à Aly Touré : « Lui-même sait que c’est impossible »

Le mercredi 15 mars 2023 est la date prévue pour la tenue du procès de Dr Ibrahima Kassory Fofana, Dr Mohamed Diané, Oyé Guilavogui, respectivement ancien Premier Ministre, ancien Ministre de la Défense nationale et des Affaires Présidentielles et ancien Ministre de l’Environnement et des Eaux et Forêts, tous poursuivis pour de présumés détournements de deniers publics.

L’annonce a été faite le mercredi 08 mars 2023 par Le procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions économiques et financières (CRIEF ndlr). Interrogé au lendemain de cette annonce, Maitre Sidiki Bérété, un des avocats des anciens dignitaires du régime déchu affirme que c’est impossible d’ouvrir ce procès. Il parle des préalables avant la tenue duquel procès.

Le procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions économiques et financières a annoncé le mercredi 8 mars 2023 l’ouverture du jugement de Dr Ibrahima Kassory Fofana ancien Premier Ministre, Dr Mohamed Diané ancien Ministre de la défense nationale, Oyé Guilavogui  ancien Ministre de l’Environnement, à partir du 15 mars 2023. Me Sidiki Bérété un des membres du pool d’avocats de ces anciens dignitaires ne croit pas à la tenue de ce procès. « Il ne pourra pas programmer. Lui-même, il  sait que c’est impossible. Ce n’est pas moi, l’article 80 dit la signification à la partie adverse avec consignation de garantie. Il n y a pas lieu à exécuter jusqu’à ce que la Cour Suprême se prononce. L’effet substantif de l’affaire en matière pénale est de plein droit l’article 80 du droit pénal. Quand on notifie un pourvoi en cassation à monsieur le procureur et l’agent judiciaire de l’Etat, le pourvoi a un effet substantif, vous allez programmer comment un procès. On est toujours régi par les textes de loi », argumente-t-il.

Poursuivant sa communication, Me Sidiki Bérété demande la libératon de son client avant l’ouverture du procès. « S’ils veulent un procès, ils n’ont qu’à les libérer. C’est un préalable, il faut que les Kassory, les Diané et les Oyé Guilavogui tout le monde soit dehors avant tout  procès. On ne négocie pas avec la loi. On a obtenu les libertés, ils sont malades, qu’on les libère, après on va aller au procès », martèle l’homme en robe noire.

A en croire Maître Sidiki Bérété, la procédure a été violée par le procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières (CRIEF).

Amara Simba Sylla pour soleilfmguinee.net

Actualités Guinée Politique

« L’étau se resserre, mais les héros tiennent quand même à jouer aux indifférents », la fléchette de Fatoumata Keïta

Razakou Moussa

La pression grandit, de l’intérieur comme de l’extérieur. Mais il semblerait que les autorités de la transition n’y voient que du vent.  C’est aussi là tout le problème des héros. Ils veulent non seulement aider tout le monde, mais ce qui leur plait plus que tout, c’est de jouer les dures. Alors que les sanctions tombent comme des balles perdues, voici que les maîtres des lieux semblent encore plus déterminés à manier la carotte et si ça ne donne pas grand-chose, faire recours au bâton. Mais il y a de quoi, pour que l’Etat se sente fort. C’est rassurant et vous serez d’accord avec moi qu’il y a un moment où il faut faire respecter son autorité.

Ce qui est bien sûr différent de l’arrogance. L’étau se resserre, mais les héros tiennent quand même à jouer aux indifférents ou aux dures. Mais ce n’est pas parce qu’on n’est pas d’accord qu’on est ennemi. La bêtise, c’est de faire la même chose et s’attendre à un résultat différent. Alors que l’on retrousse les manches contre la Guinée depuis l’extérieur, ce n’est vraiment pas le bon temps ici. D’un côté, les forces vives de Guinée déterminées à démontrer leur poids le 09 mars prochain, l’autre le ministre de la justice, garde des sceaux continue de donner force à la loi. Et cela sans évoquer le président de l’institution qui siège en lieu et place du parlement se plait à ne pas écouter les jérémiades de ceux qu’ils considèrent comme appartenant au passé.

Et on veut faire croire que c’est du vent. Pourtant même un vent quand c’est grand, il est capable de décoiffer une maison et même détrôner le plus gros des arbres quand il devient tempête. La question n’est pas entre les autorités et les forces vives qui doit craindre qui ou qui est le plus fort ?

Personne n’est plus Guinéen que l’autre, mais la force doit rester à la loi. Ce qui ne voudrait pas dire que le plus fort doit écraser le plus faible. Les autorités religieuses peuvent aussi démarcher, tant que ça peut empêcher la marche, c’est tant mieux !

La fléchette : par Fatoumata Harouna Keïta

Actualités Guinée Economie

Construction des raffineries d’Alumine : « C’est bénéfique pour la Guinée », (Mohamed Lamine Sidibé)

Razakou Moussa

Lors du dernier conseil des ministres, le Président de la Transition a déploré qu’aucune action concrète ne soit visible  dans la construction des raffineries d’Aluminium  par   certaines entreprises minières. Mamadi Doumbouya a instruit le ministre des Mines et de la Géologie, à faire le point de la situation. Une sortie saluée par Mohamed Lamine Sidibé, spécialiste des questions d’industries extractives.

GAC, SMB, TBEA, SBG, SPIC, KIMBO et CDM-CHINE sont entre autres,  les industries sommées  une unième fois par le président de la transition de construire de raffineries d’Alumine en Guinée. Une sortie de Mamadi Doumbouya appréciée par Mohamed Lamine Sidibé, spécialiste des questions d’industries extractives.

« Pour dire vrai, je partage entièrement l’idée du président de la transition. Parce que voyez-vous l’exportation brute de la bauxite ce que, que beaucoup de part de la valeur ajouté échappe à la Guinée. Donc, il va falloir qu’on tape du point sur table pour pousser ces entreprises à construire ces raffineries », soutient le spécialiste.

Ce retard de construction des raffineries est dû au manque d’électricité suffisante dans le pays, rajoute notre interlocuteur.

«Je pense qu’il y a un problème de coût, c’est-à-dire la transformation de la bauxite ne peut se faire sans une capacité énergétique adéquate. Il est claire que la Guinée ne dispose pas en matière d’énergie », rappelle-t-il.   

L’exploitation brute des matières premières n’est pas bénéfique pour la Guinée indique, Mohamed Lamine Sidibé.

« Le prix de la matière brute sur les marchés mondiaux est volatile. La volatilité veut dire que le prix n’est pas stable et c’est pas nous qui fixons le prix et nous ne contrôlons pas le prix. Donc dès que le prix de l’aluminium  chute sur les marchés mondiaux, notre économie récent automatiquement le contrecoup de cela ».

Pendant ce conseil des ministres,  le Chef de l’Etat, a instruit le ministre des Mines et de la Géologie, de faire le point de la situation avec les sociétés concernées, puis de soumettre à son appréciation, dans la quinzaine, leur projet commun ou individuel de raffinerie conformément aux clauses de leur convention. 

Amara Simba Sylla pour soleilfmguinee.net