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Journée internationale de la liberté de la presse : Quand c’est le 03 mai, il faut balayer devant sa propre porte !

today3 mai 2023 1

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A chacun son jour. Et bien en voilà celui de la presse. Des hommes de médias donc. Battus, insultés, exploités à volonté, emprisonnés et parfois même tués, ils sont pourtant les premiers à être sollicités quand le besoin se présente.

Mais faut-il que les hommes  de médias eux-mêmes soient conscients de cet état de fait. Imaginez notre monde sans presse, sans média ?

Pour des moments de réjouissance ou de tristesse et parfois même pour pas  grand chose, ils sont sur tous les fronts. Vent débout contre toutes les formes de vices, soldats de la démocratie et garants de la liberté d’expression, que deviendrait le monde sans les journalistes, que dirais-je sans la presse ?

J’ai déjà quelques idées, comme de l’ennui, beaucoup d’ennuis ou encore la confusion, la désinformation, mais je préfère vous laissez cette charge.

Et donc il est bien gentil, voir altruiste de penser à sauver le monde, mais quand c’est le 03 mai, je dis qu’il faut d’abord balayer devant sa porte.

Le droit à la liberté d’expression, inscrit à l’article 19 de la déclaration universelle des droits de l’homme, est une condition préalable et un moteur de la jouissance de tous les autres droits de l’homme. Nul besoin donc de rappeler que la liberté de la presse garantit sans faute tout le reste. Et plus que n’importe qui, les hommes de médias sont les premiers garants de ce droit.

Mais il serait difficile voire impossible de défendre quoi que ce soit si vous n’êtes pas à mesure de vous protéger vous-mêmes.

30ans que la presse jouit de cette liberté dans le monde. Et depuis la libéralisation des ondes en Guinée, que de médias ont vu le jour. Mais comment se portent-t-ils aujourd’hui ?

Quelle est la condition de travail de ces hommes ?

On a encore du mal à aboutir à une fichue convention collective. Les hommes de médias qui passent leur temps à mettre à nu les dossiers les plus sales de ce pays n’ont même pas de quoi vivre.

Comme des déshérités, ils passent leur temps à souffrir le martyr.

A l’occasion de la célébration de cette journée qui a vu naître la liberté de la presse, le mieux à faire serait d’évaluer la liberté de la presse elle-même. Je sais que le syndicat s’en charge déjà et avec perfection. On n’a plus à rappeler l’intérêt qu’ils ont de défendre l’indépendance des médias et oui comme c’est l’occasion idéale, pourquoi ne pas rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur profession ?

N’oublions pas que c’est seule la presse qui a le pouvoir de faire et défaire les hommes.

Encore une fois, quand c’est le 03 mai, il faut d’abord nettoyer devant sa propre porte !

Bonne fête à toute la presse nationale, africaine et internationale !

La Fléchette de Fatoumata Harouna

Écrit par: Soleil FM

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