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Construction des immeubles : les personnes à mobilité réduites interpellent la junte militaire

Les personnes en situation de handicap plaident pour leur accessibilité aux bâtiments publics ou privés et aux places publiques. Au cours d’une conférence animée ce vendredi à la Maison de la Presse, cette couche sociale a attiré l’attention des autorités guinéenne sur la discrimination dont elle fait l’objet dans la construction des immeubles.  

Par exemple, Mamadou Samba Diallo est le président de l’Association des personnes de petites tailles de Guinée.  Au cours d’une rencontre avec le président de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya en 2021 au palais du peuple de Conakry, il a eu du mal à accéder à la salle de réunion située au troisième étage.

« Vous avez vu Massoud Barry en fauteuil roulant qui avait intervenu. Pour arriver dans la salle, il a fallu que les hommes du CNRD lui prennent. Moi je suis allé, j’ai assisté et je sais combien de temps j’ai passé entre les escaliers en tant que personne de petite taille », a déclaré Mamadou Samba.

Depuis 2020, Thierno Saïdou DIAKITE plaide pour l’accessibilité des personnes en situation de Handicap dans les immeubles. Mais les lignes n’ont toujours pas bougé.

« Ce plaidoyer qui avait pour objectif d’attirer l’attention de nos décideurs n’a malheureusement pas eu de suite favorable. A savoir la prise en compte de la situation de certains de nos compatriotes dans la construction des immeubles. Au regard de ce qui précède, nous relançons ce plaidoyer sur la problématique de notre accessibilité », a indiqué M. Diakité.

Des lois portant protection et promotion des personnes à motricité réduite ont été votées et promulguées sous le règne d’Alpha Condé. Mais elles n’ont jamais été appliquées. Thierno Saïdou Diakité a lancé une invite.

« On a proposé la mise en place d’une commission interministériel afin de revoir les conditions d’application de loi portant protection et promotion des personnes en situation d’handicap. Deuxième proposition revoir la facilitation des fonctions d’accès aux différents services fréquentés en permanence par des personnes en situation d’handicap. Troisième proposition pour amender le code de l’ordre national d’architecte au niveau au niveau de son volet installation des ascenseurs. Actuellement, c’est à partir d’un immeuble 5 étages que l’ascenseur est obligatoire dans le code des architectes de Guinée. Ce qui faudrait revoir à partir du troisième étage inclus ».  

Le troisième  recensement général de la population et de l’habitat de 2017 révèle que 1,5% des Guinéens vivent avec un handicap. Mais l’intégration de cette catégorie de personnes est toujours difficile dans la société.

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