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A la une Bouchon à Conakry ; « il faut opter pour les échangeurs », dit Balla Moussa Konaté

LINSAN

Les usagers de la route vivent un véritable calvaire dans la circulation. Un calvaire marqué pour la plupart par d’interminables embouteillages, conséquence du mauvais stationnement très souvent des taxis, motos, minibus et autres engins, aux heures de pointe. A ce phénomène quotidien d’embouteillage, Balla Moussa Konaté ingénieur en ponts et chaussée, ajoute la dégradation des routes au nombre des causes des bouchons. Il a été joint ce samedi 4 septembre 2021, par la rédaction de soleilfmguinee.net.

La capitale guinéenne est réputée pour ses embouteillages. Au niveau de chaque carrefour se forme une longue file de véhicules. Pour Balla Moussa Konaté ces embouteillages sont dus à l’indiscipline des conducteurs.

« Notre situation routière est caractérisée par l’indiscipline chronique. Cette indiscipline est au niveau des usagers de la route, particulièrement les conducteurs de motos, de véhicules, minibus, sinon même les piétons qui ne savent pas comment se comporter sur la route. Mais l’autre forme d’indiscipline est que nous banalisons nos propres investissements. Aujourd’hui les marchés primes sur la circulation à Conakry », fait remarquer Balla Moussa Konaté.

Poursuivant son intervention, notre interlocuteur trouve la  déconcentration des ministères comme moyen de réduire les embouteillages.

« On peut situer les responsabilités à plusieurs endroits : à Conakry, chaque matin tout le monde descend vers Kaloum et le soir tout le monde se retourne vers la haute banlieue. Ce qu’on appelle globalement les embouteillages aux heures de pointes, on peut les résoudre par  plusieurs manières, comme ça se passe partout dans le monde. Qu’on essaie  de ne pas concentrer toutes les zones d’activités vers un seul endroit et si on  maintient cela, on devrait créer les infrastructures routières conséquemment », explique l’ingénieur des ponts et Chaussés.

L’autre facteur causal de ces embouteillages réside dans le mauvais état des routes, dira ce spécialiste de la route, il conseille d’ailleurs la construction des échangeurs.

« L’autre cause de ces embouteillages est l’état des routes. La  prospection urbaine  permettait que certains occupent une partie de la ville à Conakry et pour ses besoins quotidiennement, mais quand  l’état de ces routes tend au niveau des grands artères, on ne peut plus se permettre de faire des passages à niveau comme le carrefour de Bambéto et de la Tannerie, plusieurs véhicules sont obligés d’attendre. De plus  en plus ça ne peut plus aller, il faut opter pour les échangeurs », propose-t-il.

En attendant le changement de comportement des conducteurs et la réhabilitation du réseau routier, les usagers vont devoir faire bonne compagnie avec le calvaire qui ne dit pas son nom.

BOH SARAN TOURE

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A la une L’ARNAQUE ; Banditisme innovant à Conakry

LINSAN

A l’instar  des autres pays, le vol prend plusieurs formes en Guinée. Beaucoup de citoyens se plaignent de cette nouvelle forme de banditisme, pourtant devenu monnaie courante à Conakry. Dame Tigui Barry, une citoyenne de Nongo que nous avons trouvé dans sa boutique ce jeudi 2 septembre 2021, relate comment elle s’est fait avoir à propos d’une marchandise.

« Lorsqu’il a appelé, il a dit, c’est Tigui ? J’ai dit oui c’est elle. Il me dit c’est l’ami de vieux Bérété et ce Bérété est un ami depuis Guéckédou. Je lui ai dit que je ne l’ai pas reconnu. Il m’a dit Tigui je veux que tu m’aides, j’ai dit pourquoi ? Il dit qu’il est à la mine à Boké, et qu’il veut m’envoyer le numéro d’u, commerçant, que je devrais appeler de sa part pour voir s’il a des bavettes là bas », relate-t-elle.

Le pseudo commerçant a fait croire à cette dame qu’il lui manquait quatre-cent mille (400 000) francs guinéens afin de compléter le transport des marchandises. Elle est donc tombée dans le piège.

