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A la une Guinée : le Présidente de transition s’engage…

LINSAN

Juste après son investiture, le président de la transition a fait un discours de huit minutes qui rappelle les contextes de la prise de pouvoir, la promesse d’un bel avenir politique en Guinée et appelle tout le monde à agir dans ce sens. Hadja Mamady Camara a décrypté cette déclaration, dont l’essentiel à lire ci-dessous.

C’est un discours teinté d’engagement personnel et celui des organes transitoires que le colonel a lu ce vendredi devant la Cour suprême et les forces vives de la nation.  Mamadi Doumbouya mesure les charges qui pèsent sur ses épaules

« Je mesure à sa juste valeur, l’ampleur et l’immensité  des échanges qui me sont confiées en ma qualité de président de la transition chef de l’Etat».

Dans son discours de circonstance, le président de la transition est revenu sur les impératifs de son équipe au cours cette transition.

 « Ces missions se résument à la rédaction d’une nouvelle constitution, la refondation de l’Etat, la lutte contre la corruption, la réforme du système électoral, l’organisation des élections libres et la réconciliation nationale».  

Colonel Mamadi Doumbouya sollicite l’implication de tous pour une Guinée unie et forte. « J’en appelle à l’esprit de solidarité et de patriotisme des uns et des autres car c’est lorsque nous sommes unis que nous devenons fort mais divisé nos efforts risque de se noyer dans de nouvelles contradictions qui pourra nous conduire à l’échec ».

Poursuivant, il se dit confiant avec  le CNRD de respecter tous les engagements nationaux et internationaux « C’engagement du CNRD  au non du peuple de Guinée à respecter tous les engagements nationaux et internationaux ».

Une Guinée unie et indivisible est le souci majeur des guinéens, les yeux sont désormais braqués sur les nouvelles autorités du pays.  

HADJA MAMADY CAMARA

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A la une Conseil Supérieur de la Diaspora Forestière recommande au CNRD

LINSAN

Une transition réussie et apaisée c’est le souhait du conseil supérieur de la diaspora forestière. Ils l’ont fait savoir à travers une déclaration lue ce jeudi lors d’une conférence de presse à la maison commune aux journalistes, à Kipé Dadya dans la commune de Ratoma.   Dans cette déclaration le conseil fait certaines recommandations   aux nouvelles  autorités  pour la réussite de la transition en cours. Dr Antoine Akoi SOVOGUI président du conseil supérieur de la diaspora forestière est au micro d’Amara Simba Sylla.

Déclaration du CSDF (conseil supérieur de la diaspora forestière)

Une transition réussie et apaisée c’est le souhait du conseil supérieur de la diaspora forestière. Ils l’ont fait savoir à travers une déclaration lue ce jeudi    lors d’une conférence de presse à la maison commune aux journalistes, à  Kipé Dadya dans la commune de Ratoma.   Dans cette déclaration conseil fait certaines pour aux nouvelles  autorités  pour la réussite de la transition en cours. Dr Antoine Akoi SOVOGUI est  président du conseil supérieur de la diaspora forestière.

Nous avons entendu l’appel que l’armée nationale, sous l’égide du CNRD, a lancé à la diaspora Guinéenne et nous y avons répondu. Nous y avons répondu parce-que l’armée a engagée un acte patriotique dont l’objectif est le retour de l’ordre constitutionnel dans notre pays.

Avant toute autre déclaration, il est important de rappeler à tout un chacun que la prise du pouvoir par le CNRD n’a été qu’une justice rendue au peuple de Guinée. Sachant que tout ce qui s’est tramé contre ce peuple dont: la violation de la constitution; la gabegie financière; la division interethnique; la personnalisation du pouvoir; le népotisme etc. Le peuple a été pris en otage par tous ces mots.

C’est la somme de toutes ces dynamiques qui justifie l’intervention de l’armée. Ce n’est pas un coup d’Etat dans l’acceptation classique du terme. L’armée a menée une opération légitime et salvatrice pour la Guinée et les Guinéens.

Nous sommes donc rentrés pour apporter notre contribution à la phase de transition politique que notre pays a amorcé depuis le 05 septembre 2021. Il faut être clair ; la transition est une étape de passage d’un ordre social ancien à un nouvel ordre, supposé être le meilleur et sa gestion déterminera la destinée de notre pays.

Notre souhait est que la transition amorcée en Guinée soit une réussite totale à fin qu’elle serve de référence dans les annales de la gouvernance en Afrique. Cependant, pour soit une réussite, elle doit être rationnellement mesurée; Elle ne doit pas être courte afin qu’elle ne soit bâclée. La transition est un projet sociopolitique elle doit donc obéir aux normes de gestion de projet: elle doit être bien initiée et bien planifiée; elle doit être bien organisée; elle doit être bien exécutée et enfin,  et alors toutes ces phases mentionnées doivent être suivies dans une approche de complémentarité. La Guinée se trouve donc aux croisés des chemins sociohistoriques et politiques.

Ce sera une période fastidieuse au cours de laquelle il faudrait concocter un nouvel univers politique dans notre pays; il faudrait élaborer une nouvelle Constitution qui circonscrira les normes d’une démocratie ajustée à la sociologie politique de notre pays.

Il faudrait aussi refaire l’image de la Guinée par la voie des stratégies démocratiques afin que notre pays retourne dans les organisations régionales (Mano River Union), la CEDEAO, l’union Africaine, les USA entre autres.

Notre pays doit réussir sa transition, comme le dit un adage, “il vaut mieux ne pas commencer si on ne doit pas finir”.

Conakry le 30 septembre 2021

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A la une Guinée : la demande pressante des jeunes à la junte (L’ADEEC-Guinée)

LINSAN

L’Association pour la défense des Elèves, Etudiants et Chômeurs de Guinée, a tenu une conférence de presse ce jeudi à la maison commune aux journalistes à Kipé-Dadya dans la commune de Ratoma.  L’ADEEC-Guinée demande aux nouvelles autorités de prendre en  priorité de ”l’employabilité des jeunes”

Cette conférence s’est tenue sous le thème ”Plaidoyers sur le projet de six mille stages directs  pour que la politique de l’emploi jeune devienne un défi pour le futur gouvernement”. Fodé Moussa Sylla  est le président de l’Association pour la défense des Elèves, Etudiants et Chômeurs de Guinée.

« Cette conférence de presse à pour objet de diffuser  un message de plaidoyers à l’endroit  des nouvelles autorités de notre pays, pour qu’il fasse l’emploi jeunes le défi du future gouvernement qui sera mis en place. Comme vous le savez le taux de chômage est très élevé dans notre pays ».

