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Justice : Alpha Amadou DS Bah flingue le système

Depuis la fin de l’élection présidentielle du 18 octobre 2021, plusieurs cadre de l’UFDG et de la société civile sont détenus en prisions  sans procès. Cette situation préoccupe les défenseurs des droits de l’homme  en Guinée. Dans un entretien accordé à notre rédaction ce vendredi 18 juin 2021, maitre Alpha Amadou DS Bah, vice-président de l’organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH) déplore cet état de fait. Pour lui, une détention préventive devrait être courte pour la tenue d’un  procès. 

Nombreux sont des citoyens qui sont détenus dans les prisons du pays durant des mois  sans pour autant connaitre la cause de leur incarcération pour faute d’un procès. Me  Alpha Amadou DS Bah vice-président de l’organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH) pense que   les personnes détenues doivent bénéficier d’un procès.

« En principe, quand il y a des infractions de ce genre, les personnes sont poursuivies, elles doivent être jugées dans un délai raisonnable. Et aujourd’hui visiblement ce délai raisonnable est largement dépassé, donc il est impératif qu’un procès soit organisé dans le plus bref délai pour que ces personnes soient jugées conformément à la loi », a-t-il suggéré.

Pour ce défenseur  des droits de l’homme, la détention systématique ne favorise pas le respect des droits humains. 

 «  La détention constitue en réalité  l’exception. Quand il y a une infraction, quand ce sont des personnes qui ont des domiciles connus et qui ne peuvent pas fuir, normalement  on ne doit pas les incarcérer. Raison pour laquelle nous avons toujours dit que le recours à la détention systématique n’est pas de nature a favorisé les droits de l’homme. », regrette Me  Alpha Amadou DS Bah.

A cause de leur innocence, certains d’entres eux obtiennent leur libération sans être dédommagé. Pour Me Alpha Amadou DS Bah ces personnes doivent porter plainte contre l’Etat.

« Si quelqu’un est maintenu en détention illégalement, d’abord il n’a pas et il va perdre son boulot. C’est pourquoi nous interpellons des personnes qui sont relaxées au bout de plusieurs mois pour détention préventive de se mettre en relation avec des ONG ou avec le cabinet d’avocats  pour que des poursuites soient engagées contre l’Etat, afin que l’Etat puisse les dédommager », conseille-t-il.

Tous les regards sont tournés désormais  sur la justice guinéenne qui programme le procès des détenus afin que ces derniers puissent être situés sur leur sort.

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