« Donc, je lui ai envoyé la somme sur le numéro d’un certain  Dani. Après, il me dit que ça manque, que l’autre avait envoyé un million plus mes quatre-cent mille, ça fait un million quatre cent milles », explique Tigui Barry.

Pour cette marchande, les citoyens n’ont aucun moyen de se protéger contre ces bandits.

« Cette arnaque fatigue les gents surtout les femmes. Parce qu’ils appellent et cite quelqu’un que tu connais. Après quoi, ils te donnent un numéro de dépôt. On ne sait plus quoi faire, on demande l’Etat de nous aider ».

Pour leur, les dispositions prises par les autorités sont inefficaces pour freiner cette pratique qui est récurrente en Guinée. En attendant, les victimes doivent prendre leur mal en patience.

ALPHA ABDOULAYE BARRY

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COVID-19 en Guinée : 04 décès hospitaliers en 24 heures, 39 nouveaux cas positifs (ANSS)

LINSAN

Les dernières données collectées par l’ANSS font état de 39 nouveaux cas confirmés positifs de Covid-19, ce vendredi 3 septembre 2021, sur un effectif de 885 personnes testées, soit un taux de positivité de 4,4%.

A ce jour, 54 malades de Covid-19 sont sortis guéris, 04 malades ont succombé du Covid-19 et 1275 personnes infectées restent isolées, dont 792 hospitalisées, ainsi que 483 étant prises en charge à domicile.

Depuis le 12 mars 2020, le total des cas confirmés positifs du nouveau coronavirus s’élève à 29. 781, avec 27 569 guéris contre malheureusement 350 décès hospitaliers.

Selon l’ANSS, un (1) décès communautaire positif a été recensé ce vendredi, pour un cumul de 285.

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Guinée : un dernier hommage à feue Zénab Kassory fille ainée du premier ministre.

LINSAN

Décédée le 21 août dernier aux Etats unis des suites de maladie, la dépouille de la fille du premier ministre, Dr Kassory Fofana a reçu un dernier hommage ce vendredi à l’hôpital de l’amitié Sino-guinéen. Pour la circonstance, parents, amis et collaborateurs sont venus très nombreux témoigner de leur compassion à la famille biologique de la feue Dosso Zénab Kassory Fofana. La cérémonie funèbre a connu la présence du chef de l’État, Professeur Alpha Condé et certains membres du gouvernement.

C’est la tristesse et la désolation qui se lisaient sur les visages des connaissances, parents,  amis et collaborateurs de la défunte, venus présenter leurs condoléances à la famille éplorée. Dosso Inza est le mari de la feue Zénab Kassory Fofana.

«  Zénab était une éducatrice, elle était une épouse, elle était une complice pour moi. Zénab a contribué énormément à l’éducation de nos enfants Sally et Ibrahima. En suite je peux vous dire que Zénab était une croyante, je peux vous dire que j’ai été le premier homme de Zénab», a rappelé le mari de la défunte.

Ayant pris part à la cérémonie, le président de l’Assemblée nationale se souvient de sa dernière conversation avec la défunte.

« La  dernière fois que j’ai vu Zénab c’était à Atlanta en septembre  2019, nous étions avec Mory Diané et son père, elle nous a fait du foutou et elle nous a invité de venir manger. Elle a mis du piment et a dit tonton un jour tu te souviendras que j’étais servi du mangé ivoirien », s’est souvenu l’honorable Amadou Damaro Camara.

Venue aussi pour la circonstance, la délégation ivoirienne a profité de cette occasion teintée de compassion, pour présenter ses condoléances à la belle famille et au peuple de Guinée. Hadja Makhissa Bamba.

« Zénab était une âme pieuse, Zénab était une belle personne. Dieux ne se contredit pas, la maladie est une expiation des péchés et en tant que musulmans nous croyons que Dieu l’accordera son paradis eternel », a-t-elle souhaité.

Feue Dosso Zénab Kassory Fofana s’en est allée laissant derrière elle, un garçon et une fille. Elle repose désormais au cimetière de Forécariah, terre natale de ses ancêtres.