Pour  Fodé Moussa Sylla, le projet six mille stages direct est une aubaine pour l’insertion socioprofessionnelle des jeunes guinéens.

« La formation, la qualification des jeunes  par un système de stage qui leur sera accordé dans les administrations publiques, privées et même périphérique qui leur permet pendant les 3 et 4 mois de stages de maitriser les rudiments des outils administratifs, afin de les préparer professionnellement ».

Pour la concrétisation de ce projet, l’ADEEC-Guinée fonde une lueur d’espoir sur le Comité National du rassemblement pour le développement.

« L’avènement du CNDR  à la tête de ce pays offre un ouf de soulagement à toute la jeunesse guinéenne. C’est pour quoi nous fondant tout notre espoir aux nouvelles autorités pour qu’ils puissent concrétiser l’initiative  6milles stages ».

Selon les chiffres de la banque mondiale, le taux de chômage en Guinée était de 4, 3% en  2020. La même année, le pays était classée 178ème dans le monde selon l’indice de développement humain du PNUD.

AMARA SIMBA SYLLA

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A la une Un constitutionnaliste de crise se prononce sur la charte de la transition (Abdourahamane Wassolo)

LINSAN

Comme toutes autres œuvres humaines, la constitution provisoire de la transition guinéenne traine des lacunes, même si elle comporte quelques points positifs notables. Ce qui nous amène d’évoquer ses forces (II) et faiblesses (I).

I- Ce qu’on peut reprocher à la charte

Le schéma classique de l’analyse en droit s’intéresse à la forme et au fond

Sur la forme

Nous commençons par la procédure d’élaboration.

La procédure d’élaboration d’une charte fondamentale obéit à des procédés: les procédés démocratiques et les procédés non démocratiques.

Dans ces derniers cas, nous avons la technique autoritaire et la technique semi autoritaire.

La technique autoritaire est la charte octroyée au peuple par le prince.

La technique semi-autoritaire est le pacte entre le prince et ses acolytes présentée au peuple.

Ces deux techniques ont en connu l’absence de l’intervention du peuple. Il subit sans apprécier.

La charte de transition guinéenne étant le produit de l’accord entre le Président et les autres membres de la junte est une charte semi-autoritaire.

Dans le souci de mettre un peu de parfum démocratique, la junte devrait prévoir la possibilité d’approbation de la charte par le CNT, une fois en fonction, comme l’a fait les autorités maliennes. Étant donné que l’article 75 prévoit l’intervention du CNT pour la révision, or l’adoption d’un texte est plus importante que sa révision.

Sur la prise en compte des conclusions des concertations nationales.

Le préambule de la charte indique la prise en compte des conclusions issues des concertations nationales inclusives. Pourtant aucune conclusion n’a été rendu public avant la publication de la charte. Ce qui est en soit une démarche peu ratée.

Sur le fond

– L’article 2 de la charte cite parmi les missions de la transition, “L’engagement des réformes majeures sur les plans économique, politique, électoral et administratif.

En général, les transitions politiques n’ont pas pour vocation de développer un État. La transition se limite à élaborer les textes et organiser des élections.

Parmi les institutions de la transition nous avons le CNRD, Le Président de la transition, le Gouvernement et le CNT. Pourtant la Cour suprême et la HAC ont été réhabilités après la suspension de la constitution. La constitution n’étant plus en vigueur, elles sont aussi absentes dans la charte (l’article 36 cite les organes de la transition). Donc, on s’interroge sur le rattachement juridique de ces deux institutions ?

La charte a confié les attributions de la cour constitutionnelle à la cour suprême. Or, cette dernière n’a plus de chambre constitutionnelle. Dans ces conditions aussi, Il fallait prendre une ordonnance pour modifier la loi organique relative à la cour suprême pour réinstaurer la chambre administrative et constitutionnelle.

L’article 52 de la charte dit que le Premier ministre doit soumettre au Président de la transition le plan d’actions de la feuille de route du gouvernement. Il faudrait aussi donner la possibilité au CNT d’approuver ou tout au moins d’apprécier cette déclaration de politique générale du gouvernement.

L’article 57 confie au CNT, la charge d’élaborer et de soumettre pour adoption, par référendum, le projet de constitution.

Il est préférable de confier la charge d’élaboration de la constitution à un organe plus technique (Comité constitutionnel par exemple). Une fois élaboré, le projet est d’abord approuvé par le Conseil des ministres, étudié et voté par le CNT avant d’être soumis au référendum. Il est d’une expérience confirmée et répétée que chaque fois que le CNT (organe politique) a la charge de faire une nouvelle constitution, le texte de constitution est influencé par des calculs et considérations politiques. Ce qui dégage un signe d’échec. On aboutira à une constitution partisane, parfois taillée sur mesure.

L’article 60 de la charte prévoit la clé de répartition de la composition du CNT. Il accorde 2 personnes aux sages des régions. On se demande comment les 4 régions pourront désigner 2 représentants. Ce qui risque de paralyser la mise en place du CNT.

Le dernier alinéa du même article précise que les membres du gouvernement et ceux des institutions dissoutes ne peuvent être membres du CNT. Pourtant les pouvoirs discrétionnaires du Président, prévus à l’article 44 réglent cette question. Il nomme aux fonctions civiles et militaires de l’Etat. A partir du moment que ses compétences ne sont pas liées, il pouvait nommer ou refuser de nommer qui, il veut sans le dire inexpressis verbis.

Sans oublier que désormais la Cour de justice de la CEDEAO a une jurisprudence constante en la matière (Affaire CPD contre Burkina Faso). Les potentielles victimes la chance de gagner un procès contre la Guinée dans ce sens.

De l’absence d’un délai de transition

Le délai de transition est toujours indicatif mais il permet de rassurer l’opinion publique nationale et internationale sur la durée de la transition et détermine l’engagement des partenaires de l’Etat pour l’accompagnement de la transition. Ceux qui ont rédigé une charte de la transition devraient être, en principe, capables d’indiquer la durée de la transition.

Au-delà des aspects que nous venons d’évoque, la charte présente quelques avancées notables qu’il faut reconnaitre.

Ce qu’on peut reconnaitre à la charte

La charte de la transition guinéenne comporte une massification des droits et libertés fondamentaux (A) et dégage une certaine assurance (B).

