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Guinée Politique

Affaire ‘’Nabaya Gate’’ : La solidarité gouvernementale sacquée par des acteurs de la société civile

Le gouvernement n’est pas prêt à accepter une quelconque diffamation à l’encontre de la ministre Zenab Nabaya Dramé accusé de détournement de 200 milliards de franc guinéen. Dans une sortie médiatique cette semaine, le Premier Ministre a réitéré sa solidarité à la ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Selon Dr Ibrahima Kassory Fofana, cette affaire dite ‘’ Nabaya Gate ‘’ est une cabale créée de toute pièce.

Chez des acteurs de la société civile, même si le procès a été abandonné par le tribunal de première instance de Kaloum, les rumeurs sur le présumé détournement de 200 milliards continuent de défrayer la chronique.

Pour le président du Forum Civil Guinéen, l’opinion publique a encore besoin de savoir plus « A chaque fois il y a une piqure de lapin, cela prouve aujourd’hui que le dossier n’est pas prêt d’être refermé. J’ai l’impression que cette fois, même au niveau du camp présidentielle il y a des gens qui ont envie de comprendre qu’est ce qui s’est réellement passé par rapport à l’histoire de la ministre communément appelée Nabaya Gate », a estimé Ibrahima Balaya Diallo.

De son côté, Dr Dansa Kourouma, président du conseil national de l’organisation de la société civile, n’est pas étonné du blanchissement du gouvernement qui, selon lui, s’est prononcé très tôt dans cette affaire « L’affaire n’est plus dans la main de Kassory Fofana, mais dans les mains de la justice. Il revient à la justice de situer les responsabilités dans ce dossier et le premier ministre politiquement il ne peut qu’être solidaire à un membre de son gouvernement ».

Pour y arriver, Dr Dansa Kourouma sollicite une liberté professionnelle des organes judiciaires et des institutions de lutte contre la corruption « Tant que la justice n’a pas ces lettres de noblesse en Guinée, une justice indépendante composée de magistrats spécialisés avec un statut de magistrats anti-corruption qui peuvent agir entre toute indépendance et en toute transparence, tant que les institutions chargées de lutte contre la corruption dont l’agence nationale de lutte contre la corruption n’ont pas les moyens financiers techniques et humains appropriés pour sévir en toute indépendance, les débats sur la corruption seront toujours à la place publique et on ne peut pas trouver de solution », a-t-il laissé entendre.

En tout cas, malgré cette sortie du premier ministre Ibrahima Kassory Fofana dans affaire ‘’ Nabaya gate ‘’, le débat est loin de connaitre son épilogue.

Hadja Mamady Camara

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