Soleil FM

Auteur : Razakou Moussa

Actualités Guinée Actus

Matoto : une Vingtaine de conseillers communaux demandent le départ du maire Mamadouba Toss Camara.

Razakou Moussa

Cette information a été confirmée à notre rédaction ce lundi 25 octobre 2021, par Mohamed Gove Soumaré le Porte parole des élus frondeurs. «Je précise que plus de 25 élus communaux demandent désormais le départ de Mamadouba Toss CAMARA . Ces personnes comptent faire une déclaration demain mardi», a affirmé M Soumaré, sans faire assez de commentaires sur ce sujet.

Il faut rappeler que le 15 décembre 2018, selon les premiers résultats  Kalémoudou YANSANÉ de l’UFDG avait remporté le vote à la tête de cette plus grande circonscription électorale du pays, avec 23 voix contre 22 pour Mamadouba Toss Camara, candidat du RPG Arc-en-ciel. Après cet échec, le second a été aussi élu le Jeudi qui a suivi avec 30 voix sur 45. Chacun des candidats a revendiqué la victoire, mais finalement, le candidat du parti au pouvoir d’alors, a été installé dans ses fonctions par les autorités. Selon nos informations, Mamadouba Toss CAMARA, Maire de la Commune de Matoto, élu pendant le second mandat du président déchu, est décrié par 25 conseillers de la commune pour sa gestion opaque. Une déclaration commune serait attendue demain mardi pour demander son départ alors d’autres élus trouvent dans cette lancée une certaine haine contre le maire .

Par Moussa Caiss Sylla

Actualités Sport

Classico : Paris et Marseille se neutralisent après l’expulsion de Hakimi

Razakou Moussa

L’expulsion de l’international marocain Achraf Hakimi, en début de seconde période, n’a pas arrangé les choses pour le club de la capitale française, le Paris Saint-Germain, qui a fait match nul, face à l’Olympique de Marseille, ce dimanche soir, au stade du Vélodrome.

Une pluie de buts était attendue lors de ce 101ème classico entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain, ce dimanche 24 octobre. Mais le match tant attendu de ce soir a fini sur un score nul et vierge. L’expulsion de l’international marocain, Achraf Hakimi, aura toute de même joué sur la balance, puisque le PSG a fini le match à 10, avec une vapeur plus ou moins inversée.

Le public du stade du Vélodrome a assisté au second match nul (0-0) en 15 ans entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain. Même s’il y avait plein d’animation, le score restera vierge, après deux buts refusés suite à la consultation du VAR. Il s’agit d’un but contre son camp de Luan Peres sur un tir raté de Neymar, à la 14ème minute. L’autre but refusé est le résultat d’une frappe d’Arkadiusz Milik à la 21ème minute.

Dès la 56ème minute de jeu, Marseille s’est retrouvé en supériorité numérique après l’expulsion de l’international marocain Achraf Hakimi. D’une belle contre-attaque à la suite d’une passe de Dimitri Payet, l’ailier turc Ünder fonce droit vers les cages parisiennes. Il est pris en chasse par Achraf Hakimi qui pousse le joueur marseillais dans le dos. Le Marocain étant en position de dernier défenseur, le carton rouge était inévitable.

La sortie de Hakimi laisse l’avantage à l’OM qui évolue désormais en supériorité numérique Le match sera par la suite inversé, avec des Marseillais qui ont fini un peu plus requinqués, mais ne parviendront pas à remporter ce match très attendu. Les deux équipes se sont donc quittés sur un score nul et vierge.

Source : Afrik.com

Actualités Sport

CAN Féminine Maroc 2022 : le Ghana éliminé, le Cameroun valide son ticket

Razakou Moussa

Le Ghana ne sera pas représenté à la Coupe d’Afrique des nations féminine, qui aura lieu en 2022 au Maroc. Les Black Queens ont été éliminées par les Super Falcons du Nigeria, malgré leur victoire à domicile 1-0, ce dimanche, dans le cadre du 1er tour retour des éliminatoires. Le Cameroun a validé son ticket pour le prochain tour, en dominant à nouveau la Centrafrique (2-0).

