Guinée Politique

Après le défilé des militaires et paramilitaires, un coup d’œil dans les salles de classes !

today4 octobre 2023 100

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Elèves guinéens

C’est nécessaire et indispensable surtout pour le premier jour de la rentrée des classes de surcroît qui intervient au lendemain de la célébration de l’an 65 de l’indépendance. Et donc 65 ans après, il est aussi important de regarder dans le rétroviseur de ce système embryon issu de l’empire colonial. Au sortir de cette période, la Guinée a toute suite misé sur l’Éducation. Et justement cela lui prévalu une certaine réputation dans la sous région et même dans le monde avec un réseau national d’école. Après 65 ans aujourd’hui, on compte plus d’écoliers de cadres dans le rang des Guinéens.

Mais avec quel niveau ? Cette école peine à s’imposer de par la qualité de la formation et perd de plus en plus sa place d’antan. Les élèves issus des écoles sous le manguier ont fait mieux. Depuis 65 ans, le système éducatif guinéen est resté en perpétuelle construction, chaque année mis à rude épreuve devant répondre aux besoins de formation des maîtres et professeurs, tout en développant ses services d’accueil avec un budget insuffisant. Depuis quelques années, l’Etat ne cesse de faire des efforts pour rehausser le budget alloué à l’éducation nationale. On tourne encore entre 15% et 25% des recettes publiques. Ce qui est justement inférieur au niveau nécessaire à la pérennisation du système. Et c’est un fait.

Ce sous-financement est par ailleurs corroboré quand on examine la part des dépenses publiques d’éducation dans le PIB du pays dans les années 2000 par exemple. Cette statistique est passée de 1,8% en 1994 à 2,3% en 2003, c’est-à-dire toujours inférieure à la moyenne des « pays à faible revenu » d’Afrique subsaharienne. C’est bien, la Guinée appartient désormais un autre cap bien entendu. Malheureusement, la réalité est toujours aussi persistante. Dans la loi de finance initiale 2023 par exemple, le budget de l’enseignement supérieur a été revu à la baisse de 3%.

On ne se remue que quand c’est la période des examens véritablement. Pour preuve, en 2022 le pays a battu son propre record d’échec scolaire en affichant un taux de réussite national inédit de 9,37% au baccalauréat, 15% au BEPC et 17% au certificat de fin d’étude élémentaire. Des chiffres qui témoignent de l’urgence de la situation et nous alertent du niveau critique atteint par nos institutions académiques. Mais 65 ans ça se célèbre et on est fière. Bonne rentrée donc !

La fléchette de Fatoumata Harouna

Écrit par: Soleil FM

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