La massification des droits et libertés fondamentaux

La charte de la transition consacre 28 articles aux libertés, devoirs et droits fondamentaux (des articles 8 à 35). Cette volonté ne doit pas passer inaperçue dans un texte transitoire. Les transitions représentent un moment difficile pour des droits et surtout des libertés. En ces moments, les droits de l’homme sont souvent mis en berne au profit des armes « on dit souvent que le pays est commandé». Le fait pour la charte de reconduire presque tous les droits et libertés reconnus en temps normal est vraiment un signe d’espoir et un geste salutaire en attendant de joindre la théorie à la pratique.

La promesse des autorités de la transition à ne pas se présenter aux élections

Une fois que la charte précise que les autorités de la transition « ne peuvent faire acte de candidature ni aux élections nationales ni aux élections locales qui seront organisées pour marquer la fin de la transition », en ajoutant que ces dispositions sont insusceptibles de révision, est un engagement courageux. Désormais, on est assuré qu’on ne nous menacera plus avec des phrases mises au conditionnel comme «si je veux, je me présente et si je veux je ne me présente pas».

Derrière cet engagement, il y a la volonté d’organiser des élections libres, crédibles, sincères et transparentes. Chose qui est toujours sollicitée mais rarement réalisée.

Que Dieu protège la Guinée et les guinéens.

Abdourahamane Wassolo Diallo

Juriste, Enseignant-chercheur, Directeur de programme droit public et chargé des cours de droit constitutionnel et de systèmes politiques comparés à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Général Lansana CONTE de Sonfonia-Conakry

(00224- 664- 78- 75- 76)

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A la une ‘’Nous attendons plus que ce dossier soit transmis en appel pour que monsieur Gnéloye soit situé sur son sort’’, Me Pépé Antoine Lamah

LINSAN

Ousmane Gnèlöye Diallo a arrêté ce mardi à l’aéroport international de Conakry Gbessia alors qu’il s’apprêtait à quitter Conakry. L’information est confirmée par l’avocat de dame Kadiatou Biro qui l’avait trimbalé devant la justice. Joint ce mercredi par notre rédaction, maitre Pépé Antoine Lamah dira que l’arrestation de Gnèlöye n’a pas été facile, mais se réjouit tout de même.

Ousmane Gnèlöye Diallo qui se faisait appeler ‘’le ministre de la défense d’Alpha Condé sur Facebook’’ qui courait encore, est désormais aux mains des services de sécurité. Pour maître Pépé Antoine Lamah, son interpellation a été très difficile.

« C’est un sentiment de satisfaction, un sentiment de réjouissance. Je dois signaler que cette interpellation n’a pas été du tout  facile, elle a été compliqué par le commissaire central de l’aéroport qui n’a pas du tout facilité les choses. Il nous a fait savoir que l’avion qui devrait transporter Gnéloye avait déjà quitté le tarmac et plus tard il fait savoir qu’il est dans l’avion », a-t-il expliqué.

Comme une trainée de poudre, de nombreux médias ont aussitôt relayé la détention d’Ousmane Gnèlöye Diallo à la maison centrale de Coronthie. Sauf que l’information a été démentie par l’homme en robe noir.

« Ce matin la dernière nouvelle que j’ai reçu est qu’il est dans un service de police du coté de Gbessia en attendant son transfèrement  à la maison centrale de Conakry »

Notre interlocuteur plus que déterminé n’entend pas lâcher prise dans cette affaire et dit attendre la réouverture d’une prochaine audience.

« Le dossier certainement est transmis à la cour d’appel, nous attendons  plus que ce dossier soit transmis en appel  pour que monsieur Gnéloye soit situé sur son sort », a-t-il espéré.

Il faut rappeler qu’Ousmane Gnèlöye est interpellé alors qu’il était condamné à 5 ans de prison par le tribunal de première instance de Dixinn avec une amende de 5millions de francs guinéens, mais n’a jamais fait la prison et était libre de tout mouvement. Affaire à suivre !

AMARA SIMBA SYLLA

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A la une Transition en Guinée : OCTR invite le CRND à tirer les leçons des transitions de 1984 et 2010 (déclaration)

LINSAN

Transition en Guinée : OCTR invite le CRND à tirer les leçons des dernières transitions de 1984 et 2010(déclaration)

L’Observatoire Citoyen pour une Transition Réussie compte mettre en place un conseil scientifique de veille pour un accompagnement des nouvelles autorités dans le processus de transition. Pour réussir cette tache, cette plateforme de la société invite le Colonel Mamadi Doumbouya et son équipe à tirer les leçons des transitions de 1984 et 2010. Elle a fait l’annonce ce mercredi 29 septembre 2021 à travers une déclaration lue à la maison de la presse de Kipé Dadya, dans la commune de Ratoma. Ci-dessous, la déclaration :

Depuis plus de trois décennies, la République de Guinée est plongée dans une instabilité sociopolitique caractérisée par l’instrumentalisation des institutions de la république, conduisant le pays dans une situation économique précaire. L’absence d’une véritable démocratie dans le champs politique, l’inefficacité de l’administration dans la gestion des affaires publiques, l’incapacité de la justice quant à l’application de la loi,  les détournements des deniers publics, la corruption généralisée au seins de l’appareil de l’Etat, le manque d’infrastructures de développement dans les domaines, de la santé, les routes, le logement, l’inadéquation des programmes d’enseignement au marché de l’emploi,  et la faible représentativité des jeunes et des femmes  au niveau des instances de prises de décisions ; ce sont entre autres les maux qui caractérisent la nation.

La prise du pouvoir par le Comité national de Rassemblement et de Développement (CNRD) le 05 septembre 2021, a redonné espoir et espérance aux guinéens.

En effet, il s’agit d’une étape et une opportunité majeures permettant à la Guinée de se reconstruire à travers la mise en place d’institutions fortes et crédibles au service des citoyens.

Il urge d’apprendre et de tirer les leçons du passé pour rebâtir notre pays et cette transition doit nous servir de levier pour y parvenir.

C’est pourquoi, nous estimons qu’il est nécessaire de veiller et encadrer le processus transitionnel qui va bientôt s’ouvrir.

C’est dans cet état d’esprit que nous acteurs de la société civile guinéenne, mettons en place cet organe de veille citoyen ouvert à toutes les structures de la société civile, pour accompagner la transition.

Ainsi nous décidons :

  • De la création d’un Observatoire Citoyen pour une Transition Réussie en Guinée (O.C.T.R Guinée) ;
  • De mobiliser les acteurs de la société civile crédibles, universitaires, juristes, politologues, sociologues, écrivains, chercheurs pour veiller et encadrer le processus transitionnel en Guinée ;
  • De mettre à la disposition des autorités de la Transition des études et réflexions sur fond de recommandations pour orienter et impacter positivement la marche de notre pays vers un système politique qui restaurera la dignité du peuple de Guinée.

