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Coléah imprimerie : l’inquiétudes des autorités face aux pratiques de débauche

today23 mai 2024 18 1

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Les autorités de Coléah Imprimerie, dans la commune de Matam se disent préoccupées par des pratiques de débauches qui se font en bordure de mer sur la route du Niger. Des cabarets, buvettes, sont installés ça et là. Ces endroits sont propices à la prostitution et la consommation du chanvre indien. Le tout est couronné par une insécurité galopante dans cette partie ce Conakry. Les cris de cœurs.

Quand nous arrivons sur place, nous sommes accueillis par une bagarre entre deux jeunes. Un gendarme tente à peine de les ramener à la raison. Un peu plus loin, la bière et le chanvre indien se consomment à ciel ouvert. Une situation qui inquiète le chef de quartier, Mohamed Yarie SOUMAH.

«Le lieu là tel qu’il est ainsi, ne me plait pas du tout; on a fait des recours, j’ai adressé une lettre à madame la Gouverneure, à Monsieur le Maire de la commune de Matam, et même le commissariat central, tout le monde est au courant. J’ai adressé une lettre à tout un chacun, j’ai même les reçus avec moi ici. Pour qu’ils puissent m’aider à déguerpir ce coin là. Surtout, nous sommes envahis par les léonais. Bon nombre de nos citoyens viennent se plaindre ici, y a des vols, des menaces; le lieu là est devenu un dépotoir»

Les citoyens de ce quartier de la commune de Matam ont aussi la peur au vendre. Pour Youssouf SYLLA, cette pratique ne date pas d’aujourd’hui.

«Ça fait un bout de temps hein, ce n’est pas récent, mais c’est tout récemment qu’ils ont abusé. Sinon y’avait des gens qui habitaient là-bas, mais au temps ce n’était pas comme ça, ce lieu est devenu très dangereux parce qu’on ne sait jamais où les problèmes surgissent, en ce moment même y’a de ces jeunes qui en profitent pour essayer de faire du mal».

Le chef du quartier Coléah Imprimerie ne sait plus à quel saint se vouer. Mohamed Yarie demande de l’aide.

«Je veux que l’Etat nous aide à déguerpir tout le monde pour que ce lieu soit propre parce que ce coin là, c’est pour l’Etat c’est un ancien lieu des maisons de jeunesse c’est ça que j’avais entendu dire. Il y a nos sages ici qui m’ont informé de cela donc à l’heure où je suis comme ça mon soucis  quartier je veux que la première chose à faire pour ici pour le quartier, je veux que ce coin soit déguerpis ça c’est mon soucis le plus ardent».

Les occupants de cet endroit n’ont pas accepté de se prêter à notre micro. Les quelques uns qui ont voulu ont été empêchés par leurs collègues.

 

Mariam BAH, Soleil FM

Écrit par: Louis Oscar LOBE MOUKOURI

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