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BEPC : « Beaucoup de délégués ont reçu chacun deux (2) millions, pour pouvoir laisser les enfants communiquer » (Kabinet Keita)

La fraude dans le déroulement du Brevet d’Etudes du premier Cycle en Guinée. Certains acteurs de la société civile haussent le ton contre la pratique, à l’occurrence l’association scolaire et estudiantine de Guinée. Joint ce mardi,le Président de cette structure affirme qu’il y a eu des ratés lors des deux premiers jours du BEPC. Pour Kabinet Keita, en dépit des innovations de cette année, la fraude persiste encore au BEPC.

Les casde fraude aux différents examens en Guinée sont perceptibles et inquiétants. Et le Brevet d’Etudes du premier Cycle n’est pas en marge de ces tromperies devenues une habitude dans le pays. Kabinet Keita est le président de l’association scolaire et estudiantine de Guinée et observateurs des examens.

« Honnêtement depuis qu’on a commencé à observer hier (lundi 26 juillet 2021), nous avons remarqué des points noirs en ce qui concerne l’organisation de cet examen. Premièrement, ce sont des attroupements que nous constatons depuis hier dans les centres d’examens. Ce qui occasionne quand même l’infiltration des sujets dans certains centres », a-t-il regretté.

Avec le laxisme de certains délégués et la complicité des encadreurs de certaines écoles, la fraude devient facile pour les candidats dans les centres. Chose que déplore notre interlocuteur.

« Le premier jour de ce BEPC, alors ce qui veut dire que y a certains élèves qui utiliseraient des téléphones. Selon certains de nos observateurs, il  y a de ces délégués qui reçoivent de l’argent. Hier à N’Nzérékoré centre par exemple beaucoup de délégués ont reçu chacun deux (2) millions, pour pouvoir laisser les enfants communiquer en classer et utiliser les téléphones. Y a aussi les responsables des écoles privées qui se sont invités dans ces fraudes » a-t-il déploré.

La question de savoir à qui incombe la responsabilité de ces fraudes. Kabinet Keita répond en ces termes.

« Les responsabilités sont partagées, si par exemple les autorités au niveau central ont la volonté et que cela n’est pas suivie depuis à la base vous voyez. Donc, ça veut dire les enseignants qui sont dans les salles ne jouent pas pleinement leur rôle puis qu’ils reçoivent de l’argent. Selon ce que beaucoup d’élève nous déclare à la sortie. » a-t-il déclaré.

Selon cet activiste de l’éducation, les détecteurs de métauxsont quasi inexistantsdans les centres de déroulement du BEPC. Pire, comme chaque année, des candidats fictifs auraient été validées pour affronter ce BEPC a conclu Kabinet Keita.

AMARA SIMBA SYLLA.

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