Conakry, le 29 Septembre 2021

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A la une Ouverture frontière guinéo-sénégalaise/ Le GOHA content

LINSAN

C’est officiel, la frontière commune avec le Sénégal a été réouverte ce mercredi. Restée fermée il y a un an de cela, cette décision qui émane des nouvelles autorités du pays est accueillie avec enthousiasme par le groupe organisé des hommes d’affaire de Guinée-GOHA en abrégé. Selon son président, Mohamed Abdallah Chérif Haïdara, il est temps de sortir l’économie guinéenne de l’ornière.

Initialement prévue le weekend dernier, la frontière guinéo-sénégalaise a finalement été réouverte ce mercredi depuis sa fermeture à la veille de la présidentielle du 18 octobre dernier. Une décision qui réjouit le président du groupe organisé des hommes d’affaire de Guinée-GOHA, Mohamed Abdallah Chérif Haïdara.

« Nous sommes super content. Je suis même avec les membres de la section GOHA-transport et tous les transporteurs et commerçants membre de notre organisation tout le monde est content. C’est pourquoi je dis c’est un coup de paix que colonel Mamadi et l’ensemble des membres du CNRD ont opéré en Guinée. Franchement nous somme content »,s’est-il réjouit. 

D’où son soutien aux nouvelles autorités du pays, pour redresser l’économie du pays dit-il.

« Cette équipe nous allons les accompagner, travailler avec eux, être avec eux jusqu’à la fin de la transition et même après la transition parce qu’après tout nous somme une famille dans tout les sens. Cela pour qu’il est la relance économique réel dans notre pays pour le bien être de tous les citoyens guinéen dans son ensemble à l’intérieur comme à l’extérieur de la Guinée », a-t-il annoncé.

Par ailleurs, cette fermeture des frontières a fait subir beaucoup de pertes aux transporteurs et commerçants. Toute chose que le GOHA dit ne pas laisser passer.

« On ne peut pas faire perdre les operateurs économique et que sa reste impuni. C’est la  justice qui doit prendre des dispositions c’est important de comprendre cela. La Guinée doit savoir que la loi va être appliqué et chez tout le monde parce que les malfaiteurs peuvent être à tout les niveaux, car ce sont ces malfaiteurs qui ont fermé la frontière  pour rien. De toute les façons nous on ne va pas croiser les bras et rester comme ça pour rien »,a-t-il martelé.

A ce jour, difficile d’évaluer avec exactitude les pertes causées par la fermeture des frontières nous dit le président du GOHA. Toutefois, Chérif Abdallah les estime à plusieurs milliards de nos francs.

FATOUMATA KEITA

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A la une Transition: un analyste politique indique le chemin vers une Guinée rêvées de tous

LINSAN

Aly Souleymane Camara est un analyste politique guinéen et enseignant chercheur. Sa contribution à l’édifice d’une Guinée nouvelle et saine ci-dessous repose sur les points suivants: les préalables d’une transition réussie en République de Guinée, les assises nationales  autour des vertus de la vérité, de la justice, du pardon et de la réconciliation, constitution qu’il faut à la Guinée et pour quel objectif ?  La réforme des institutions : Assemblée nationale,  Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI),  la révision de la Charte des partis politiques,  la détermination du statut des coordinations régionales : un impératif crédible pour le maintien de la paix.

Lire contribution

INTRODUCTION

La marche de notre pays vers son idéal de démocratisation, de stabilité institutionnelle, de progrès social et économique a toujours été interrompue non seulement par la violation systématique des principes de l’alternance démocratique, mais aussi par l’irruption répétitive de l’armée dans la gestion du pouvoir politique.

Cet état de fait si regrettable présente sans l’ombre d’aucun doute des conséquences très désastreuses dans le fonctionnement de notre jeune État qui, malheureusement évolue au rythme d’un recommencement perpétuel de l’indépendance à nos jours.

C’est pourquoi, ce dernier coup d’État militaire en date du 5 septembre 2021 perpétré par le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) à sa tête le Cl. Mamady Doumbouya, est de notre point de vue une nouvelle chance qui s’offre au peuple de Guinée dans son entièreté. Une chance que nous devrions inéluctablement saisir afin de repenser notre modèle de société, d’établir des nouvelles règles en vue de réorganiser la vie politique de notre pays, de panser les plaies les plus profondes de notre passé récent, enfin, de redéfinir les bases les plus solides d’une Guinée unie et prospère.

Pour ce faire, notre démarche dans cette présente contribution consistera dans un premier temps à dégager les préalables d’une transition réussie en République de Guinée (I). Et, dans un second temps proposer quelques réformes constitutionnelles et institutionnelles (II) pour la refondation de notre État.

Toutefois, il est important de préciser en amont que notre intention n’est pas de proposer des idées ou des solutions statiques. Notre objectif est de participer tant soit peu, à l’animation du débat national initié par les nouvelles autorités, en l’occurrence le Conseil National du Rassemblement pour le Développement (CNRD). Car notre rôle en tant qu’intellectuels, républicains convaincus et citoyens est de toujours alerter, interpeler et conseiller les hommes et femmes investis ne serait-ce qu’une portion de pouvoir. C’est ce devoir patriotique que nous avons bien voulu accomplir à travers ces quelques pistes de réflexion ci-après sur l’avenir de notre pays.

I – Les préalables d’une transition réussie en République de Guinée

Si la contestation de l’autoritarisme et de l’inefficacité de l’État postcolonial est vigoureuse dans les espaces politiques africains, l’émergence d’un système politique et démocratique stable est cependant incertaine. Pour le cas précis de la République de Guinée, l’analyse critique du processus de transition démocratique déclenché dans les années 1990 à la faveur de la libéralisation de la vie politique du pays, montre un bilan de plus en plus nuancé d’autant plus qu’il nous est difficile de distinguer substantiellement l’autoritarisme sulfureux du premier régime par rapport à l’ouverture démocratique voilée des deux seconds régimes.

En effet, après plus de trois décennies d’expérience de système de démocratie libérale, la vie politique de notre pays reste en grande partie dominée par la résurgence des violences d’État dont les séquelles constituent de nos jours de véritables handicaps pour tout projet de construction de l’unité nationale.

Partant de ce constat, nous estimons qu’à la suite de ce dernier coup d’État militaire, la nécessité de procéder à l’organisation des assises nationales (A) sur toute l’étendue du territoire national, et la mise en place des organes transitoires (B) dépourvus de toutes considérations partisanes, régionales ou ethniques dont les membres doivent être choisis sur la base des critères d’intégrité, d’honnêteté, d’impartialité et de rigueur.

