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Guinée Actus

On en sait un peu plus dans le dossier des 2.000 fonctionnaires

C’est une histoire qui a commencé en 2017 avec le recrutement de nouveaux fonctionnaires à la fonction publique. A l’issu duquel plus de 2.000 d’entre eux se sont retrouvés sans matricule. Suite aux plaintes et différentes investigations, on commence à voir le bout du tunnel.

« Aujourd’hui grâce à la justice, il y a eu des enquêtes et on a retrouvé des matricules dans les différentes banques où les gens sont venu acheter des noms et faire des prêts à ces noms environs 25 millions de franc… la justice aujourd’hui a récupéré beaucoup de ces matricules et la plupart de ces personnes sont entrées en possession de leur matricule », déclaré Jean Pierre Koly Goépogui, représentant du collectif des 2.000 fonctionnaires..

La corruption et ses corolaires, notamment les pratiques malsaines de certains cadres de l’administration sont entre autres dénonciations de notre interlocuteur « d’abord le clientélisme que je dénonce. Ils vendent des matricules, usurpation de noms. Des gens qui viennent, on leur donne de l’argent et ils répondent au nom des gens. J’ai toutes les preuves avec moi », a martelé le représentant du collectif desdits fonctionnaires.

Pour illustrer ces allégations, Jean Pierre Koly Goepogui cite nommément des personnes impliquées dans ces pratiques « Mme Titi Kamano, présidente de la fausse commission qu’elle a mise en place, actuelle directrice générale du service concours examen, son adjoint Karamoko Oumar Diallo, le secrétaire général du ministère de la fonction publique, Ousmane Bangoura, le chef de cabinet et tant d’autres, tous de nationalité guinéenne impliqués dans le faut et usage de faut », a-t-il accusé.

En attendent la suite des événements dans ce dossier des 2.000 fonctionnaires, certains fonctionnaires continuent à prendre leur mal en patience.

Fatoumata Keita

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