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Les structures syndicales saluent l’abrogation des 5% sur le salaire des fonctionnaires

L’abrogation du prélèvement des 5% sur le salaire indiciaire des fonctionnaires de l’Etat et 2% sur la pension des retraités est une des décisions du CNRD les plus saluées par les structures syndicales. Jusque-là, ce prélèvement était une décision qui ne faisait pas l’unanimité et a toujours été critiqué par la plupart des syndicats.

Depuis le début, le prélèvement de 5% sur le salaire des agents de l’Etat a toujours fait polémique. Le Syndicat National de l’Education-SNE, l’une des structures syndicales à toujours dénoncer cette mesure, se réjouit aujourd’hui de son abrogation. Michel Pépé Balamou en est le secrétaire général.

« Le syndicat national de l’éducation apprécie à sa juste valeur, le communiqué portant abrogation du prélèvement de 5% sur le salaire indiciaire des fonctionnaires et 2% sur la pension des retraités. Et nous demandons au CNRD de rétablir nos camarades fonctionnaires dans leur droit en les rappelant les 5% qui ont été prélevé sur leur salaire », a-t-il plaidé.

L’une des rares structures à apprécier la mesure, l’USTG, applaudit aussi la décision d’annulation en attendant de faire adhérer tous les fonctionnaires. Abdoulaye Sow.

« Ça permet de prendre en charge du point de vue santé les fonctionnaires guinéens et leur famille. Le revenu est très faible et donc cela pouvait les prendre en charge et les soigner très bien. Mais les préalables n’étant pas rempli, nous avons dit qu’il n’en valait pas la peine. C’est donc avec satisfaction que nous avons appris cette bonne nouvelle », s’est il réjouit.

Le SNE  demande la suspension momentanée de l’institut national d’assurance maladie obligatoire-INAMO et la caisse nationale de prévoyance sociale des agents de l’Etat et propose plutôt d’aller sur de nouvelles bases.

« Pour que les 18% que l’Etat donnait comme sa part de contribution soit justifié en même temps nous demandons au CNRD de dissoudre les directions générales de ces deux caisses pour pouvoir voir clair dans cette situation. Et que des conditions préalables soient d’abord remplies. Il faut une large campagne d’information et de sensibilisation, une implication de toutes les structures syndicales », a-t-il souhaité. 

Seul un cadre de confiance pourrait faire adhérer les fonctionnaires à cette mesure a conclu, notre interlocuteur Michel Pépé Balamou.

FATOUMATA KEITA

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