Cette démarche présente un double avantage. Premièrement, elle permettra à toute la population de prendre part à ces assises nationales non pas en étant des fragments de groupes ethniques moins des militants ou sympathisants des partis politiques, mais des composantes d’une société en quête de renouveau. Deuxièmement, elle pourrait éviter au pays la paralysie des institutions qui, à bien des égards, risque de compromettre le bon fonctionnement de l’État.

A- Les assises nationales : autour des vertus de la vérité, de la justice, du pardon et de la réconciliation

Notre histoire politique récente est parsemée de séries politiques et sociales. Or, de l’indépendance à nos jours, nombreuses sont parmi les familles victimes de ces violences d’État qui attendent jusque-là que justice leur soit rendue.

Certes, nous ne saurons nous donner un quelconque droit qui nous permettra de définir une quelconque modalité de réparation de tous ces cas d’atrocités dont ces familles ont été victime. Mais nous estimons toutefois qu’avec une réelle volonté des acteurs sociopolitiques et un engagement patriotique de chaque citoyen, nous pourrions bâtir un renouveau sociétal pour que règne la paix et l’unité nationale dans notre pays.

Il sied de rappeler que ces journées doivent être organisées sur toute l’étendue du territoire national autour des vertus de la vérité, de la justice, du pardon et de la réconciliation nationale. L’idée en vérité n’est pas d’organiser des procès de masse autour de ces violences d’État, mais permettre à chaque citoyen de se regarder, de se parler et de se pardonner.

Par ailleurs, en plus des séries de concertation qui sont en cours depuis près de trois semaines au palais du peuple, il est important de les élargir à l’intérieur du pays afin de recueillir les avis, aussi divergents soient-ils des populations dans les campagnes afin de prendre en compte leurs préoccupations ; c’est en cela nous pourrons parler de transition inclusive.

B- Les organes transitoires face aux défis de la rupture

Le président du CNRD en citant l’ex président des États-Unis Barack Obama rappelait que : « l’Afrique n’a pas besoin des hommes forts, mais des institutions fortes ». Bien que cette affirmation ait tout son sens dans le débat actuel de notre pays, mais il sied d’en rajouter qu’en plus des institutions fortes, nos pays ont aussi besoin des hommes dotés d’une certaine intégrité et d’honnêteté irréprochables, des qualifications incontestables, et des compétences avérées dans la gestion des affaires publiques. Certes, cette période de transition ne peut à bien des égards, déboucher à un changement radical de l’ensemble des secteurs de la vie de notre pays. Par contre, elle peut poser les bases solides de transformation qualitative et quantitative des conditions de vie de la population, mais aussi et surtout, impulser les dynamiques d’un changement radical de nos institutions constitutionnelles et républicaines.

Ainsi, au titre des recommandations par rapport à la mise en place des organes transitoires, nous sollicitons auprès des nouvelles autorités la formation d’un gouvernement de travail et de rupture. Car nous n’avons plus de temps à perdre à faire des petits calculs politico-politiciens. De ce point de vue, les critères de choix des membres de ce nouveau gouvernement doivent être dépourvus de toutes considérations de quelle que nature que ce soit. Et, leurs feuilles de route doivent être à priori capables de relever le défi de la rupture par rapport aux anciennes pratiques qui ont contribué à l’effritement de notre pays.

II – De la réforme constitutionnelle et institutionnelle

Nul besoin de rappeler l’urgence de doter notre pays d’une Constitution adoptée par voie référendaire et adaptées à nos réalités. Cette démarche singulière suppose que nous ayons le courage nécessaire de nous doter d’une Constitution obéissant à la fois aux critères d’originalité et d’authenticité (A) pour éviter qu’elle fasse l’objet de changement perpétuel. Ensuite, une refonte radicale a sein de certaines de nos institutions, notamment l’Assemblée Nationale, la Cour Constitutionnelle, la Cour des Comptes, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), la Cour suprême, les coordinations régionales et les partis politiques (B) s’impose aux nouvelles autorités comme une des conditions sine qua non pour la refondation de notre État.

A- Quelle constitution pour notre pays et pour quel objectif ?

A la réponse de cette question si laconique, nous adhérons volontiers à la conclusion du Pr Lanciné Kaba qui estime qu’« une constitution soigneusement réfléchie et élaborée par des spécialistes, choisis sur la base de leur compétence et leur intégrité sert de miroir pour le peuple afin de se projeter dans l’avenir. Une bonne constitution est à l’image de la société à laquelle elle s’applique ; elle en reflète les valeurs et tend à les améliorer. Les constitutions ont un caractère singulier, rare et manifeste. C’est pourquoi, il serait suicidaire de transposer le contenu d’une constitution à une autre[1] ».

Or, « La plupart des constitutions élaborées en Afrique, et, par une commission de juristes laissent souvent à désirer sur bien des points critiques et se révèlent même dangereuses pour l’avenir du pays. Car, ces ‘’experts’’ auront été choisi pour servir une cause particulière et confectionner un habit constitutionnel sur mesure »[2].

Par ailleurs, après une étude critique sur les deux dernières Constitutions (Celle de mai 2010 et de 2020) notre constat révèle également l’existence d’un certain nombre d’articles qui souffrent d’impertinence notoire et d’incohérence incontestable par rapport aux grandes mutations sociales, politiques, économiques, culturelles. Mieux, en plus de leur caractère mimétique, certaines dispositions rendent le Président de la République un véritable monarque républicain qui caporalise toutes les autres institutions.

B- La réforme des institutions

Ici, notre démarche ne consiste pas à proposer un modèle original de système institutionnel, ni leur mode de fonctionnement de nos institutions exempte de toutes imperfections épistémologiques. Par contre, notre objectif est de proposer aux nouvelles autorités un « idéal-type » de système institutionnel, fruit bien entendu d’hybridation mais tenant compte de nos réalités anthropologiques, sociologiques, historiques, politiques dans le but de promouvoir la stabilité institutionnelle et la consolidation démocratique.

Toutefois, nous précisons que nous ne ferons pas dans cette présente contribution, une étude approfondie sur la quasi-totalité de nos institutions. Nous allons juste à travers une approche comparative, proposer quelques pistes de réflexion autour des réformes au niveau de l’Assemblée Nationale (a), de l’organe de gestion des élections (b), de la Charte des partis politiques (c) et du statut des coordinations régionales (d).

