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Journée internationale de l’Education : le secrétaire général de la FSPE fait l’autopsie du secteur en Guinée

La journée internationale de l’Education est célébrée le 24 janvier de chaque année. Elle a pour objectif de mettre en lumière le rôle de l’Education pour la paix et le développement dans le monde.  Joint au téléphone à cette occasion par notre rédaction, le secrétaire général de la Fédération syndicale des professionnels de l’Education (FSPE) indique que malgré les efforts fournis par les autorités dans le secteur éducatif guinéen, les défis restent encore énormes.

La journée internationale de l’Education a été proclamée en 2018 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette année, elle est célébrée  sous le thème « Investir dans l’humain, faire de l’Education une priorité ». Malgré les efforts fournis par les autorités, cette journée passe inaperçue en Guinée. Selon le secrétaire général de la Fédération syndicale des Professionnels de l’Education, le secteur éducatif a encore du chemin à parcourir.

« Les conditions de travail font aujourd’hui que nous avons connu vraiment un échec lamentable l’année dernière. C’est ces conditions entre autres, le manque criard des enseignants, de tables bancs, les pléthores dans les salles de classe, le manque d’infrastructures, le manque d’équipement, tout cela constitue pour nous un obstacle», fait savoir, Salifou Camara.

Les actions  entreprises par les autorités actuelles, suscitent un espoir chez ce syndicaliste.

« Tout n’est pas négatif. Parce que nous voyons aujourd’hui la formation des enseignants. Ça c’est un acte que nous saluons. La construction des écoles, ça aussi c’est un espoir. Nous voyons beaucoup d’actes. Donc franchement c’est un espoir. Mais ce qui reste est beaucoup plus que ce qui est fait », soutient cet acteur du système éducatif guinéen.

Le secrétaire général de la FSPE invite le gouvernement  à prioriser l’éducation pour le devenir de la nation guinéenne.

 « Nous demandons au gouvernement de revoir les conditions de travail pour que l’élève guinéen puisse évoluer dans les conditions requises, qu’il puisse être la fin de leur cycle universitaire ou de préscolaire un élève compétant et compétitif sur le plan international»,  conclut notre interlocuteur.        

Selon l’INESCO, il y a en date 244 millions d’enfants et de jeunes qui ne vont toujours pas à l’école et 771 millions d’adultes ne maîtrisent pas les compétences de base en Alphabétisation.

Mamadou Dian Diallo pour soleilfmguinée.net

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