Les Black Queens se sont imposées devant le Nigeria (1-0), grâce au but de Princilla Adubea, en seconde période, à Accra (47’), ce dimanche 24 octobre. Le Ghana avait eu une autre belle occasion de doubler la marque, dans les arrêts de jeu, après une belle frappe des Black Queens qui finissait sa course sur la barre transversale. Le rebond était bloqué par les Nigérianes, juste sur la ligne de but.

Dans ce choc du 2ème tour des éliminatoires de la CAN Maroc 2022, les deux équipes ont terminé le match avec 10 joueurs, après les expulsions de la ghanéenne Portia Baokye (64’) et de la Nigériane Glory Ogbanna (69’). Malgré leur courte victoire, le résultat était insuffisant pour le Ghana, car le Nigeria avait remporté le match aller 2-0, à Lagos, il y a quelques jours. Le Nigeria passe ainsi au tour suivant des éliminatoires.

Au prochain tour, le Nigeria affrontera le vainqueur de la confrontation Côte d’Ivoire – Niger. À l’aller à Niamey, les Éléphantes s’étaient imposées devant le Mena Dame (9-0) et devraient logiquement valider leur ticket à domicile, cet après-midi (15h30 GMT). Le Cameroun a encore pris le dessus sur la Centrafrique (2-0), comme à l’aller 1-0.

Programme 1er tour retour

Samedi 23 octobre 2021

  • Namibie / Tanzanie 3-2 (2-1)
  • Soudan du Sud / Kenya 1-7 (0-8)
  • Rwanda / Djibouti 0-3 forfait
  • RD Congo / Guinée Equatoriale 0-3 forfait

Dimanche 24 octobre 2021

  • Cameroun / Centrafrique 2-0 (1-0)
  • Bénin / Burkina Faso 1-3 (1-2)
  • Ghana / Nigeria 1-0 (0-2)
  • Togo / Sao Tomé-et-Principe 3-0 (5-0)

Lundi 25 octobre 2021

  • 15h30 Côte d’Ivoire / Niger (9-0)
  • 16h00 Guinée / Mali (2-2)
  • 16h30 Gambie / Sierra Leone (2-0)

Mardi 26 octobre 2021

  • 13h00 Burundi / Erythrée (5-0)
  • 13h00 Ethiopie / Ouganda (0-2)
  • 13h00 Zambie / Malawi (1-1)
  • 14h00 Botswana / Angola (5-1)
  • 14h00 Eswatini / Zimbabwe (1-3)
  • 14h00 Afrique du Sud / Mozambique (7-0)
  • 14h00 Tunisie / Egypte (6-2)
  • 14h30 Gabon / Congo (1-2)
  • 16h00 Mauritanie / Guinée-Bissau (0-1)
  • 17h00 Sénégal / Liberia (1-2)
  • 17h00 Soudan / Algérie (0-14)

Source : Afrik.com

Actualités Cultures

“La femme du fossoyeur” remporte l’Etalon d’Or de Yennenga

Razakou Moussa

Le réalisateur somalien Ahmed Khadar a remporté samedi l’Etalon d’Or de Yennenga du 27e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) pour son premier long-métrage “La femme du fossoyeur”.

Le jeune réalisateur de 40 ans, également de nationalité finlandaise et dont le film est tourné à Djibouti en version originale somali, n’a pas pris part à la cérémonie de clôture du festival dans la capitale burkinabè.

Le président du jury qui lui a décerné le prix, le Mauritanien Abderrahmane Sissako, a déclaré que que “pour tout cinéaste africain c’est le plus beau prix qu’on puisse avoir, c’est toute une fierté”.

Né à Mogadiscio, Ahmed Khadar, également écrivain, immigre en Finlande à l’âge de 16 ans avec sa famille et un statut de réfugié. Il réalise son premier court métrage, Me ei vietetä joulua, en 2014, puis deux autres en 2017, Yövaras, et 2018, The Killing of Cahceravga.