  1. Assemblée nationale :

Au niveau du parlement, nous proposons aux nouvelles autorités une réforme constitutionnelle instituant le système parlementaire bicamérale intégral[3] composé de deux chambres : la chambre des représentants et le sénat. Ces deux chambres doivent être dotées de pouvoirs équilibrés non seulement dans l’exercice du pouvoir législatif, mais aussi le contrôle de l’activité gouvernementale et à la mise en œuvre de la responsabilité politique des ministres. Ainsi, un tel système contrairement à celui en vigueur aura un triple avantage. Premièrement, il permettra d’atténuer « la dictature des partis politiques » qui, à bien des égards, dispose le monopole de présenter les candidats aux élections nationales. Deuxièmement, il permettra aux autres composantes de la société, notamment les organisations de la société civile, les syndicats, les groupements de femmes et de jeunes de prendre part aux activités parlementaires. In fine, il permettra d’améliorer la qualité du travail législatif.

b) Commission Électorale Nationale Indépendante :

Par rapport à l’organe de gestion des élections, il sied de rappeler en amont que les élections constituent dans les démocraties participatives un des piliers de légitimation des pouvoirs politiques et une garantie pour la stabilité sociale et institutionnelle.

Cependant, la course effrénée des partis politiques guinéens dans la conquête et l’exercice du pouvoir politique à toujours rendu le jeu politique guinéen de plus en plus conflictuel rendant ainsi les organes de gestion des élections un espace de rivalité, de guéguerre et de conflit entre les principaux acteurs. Dès lors, les élections deviennent l’un des principaux facteurs qui sont à l’origine des violences pré ou postélectorales.

C’est pourquoi, une meilleure gestion des processus électoraux et une bonne restructuration de l’organe de gestion des élections pourraient davantage donner plus de crédibilité aux scrutins, de légitimité des élus et la maîtriser des éventuels risques de conflits.

Dans cette perspective, nous estimons nous estimons qu’avec une commission électorale techniques à prérogatives larges dont les membres seront choisis sur la base des critères d’impartialité, d’honnêteté, d’intégrité, de neutralité et des compétences avérées dans la gestion des élections pourrait répondre à cette préoccupation.

c) La révision de la Charte des partis politiques

Partant du postulat selon lequel les partis politiques guinéens sont en grande partie caractérisés par leur faible niveau de structuration, d’institutionnalisation et leur fonctionnement dominé dans une large mesure par les pesanteurs clientélistes et d’instrumentalisation des groupes ethniques, il est fondamental à cet effet, que les nouvelles autorités procèdent à la révision de la Loi Organique N° 91/02/CTRN portant Charte des partis politiques et la Loi N°36 du 23 décembre 2014 portant statut de l’opposition politique.

En effet, notre propos n’est pas de formuler à nouveau des critiques simplistes sur le multipartisme intégral en vigueur depuis plus de trois décennies ; il n’est pas non plus de remettre en cause les avantages liés à ce système, moins le qu’occupent les partis politiques, mais plus modestement de faire un état des lieux en prenant compte toutes les dimensions du débat concernant les limites du système multipartite.

Il s’agit justement de rendre plus rigoureuses les modalités de création et de création des formations politiques afin d’avoir un multipartisme recadré et maitrisé. En effet, l’objectif est de définir un cadre conceptuel de courants et d’idéologies politiques en fonction desquels les citoyens désireux de créer un parti devront se conformer d’une part, et les électeurs à leur tour seront davantage devant des alternatives plus ou moins crédible[4]. Cette démarche présente un double intérêt : non seulement il permettrait d’éviter à l’avenir la création anarchique des partis politiques, mais aussi et surtout il permettrait de prendre en compte les nouveaux paradigmes structurels et fonctionnels de notre société.

La divulgation des finances des partis et des campagnes électorales, l’introduction du système de parrainage non seulement dans les procédures de création des partis politiques, mais aussi comme l’une des conditionnalités de la validité des leurs candidatures lors des échéances électorales. Ainsi, ce mécanisme de contrôle et d’encadrement des partis politiques permettra de réduire drastiquement le phénomène de l’instrumentalisation des groupes ethniques.

 d) La détermination du statut des coordinations régionales : un impératif crédible pour le maintien de la paix

En effet, nul besoin de rappeler la place qu’occupent les coordinations régionales dans les processus de maintien de la cohésion nationale dans notre pays. Mais leur instrumentalisation et leurs prises de position divergentes sur les questions politiques au cours de ces dix dernières années ont considérablement fragilisé les tissus sociaux. C’est pourquoi, la détermination de leur statut, c’est-à-dire est-ce des organes consultatifs à part entière ou des structures sociales et culturelles apolitiques. Ensuite, nous proposons aux nouvelles autorités qu’elles aient une dénomination nationale en lieu et place des dénominations régionales ou communautaires. À ce propos, nous souhaiterions qu’elles soient dénommées « le conseil des sages de Guinée ».

Ainsi, ce « conseil des sages de Guinée » pourrait fédérer l’ensemble des autres structures régionales ou communautaires en vue de parler de parler au nom d’une seule voix. Certes, ce conseil pourrait avoir des avis à titre consultatif sur des questions d’intérêt national ; et leurs décisions doivent être prises à la majorité des membres. Enfin, les membres doivent être élus par le collège des sages de chaque région ou préfecture.

Pour finir, nous tenons à préciser que la présente étude n’avait pas pour but d’épuiser la totalité de toutes problématiques auxquelles notre pays est confronté. Elle a juste trouvé son impulsion à l’issue d’un constat global sur le fonctionnement de certaines de nos institutions, de l’état de déliquescence de notre État et du bilan peu flatteur des processus de transition démocratique dans notre pays. De ce fait, nous souhaiterions que les propositions suscitées fassent l’objet de contradictions et d’amendement pour que jaillisse un modèle de système politique et institutionnel plus ou moins stable.

ALY SOULEYMANE CAMARA, ANALYSTE POLITIQUE

Coyah, le 27 septembre 2021


[1] Pr. Lanciné Kaba ‘’Lettre à un ami sur la politique et le bon usage du pouvoir’’ p. 3.

[2] Ibidem.

[3] Cette classification a été opérée par J.C. Collard, Les régimes parlementaires, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1978, pp. 55 et ss.

[4] Par exemple, le bipartisme au Ghana facilite l’alternance. Car ce système de parti signifie que deux principaux partis dominent dans le pays et ont plus ou moins le même poids politique. Il facilite l’alternance dans la mesure où les électeurs voulant un changement de régime ont généralement une alternative crédible et bien identifiée, contrairement à la situation dans un système marqué par la prolifération de petits partis politiques, comme au Bénin et en Guinée.