AMARA SIMBA SYLLA       

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SECURITE ROUTIERE/ ‘’pour éviter les problèmes ont doit respecter la distance de sécurité’’ conseille d’un formateur en auto-école

LINSAN

Pour éviter les accidents  de la circulation, il est fortement recommandé aux conducteurs de respecter  les codes de la route, dont la distance de sécurité. Mais un constat révèle que plusieurs  usagers ne respectent pas ce principe. Ce qui pourrait occasionner d’énormes conséquences. Notre reporter Djénaba Mara est allé à la rencontre d’un formateur dans une auto-école à Lambanyi.

Pour Mamady Kaba, le respect de la distance de sécurité favorise la fluidité de la circulation et résout assez de problème. « C’est pour éviter les problèmes qu’ont doit respecter la distance de sécurité. Parce que si la distance n’est pas respectée les gens roule n’importe comment », a-t-il conseillé.

Selon notre interlocuteur la plupart des conducteurs qui respectent la distance de sécurité ont été formés dans une auto école. Par contre, ceux qui violent le principe le font par ignorance.

«Bon moi je pense que les personnes qui sont pas formées dans une auto école, eux au moins respectent la distance de sécurité même si elles n’atteignent pas les 70 mettre », a déclaré le formateur en auto-école.

Selon des spécialistes du code de la route, la distance de sécurité permet  de préserver les usagers les plus vulnérables, comme les 2 roues et les piétons.

DJENABA MARA

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A la une Décès Toto Camara : un dernier hommage

LINSAN

Décédé le 23 août 2021, le Général de corps d’armée Mamadouba Toto Camara a reçu un dernier hommage ce vendredi 23 août 2021 à l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne. Ils étaient venus nombreux compagnons d’armes, parents et collaborateurs pour les derniers adieux à celui qui a été Chef d’état-major adjoint de l’armée de terre sous le règne de feu Général Lansana Conté, puis numéro deux de la junte militaire au pouvoir entre 2008 et 2010 sous la bannière du CNDD. La cérémonie funèbre a connu la présence des membres du gouvernement et de certains députés.

L’armée guinéenne a rendu un hommage posthume à feu Général Mamadouba Toto Camara ce vendredi 27 août 2021. C’est la tristesse et la consternation qui se lisaient sur les visages de ses compagnons de lutte.

 « Le général de corps d’armé Mamadou  1 Camara dit Toto, matricule 1581G à la retraite n’est plus. Né en 1946 à Conakry, fils du feu Demba et de feue  Hawa Camara. Incorporé dans les forces armées guinéenne le 3 avril   1964 comme engagé volontaire pour 5 ans.  Il est nommé commandant de bataillon  du quartier général, nommé ministre d’État de la défense de la sécurité et de la protection civile en 2012 », a relatéCommandant Cheikh Oumar Barry, dans son discours funèbre.

Présente à la cérémonie funèbre, la fille ainée du défunt retient l’image d’un père plein d’énergie.

« Pour ma sœur, mon frère, il était tout  simplement un papa. Le géant dans l’ombre, celui qui a su nous donner l’éducation et les armes pour affronter certaines  difficultés  de la vie. Papa était positif débordant d’optimisme et d’énergie et malgré mon âge, il aimait me mettre au dos », témoigneHawa Camara.

Kèlètigui Donzo, ancien compagnon d’arme du défunt Général Mamadouba Toto Camara, a profité de la circonstance pour raconter une anecdote.

« Ce n’est pas tout le monde qui connait pour quoi on l’appelait Toto. Recruté le 03 Avril 1964. On s’est retrouvé tous à Kankan et on avait comme formateur le feu général Momo Camara. C’est ce dernier qui a surnommé Toto, ce jour là quand il venait le premier il ramassait tous les morceaux de viande dans les dortoirs ».

Il faut rappeler que le désormais feu Général Mamadouba toto Camara s’en va, en laissant derrière lui deux veuves et trois enfants. Il repose au cimetière de Cameroun.

AMARA SYLLA.

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A la une 5% ; la CONAPROS invite les fonctionnaires à y adhérer

LINSAN

La coalition nationale des professionnels de santé-CONAPROS a tenu une conférence de presse ce vendredi 27 aout 2021 à la maison commune aux journalistes à Kipé dans la commune de Ratoma. Objectif, faire le point sur le prélèvement des 5% sur le salaire des fonctionnaires et la situation des cliniques clandestines en Guinée. Notre reporter Hadja Mamady Camara y était pour soleilfmguinee.net.

