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Education sexuelle : les activistes souhaitent l’implication de tout le monde

today30 mai 2023 5

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L’Education sexuelle chez la fille est considérée comme un sujet tabou dans certaines familles en Guinée. La plupart d’entre elles ne savent pas quoi faire de leur sexualité.  En Guinée, les questions liées à l’éducation sexuelle sont rarement ou mal abordées dans les familles. Conséquence, nombreuses filles ou femmes sont confrontées à des difficultés dans leur sexualité.

«En famille ou à l’école, il n’y a pas de conseils portant sur la sexualité. Pourtant si au préalable tu avais eu des conseils, tu pourrais prévenir ces maladies. Je peux dire que sur les réseaux sociaux contribuent beaucoup à travers des pages où on donne des conseils. Ce n’est pas parce qu’on ne donne pas ces conseils à l’école ou en famille qu’on ne peut pas trouver des conseils ailleurs », pense Bernadette Fasi Koivogui.

Abondant dans le même sens, Abdoul Diallo soutient que les traditions y sont pour beaucoup de chose.

« Les gens ne sont pas éduqués sexuellement. C’est là qu’on parle de tabous. Nous vivons dans une société où les gens sont un peu encrés dans les coutumes. C’est peu compliqué ! Personnellement, je suis ouvert à tout ça. Du fait que j’ai eu des parents qui ne sont pas sévère dans ce sens. On n’en a jamais parlé. Mais j’ai la chance de côtoyer des gens, des frères, sœurs… ».

Kadija Fadiga, est une exception. Dans sa famille, elle a souvent des échanges avec sa mère sur des questions liées à la sexualité. 

« J’ai une maman depuis que j’ai commencé mes règles, elle explique. C’est bon de donner des conseils aux jeunes filles avant qu’elles ne grandissent. Il y a d’autres filles qui peuvent faire des bêtises. Parce qu’elles ne savent pas ce que c’est que le sexe. Les mamans peuvent aider les jeunes filles surtout à calculer leurs menstrues. C’est très important. » 

Fatoumata Keita, activiste pense, que la responsabilité est partagée.

« Les responsabilités sont partagées : l’Etat, l’école, les enfants eux même. Parce qu’aujourd’hui, même les jeunes filles mineures ont vraiment la paresse d’aller à la quête de l’information. On préfère toujours se connecter, aller sur les réseaux. Elles ne savent même pas leur cycle menstruel. Elles ne connaissent rien de leur corps. »

Pour une éducation sexuelle en Guinée, cette activiste, demande l’implication de la société.

«Je pense qu’aujourd’hui la société devrait tout faire pour parler de ce sujet afin d’éduquer les enfants. Aujourd’hui vous allez voir beaucoup de jeunes qui optent pour des méthodes sanitaires qui ne sont pas adéquates. Toutes les filles qui ont à peu près 16 ans ont des petits amis et sont déjà acquises sexuellement. Mais elles n’ont pas les informations sur ce que cela peut représenter sur leur santé physique et émotionnelles. »  

Il faut que les parents s’impliquent davantage dans l’éducation sexuelle des enfants, a conclu l’activiste, Fatoumata Keita. 

Mamadou Dian Diallo pour Soleilfmguinee.net

Écrit par: Soleil FM

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