Coyah, le 27 septembre 2021

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A la une Guinée : Douze ans après le massacre du stade, encore plus d’incertitude pour la justice suivant le récent coup d’État

LINSAN

Les auteurs des crimes doivent être tenus responsables par un procès efficace et équitable

(Conakry – 28 septembre 2021) – Douze ans après le massacre de plus de 150 manifestants et le viol de dizaines de femmes dans un stade à Conakry le 28 septembre 2009 par les forces de sécurité guinéennes, le procès des individus suspectés d’être responsables de ces crimes devrait être ouvert dans les plus brefs délais, ont déclaré aujourd’hui six organisations de défense des droits humains.

Les victimes et familles des victimes ne doivent plus attendre pour que justice leur soit enfin rendue. Alors que la Guinée s’engage dans un processus de transition politique après le coup d’État du 5 septembre, l’ouverture de ce procès serait un signal fort, démontrant la volonté des autorités de placer le respect des droits humains et la lutte contre l’impunité au centre de leurs priorités.

Ces groupes sont l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (AVIPA), Les Mêmes Droits Pour Tous (MDT), l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH), la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Amnesty International et Human Rights Watch. 

Malgré les nombreuses années écoulées, le besoin de justice ne diminue pas pour les survivant.es du massacre et les familles des victimes. Il y a tout juste un an déjà, les six organisations dénonçaient les délais, et le temps perdu quant à l’organisation du procès.

Leur attente est même insupportable alors que l’instruction est clôturée depuis fin 2017, et que le gouvernement guinéen a promis à plusieurs reprises l’organisation du procès dans les plus brefs délais, au plus tard en juin 2020. Les organisations restent préoccupées par le manque de volonté affichée à organiser ce procès en Guinée.

Ces derniers mois, le comité de pilotage pour l’organisation du procès du massacre du 28 septembre, composé des autorités et de partenaires internationaux, avait relancé ses travaux et adopté une feuille de route.

Les travaux pour aménager la cour d’appel de Conakry censée abriter le procès avaient avancé et une formation des magistrats était envisagée par le gouvernement de la France. Pourtant, malgré l’implication des partenaires internationaux pour mettre en place les conditions nécessaires à la bonne tenue du procès, aucune date n’a été fixée à ce jour.

Selon Mme Aissatou Diallo, une survivante des événements du 28 septembre, « compte tenu de l’état de santé des survivant.es qui se dégrade, nous demandons avec l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 que cette année soit la dernière commémoration avant la justice. Il est impérieux que le procès soit organisé et que les réparations soient accordées avant que toutes les victimes ne meurent. »

L’enquête menée par des juges d’instruction guinéens avait été ouverte en février 2010. Plus de 13 suspects ont été inculpés – et 11 d’entre eux sont censés être renvoyés au procès. Parmi eux figurent Moussa Dadis Camara – actuellement en exil au Burkina Faso, l’ancien chef de la junte appelée Conseil national pour la démocratie et le développement, qui gouvernait la Guinée en septembre 2009. Certains suspects inculpés occupaient des postes d’influence jusqu’au récent coup d’État, notamment Moussa Tiegboro Camara, chargé de la lutte contre le trafic de stupéfiants et le crime organisé.

Les organisations suivent avec attention la période de transition politique dans laquelle la Guinée est entrée, à la suite de la prise de pouvoir par le Comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), le 5 septembre dernier, et réitèrent leur appel pour le respect des droits humains et des libertés fondamentales de tous les Guinéens.

Alors que le chef du CNRD, Mamady Doumbouya, a annoncé que « la justice sera la boussole qui orientera chaque citoyen guinéen », les organisations appellent à ce que la lutte contre l’impunité soit au cœur de l’action des autorités.

« Il est plus qu’urgent, pour la Guinée, de mettre fin au cycle de l’impunité, qui a profondément marqué l’histoire du pays depuis plus de 60 ans. Nos organisations rappellent que le droit international stipule que les États doivent offrir des recours effectifs aux victimes des violations des droits humains et que toute absence de justice ou adoption d’une amnistie pour des crimes graves n’est pas compatible avec ces exigences », ont déclaré les organisations.

« Il est également essentiel que les nouvelles autorités garantissent la protection des défenseurs des droits humains et activistes qui n’ont que trop subi des violations de leurs droits aux libertés d’expression et de réunion pacifique depuis des années. Les nouvelles autorités devront faire de la justice une condition sine qua non de leur action », ont-elles ajouté.

La Cour pénale internationale (CPI) avait ouvert un examen préliminaire sur la situation en Guinée en octobre 2009. La CPI, conçue comme un tribunal de dernier recours pour les crimes les plus graves, prend le relais lorsque les tribunaux nationaux ne peuvent pas ou ne veulent pas, instruire et juger ce type d’affaires.

Dans son dernier rapport, la CPI avait indiqué avec déception que “le procès ne s’est pas encore ouvert et le Gouvernement de Guinée n’a communiqué aucun calendrier ou plan d’action à ce sujet.” La CPI avait indiqué que “les autorités guinéennes doivent démontrer, dans les prochains mois, qu’elles ont la volonté et la capacité à la fois de lutter contre l’impunité et de prévenir de nouveaux cycles de violences.”

Les organisations appellent les partenaires de la Guinée, et particulièrement la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union africaine, l’Union européenne, la CPI et les Nations unies, à accorder une attention accrue à la situation prévalant actuellement dans le pays, et à renforcer leur action et accompagnement en faveur, d’une part de l’organisation du procès du 28 septembre dans les plus brefs délais, et d’autre part du respect des droits humains par les nouvelles autorités en Guinée.

Complément d’information

Peu avant midi, le 28 septembre 2009, plusieurs centaines d’agents des forces de sécurité guinéennes ont ouvert le feu sur des dizaines de milliers de personnes rassemblées pacifiquement dans le stade du 28-Septembre à Conakry, en vue d’une marche contre l’intention de Dadis Camara de se présenter à l’élection présidentielle. Les forces de sécurité ont également violé plus de 100 femmes, individuellement ou collectivement, et agressé sexuellement certaines d’entre elles avec des objets tels que des matraques ou des baïonnettes, pendant ces événements ou peu après. Les forces de sécurité ont tué plus de 150 personnes et en ont blessé des centaines d’autres.

Les forces de sécurité ont ensuite organisé une opération de dissimulation, bouclant tous les accès au stade et aux morgues et emportant les corps pour les enterrer dans des fosses communes, dont beaucoup doivent encore être identifiées.

Après la fin de l’investigation, en avril 2018, l’ancien ministre de la Justice, Cheick Sako, a mis en place un comité de pilotage chargé d’organiser le procès. Le comité a désigné la Cour d’appel de Conakry comme lieu du procès.