5% est le pourcentage choisi par l’Etat à prélever sur le salaire des fonctionnaires à partir de ce mois d’août 2021. Pour Dr. Abdoulaye Kaba président de la CONAPROS, les professionnels de santé doivent bénéficier des mêmes avantages que les fonctionnaires.

« Les fonctionnaires qui sont dans le système de santé ont bénéficié de ces avantages, mais nous au niveau de la coalition on veut que ces avantages se répercutent au niveau  des professionnels de santé », souhaite Dr Abdoulaye Kaba.

Pour la circonstance, le Directeur général des ressources humaines du Ministère de la santé a souligné que ce prélèvement de 5% est une bonne chose pour la santé universelle.

« Que ce soient les pays riches ou les pays pauvres, on est à 9 ans de cela, les dispositifs qui sont mises en places, caisses nationales de sécurité sanitaires, INAMO sont les mécanismes qui nous permettent d’aller vers la couverture santé universelle», explique Dr Mohamed Faza Diallo.

Pour finir, le président de la CONAPROS lance un appel à l’Etat dans le combat pour assainir le domaine de la santé.

« Nous voulons que l’Etat nous accompagnent pour la mutualisation à outrance de la santé, c’est une manière d’appeler la population de comprendre que c’est dans leur avantages »,lanceDr Abdoulaye Kaba. 

Les conférenciers ont conclu en invitant les fonctionnaires à accepter de souscrire à ce projet de 5% de prélèvement sur leur salaire pour leur bien-être.

HADJA MAMADY CAMARA

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A la une Suspension de 5 employés de Conakry express

LINSAN

Cinq (5) employés de Conakry express ont été suspendus ce vendredi le 20 août 2021. Cette décision fait suite à une réunion que ces derniers ont tenue afin de demander leurs arriérés de deux mois de salaires. Joint par notre rédaction, Ibrahima Camara pense qu’il est difficile de travailler dans une entreprise où tu ne peux pas revendiquer tes droits.

Joint ce samedi 21 août 2021, le porte-parole des travailleurs de Conakry express dit qu’il a appris cette information à travers son directeur technique.

« Mon directeur technique et mes collègues m’ont informés qu’il y a une liste de cinq personnes qui ont été suspendues à l’issu de notre réunion, au cours de laquelle nous réclamions nos deux mois d’arriérés de salaire non payés, parce que depuis 12 ans c’est ce que nous cherchons auprès de la direction », confie Ibrahima Camara.

Malgré leur suspension, ils ont qu’a même reçu les deux mois d’arriéré de salaire au même titre que les autres, reconnait notre interlocuteur. 

« Tous ceux qui ont été suspendus ont reçu  leur salaire, c’est cette réunion qui n’a sûrement pas plus à la direction », affirme-t-il.

A en croire le porte-parole de Conakry express, leurs droits sont bafoués au sein de cette entreprise.

« On ne peut plus travailler avec cette direction, par ce qu’on n’a pas le droit de revendiquer nos droit», déplore Ibrahima Camara.

Cette suspension intervient à un moment où la direction de l’entreprisse est prête à relancer le train Conakry express.

HADJA MAMADY CAMARA

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A la une La grève de la FESATEL est-elle suspendue ? La mise au point de Abdoulaye Barry

LINSAN

C’est un ouf de soulagement pour les travailleurs de la téléphonie. Au sortir d’une rencontre le vendredi 20 août 2021, entre la Fédération Syndicale Autonome des Télécommunications  (FESATEL) et l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ART), un protocole d’accord a été trouvé entre ces deux parties afin de reprendre le travail pour assurer le service minimum. C’est ce qu’a confié ce samedi 21 août 2021 Abdoulaye Barry, secrétaire général de la FESATEL.

Après plusieurs semaines de grève dans le secteur de la téléphonie sans suite,  la Fédération Syndicale Autonome des Télécommunications et les autorités du pays sont en passe de conclure un accord pour surseoir au débrayage constaté dans ce secteur. Abdoulaye Barry, le secrétaire général de la FESATEL annonce un accord trouvé.