Présenté en juillet au festival de Cannes dans le cadre de la Semaine internationale de la critique, “La femme du fossoyeur” avait reçu un bon accueil.

Le film traite de l’histoire d’amour d’un couple vivant avec leurs fils dans un quartier pauvre de Djibouti.

Lorsque Nasra, l’épouse –interprétée par la mannequin canadienne née en Somalie Yasmin Warsame– est atteinte d’une grave maladie rénale et doit se faire opérer d’urgence, l’équilibre familial est menacé et son mari Guled, fossoyeur, doit trouver l’argent pour payer la coûteuse opération.

Le film a également remporté le prix de la meilleure musique.

L’Etalon d’argent a récompensé “Freda”, de la Haïtienne Gessica Geneus et l’Etalon de bronze va à “Une histoire d’amour et de désir” de la Tunisienne Leyla Bouzid.

Le prix d’interprétation féminine est revenu à la Britannique d’origine sierra-léonaise Zainab Jah pour son rôle dans “Farewell Amor” de Ekwa Msangi (Tanzanie), tandis que chez les hommes Alassane Sy s’est illustré pour son rôle dans “Baamum Nafi” du Sénégalais Mamadou Dia.

Avec son film “Serbi” (Les tissus blancs) qui traite de la dignité de la femme dans une société patriarcale, le Sénégalais Moly Kane remporte le poulain d’or dans la section fiction court métrage.

“Amani” de la Rwandaise Alliah Fafin et “Zalissa” de la Burkinabè Carine Bado reçoivent respectivement l’argent et le bronze.

Les trophées ont été remis au Palais des sports de Ouaga 2000 par les présidents burkinabè Roch Marc Christian Kaboré et sénégalais Macky Sall, dont le pays était l’invité d’honneur de 27è Fespaco.

Se réjouissant d’avoir réussi au cours du festival la projection de “500 œuvres au profit de 150.000 festivaliers” venus de 64 pays, “malgré l’adversité liée à l”insécurité et à la Covid-19”, le délégué général du Fespaco Moussa Alex Sawadogo, a donné rendez-vous du 25 février au 4 mars 2023 à Ouagadougou pour la 28e édition du festival.

Un “mini Fespaco” itinérant doit avoir lieu dans le nord du Burkina Faso, région la plus touchée par les attaques jihadistes qui frappent ce pays et qui, en six ans, ont fait environ 2.000 morts et 1,4 millions de déplacés.

Source : VOAAfrique

Actualités

“Coup d’État” militaire au Soudan: la plupart des ministres arrêtés

Razakou Moussa

L’armée soudanaise a arrêté lundi les dirigeants civils, notamment le Premier ministre parce qu’il refusait de soutenir un “coup d’Etat”, a annoncé le ministère de l’Information après des semaines de tensions entre militaires et civils qui se partagent le pouvoir depuis 2019.

“Les membres civils du Conseil de souveraineté” qui chapeaute la transition “et la plupart des ministres (…) ont été emmenés vers une destination inconnue”, ajoute le ministère de l’Information dans son communiqué.

Il ne précise toutefois pas si le Premier ministre, Abdallah Hamdok, fait partie des dirigeants arrêtés, alors que des médias ont rapporté qu’il avait été placé en résidence surveillée.

L’internet a été coupé dans tout le pays, tandis que des manifestants se rassemblaient dans les rues pour protester contre ces arrestations, mettant le feu à des pneus.

Ces événements interviennent après des semaines de tensions entre les autorités militaires et civiles de transition dans ce pays et deux jours seulement après qu’une faction soudanaise appelant à un transfert du pouvoir vers un régime civil a mis en garde contre un “coup d’Etat rampant”, lors d’une conférence de presse qu’une foule de personnes non identifiées avait cherché à empêcher.

C’est un “coup d’Etat militaire”, dénonce l’Association des professionnels, l’un des fer de lance de la révolte de 2019 qui a mis fin à 30 années de dictature d’Omar el-Béchir dans ce pays d’Afrique de l’Est, l’un des plus pauvre au monde.