En janvier 2020, le ministre de la Justice, Mohammed Lamine Fofana, a annoncé aux Nations Unies que son gouvernement soutenait « sans équivoque » l’ouverture du procès. Alors qu’il avait assuré que les procédures démarreraient en juin 2020 dès que la construction de la salle du procès serait terminée, il n’y a eu aucune avancée concernant le procès pendant presque un an.

En juin 2020, Me Mory Doumbouya a été nommé ministre de la Justice. Le ministre Doumbouya a déclaré qu’il soutenait le procès, mais que la responsabilité de son organisation incombait à la justice.

Source : Amnesty International

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A la une La communauté Djalon Sosoe adresse son mémo au Président du CNRD

LINSAN

Pour trouver l’unité de la Guinée, cette communauté propose que la langue soso soit la langue nationale du pays. Lisez le mémorandum ci-dessous pour savoir pourquoi.

Excellence Monsieur le Président, dans le cadre de l’unification de notre nation, il nous revient de réfléchir, d’analyser l’histoire des autres nations.

Dans toute l’histoire du monde, la langue de la capitale des nations est et demeure la langue nationale du pays.

Exemple, le Président Senghor de l’ethnie Sérère, en tant que intellectuel averti, avait fait le choix de la langue de la capitale Dakar le (WOLOF).

Au Mali, la langue de la capitale c’est bien le BAMBARA choisi comme langue intermédiaire entre les différentes ethnies du pays.

En Europe, ce sont les langues de la capitale qui ont été choisies par les empereurs et rois d’alors comme langues de communication officielles.

Le Coran est la langue de la ville de Mecque qui est le centre de l’Islam.

La Guinée ne fera pas l’exception, car il n’existe aucun village aujourd’hui en Guinée qui n’a pas son interlocuteur en « SOUSOU».

Selon l’histoire, de Siguiri jusqu’à l’océan atlantique est et reste la terre des DJALONKAE. C’est la langue de ce peuple qu’on appelle SOSSO KHOUI ou N’NAKHA. Une récente étude vient de prouver que l’essentiel des peuples de la Guinée forestière est aussi des DJALONKAE.

Pour vous donner d’exemple, quelques signes pratiques : – Les DJALONKAE disent ‘’TA’’ pour désigner la ville, les GUERZE disent TA, les TOMA aussi TA ; – Pour dire demain, les DJALONKAE disent ‘’TINA’’, les GUERZE disent TINA et les TOMA TINA ; – Pour dire vient, les DJALONKAE disent ‘’FA’’, en SOUSOU FA, les GUERZE PA, les TOMA VA.

Monsieur le Président, l’histoire est têtue. La langue du terroir de cette Guinée reste et demeure le N’NAKHA. Pour simple preuve, les langues régionales, Poular et Malinké de Guinée sont des créoles DJALONKAE. – Les SOUSOU disent ‘’Baré’’ (pour nommer le Chien), le Peulh dit Barérou – Le SOUSOU dit ‘’Koulé’’ (Singe), le Peulh dit ‘’Koularou’’ ; – Le SOUSOU dit ‘’Gokhi’’ (Chimpanzé), le Peulh dit ‘’Gokirou’’ ; – le SOUSOU dit ‘’Khounyi’’ (la tête), le Malinké dit ‘’Koun’’ ; – Le SOUSOU dit ‘’Sanyi’’ (pieds), le Malinké dit ‘’Sén’’ ; – Le SOUSOU dit ‘’Dèh’’ (la bouche), le Malinké dit ‘’Dah’’. Cela prouve que ces peuples ont cohabités avec les autochtones qui sont les premiers occupants, car la langue DJALONKA ou SOUSOU est la langue née dans le territoire Guinéen, donc essentiellement c’est la langue du pays.

Pour preuve, le Peulh du Niger ou du Nigéria n’appelle pas ces expressions de la même manière que les Peulhs de Guinée.

Le MALINKE qui dit ‘’I bara n’kili’’ veut tout simplement dire ‘’I bara n’khili’’ qui est en DJALONKA ou SOUSOU, sinon il aurait dit ‘’I BARA N’WOLE’’ qui est la langue authentique.

En réalité tous ces peuples ont trouvé les Djalonkae sur place, les uns à la recherche du pâturage et les autres à la recherche de l’or dans le Bouré.

Monsieur le Président, ce qui est d’ailleurs plus important c’est la nouvelle recherche effectuée par le Professeur Mohamed Bentoura BANGOURA, Sociologue chercheur sur cette langue Guinéenne qui est le N’NAKHA. Cette langue est maritime et continentale, elle repond à tous les vocabulaires de faune et flore de la mer, tandis que les autres langues sont continentales, et ne disposent pas des deux (2) atouts. Et les recherches mondiales des savants ont prouvé que les langues côtières (maritime) sont les langues les plus riches en vocabulaire. Donc, unanimement, la langue N’NAKHA est la langue nationale de Guinée.

Pour vous renforcer, 60% de la population de la haute Guinée est Djalonkae ; 70% de la population du Fouta-Djalon est Djalonkae ; 80% de la population de la Guinée forestière aussi Djalonkae, et enfin 99,99% de la population de la Guinée-maritime est également des Djalonkae.

Monsieur le Président, si la nation malienne adopte le N’KO, la nation Sénégalaise le Wolof, celle Guinéenne est le N’NAKHA.

Certains intellectuels Guinéens médiocres et haineux ont toujours refusé la reconnaissance de la langue Djalonka qui est et pourtant la langue trésor, fédératrice et unificatrice du peuple de Guinée.

Nous interpellons la conscience des uns et des autres à l’unité nationale et la préservation de la quiétude sociale et de la paix face à l’ennemi commun pour que les Guinéens parlent une seule langue de communication officielle. -Pour évincer le troisième mandat, « AMOULANFE » était le langage commun des Guinéens ; – Pour calmer les Guinéens en 2010 après les élections, « WO YATAGUI YAILAN » a été le mot commun des Guinéens pour la quiétude sociale ; – Pour accéder à l’indépendance en 1958 « N’BA SILY SO DE » a été le mot de la révolution. Et d’ailleurs, Sékou TOURE partait vers l’unification de la langue en nommant la monnaie Guinéenne SILY, l’équipe nationale « SILY » et le journal de la presse nationale était « HOROYA ».

Voilà Monsieur le Président les preuves palpables pour vous Guider afin de sortir de l’ornière car il n’est jamais trop tard.

Le collectif Djalon-Sosoe WAKARA

Conakry, le 25 septembre 2021