« Nous avons trouvé un protocole d’accord responsable, vous allez voir le contenu quand tout sera finalisé. Cet accord règle le problème de l’emploi dans le secteur des postes et télécommunications pour une durée indéterminée», nous a-t-il confié d’entrée.

Contrairement à ce qu’annoncent d’autres médias, ce syndicaliste refuse de confirmer la suspension de la grève.

« Pour le moment, la grève n’est pas suspendue. Mais, quand on aura finalisé l’accord, on va tenir une assemblée générale avec les travailleurs et après, on va suspendre la grève. Ce qui reste clair, on est entrain de finaliser ce sur quoi on s’est entendu surpapier», a précisé le Secrétaire Général de la FASATEL. 

Pour bon nombre d’observateurs, la grève déclenchée par la FESATEL est passé inaperçue. Abdoulaye Barry ne partage cet avis.

« Vous savez en Guinée, les gens sont habitués à des grèves barbares, sortir et vandaliser les boutiques des autres. Mais avec le monde de la digitalisation, un travailleur, si tu veux grever, tu restes chez toi. C’’est ce qu’on a fait. Et cette grève a beaucoup impacté les patrons. Les chiffres qui partaient dans les recettes de l’Etat étaient entrain de baissés. Donc quelque part, ils ont trouvé nécessaire de nous appeler. Si beaucoup ont pensé que cette grève est passée inaperçue je ne pense qu’aujourd’hui on allait trouver un protocole d’accord », a-t-il répliqué.

Même si le droit de grève est reconnu par la constitution, le secrétaire général de la FESATEL invite ses collègues à être des syndicalistes participatifs et non destructifs.

SAMUEL DEMBA DUOLAMOU

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A la une Conflit entre forces de l’ordre et populations, voici la solution d’Abdoul Sacko

LINSAN

Professionnaliser les forces de l’ordre dans leurs interventions lors des différentes manifestations, c’est ce que recommande le président du conseil régional des organisations de la société civile de Conakry qui se dit inquiet de la façon dont les forces de l’ordre interviennent sur le terrain. Pour Abdoul Sacko,  joint par notre rédaction ce dimanche 22 août 2021, les autorités devraient initier un cadre de dialogue entre les populations et les services de sécurité.

Du constat de nombreux observateurs, les forces de l’ordre n’interviennent pas lors des manifestations sans que des citoyens n’en subissent les conséquences néfastes. Cette situation inquiète non seulement, mais frustre le président du conseil régional des organisations de la société civile de Conakry Abdoul Sacko.

«Nous constatons bien évidemment que de nos jours, pendant les manifestations politiques, sociales ou même des questions économiques, lorsque les forces de sécurité interviennent dans le maintien d’ordre, il y a toujours du chaos, toujours de la violence ou même des pertes en vies humaines et il ne faut pas rechercher la raison ailleurs. Quant à l’apropriation des efforts ménés sur les services de sécurité en matiere de reforme, si l’Etat n’anticipe pas surtout certains de ces aspects, cela donne déjà le signal d’une sorte de malaise dans le pays », explique-t-il.

C’est pour cela l’activiste de la société civile propose l’instauration d’un dialogue entre la population et les forces de l’ordre.

« Dans ce cas, les populations vont voir les forces de l’ordre comme si ce sont des ennemis qui viennent, et en même temps ces mêmes forces de l’ordre pour le maintien de l’ordre font comme s’ils se rendaient dans un champ de batail, voyez-vous ce que cela peut causer. Donc nous demandons vivement aux autorités d’organiser des journées portes ouvertes entre les populations et les services de sécurité. Pour que ces forces de l’ordre puissent venir échanger avec les populations pour savoir qui sont derrieres, quels sont les rôles et surtout comment est-ce qu’ils doivent intervenir et pour que les populations diminuent les grieffes qu’elles ont vis-à-vis des services de sécurité. Mais tant que cela n’est pas retabli, nous contuerons vers les situations regrettables », propose-t-il.

Pour rappel, lors de l’intervention des forces de l’ordre pendant  la manifestation à Foulata dans la préfecture de Siguiri, 08 femmes ont été blessées et admises à l’hôpital préfectoral.

FATOUMATA NIMAGA.