Avec le syndicat des médecins et des banques, ils appellent à la désobéissance civile à Khartoum déjà plongée dans le chaos, sans internet et avec des rues noires de monde se demandant quel nouveau rebondissement arrive dans un pays déjà secoué par un coup d’Etat manqué il y a un mois.

“J’appelle les forces armées à relâcher immédiatement les personnes retenues”, a exhorté l’émissaire de l’ONU au Soudan Volker Perthes, jugeant “inacceptables” les arrestations de la quasi-totalité des civils au sein des autorités de transition.

Les Etats-Unis, dont l’émissaire Jeffrey Feltman était la veille encore dans le bureau du Premier ministre, Abdallah Hamdok, aujourd’hui arrêté, se sont dits “profondément inquiets”, prévenant que “tout changement du gouvernement de transition mettait en danger l’aide américaine”.

Pour sa part, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a appelé la communauté internationale “à remettre la transition soudanaise sur les rails”, tandis que la Ligue arabe se disait “inquiète”, exhortant au “dialogue”.

Dans un pays où les télécommunications sont de plus en plus aléatoires et la télévision d’Etat a été prise d’assaut par des soldats sans qu’aucune annonce n’y soit faite, seul un canal subsiste: des communiqués du ministère de l’Information sur Facebook.

“La plupart des ministres et les membres civils du Conseil de souveraineté ont été arrêtés (…) par des forces militaires”, a-t-il d’abord annoncé.

Puis, a-t-il ajouté, “après qu’il a refusé de soutenir le coup d’Etat, des forces armées ont arrêté le Premier ministre Abdallah Hamdok et l’ont emmené vers un lieu non identifié”.

– “Révolution” –

Dans les rues de Khartoum, où les réseaux sociaux ne sont plus accessibles pour beaucoup, de nombreux Soudanais ont conspué le général Abdel Fattah al-Burhane, qui chapeaute le Conseil de souveraineté désormais amputé de sa part civile, ont constaté des correspondants de l’AFP.

Beaucoup convergeaient vers le principal axe du centre-ville où des pro-civils avaient organisé jeudi une démonstration de force aux cris de “révolution” pour refuser ce que les militants appelaient déjà “un coup d’Etat rampant”.

“Nous n’accepterons pas de régime militaire et nous sommes prêts à sacrifier nos vies pour la transition démocratique”, a juré l’un d’eux à l’AFP, Haitham

“Nous ne quitterons pas les rues avant le retour du gouvernement civil et la reprise de la transition”, affirme de son côté Sawsan Bachir, elle aussi sous la nuée de drapeaux soudanais.

La transition post-dictature dans un pays quasiment toujours sous la férule des militaires et des islamistes depuis son indépendance il y a 65 ans, la transition battait de l’aile depuis longtemps.

Entre luttes de pouvoir parmi les civils et militaires décidés à conserver leurs acquis politiques et économiques, elle a débuté dans l’union sacrée avant de finir morcelée.

En avril 2019, l’armée poussait au départ Omar el-Béchir après trois décennies de pouvoir, sous la pression d’une énorme mobilisation populaire. Depuis août de la même année, un Conseil de souveraineté composé pour moitié de civils et pour moitié de militaires, menait le pays, promettant les premières élections libres fin 2023.

Mais ces derniers jours, la tension est montée entre les deux camps. Le 16 octobre, des pro-armée ont planté leurs tentes devant le palais présidentiel où siègent les autorités de transition.

En réponse, le 21 octobre, des pro-civils sont descendus par dizaines de milliers dans les rues du pays, dans un joyeux festival pour, disaient-ils, “sauver” leur “révolution” anti-Béchir.

– Civils divisés –

Il y a deux jours, le camp pro-civil avait mis en garde contre un “coup d’Etat rampant”, lors d’une conférence de presse qu’une petite foule avait cherché à empêcher.

Mais ce camp est divisé. La preuve? Le sit-in qui réclame un “gouvernement militaire” comme les pro-“révolution” se revendiquent tous des Forces de la liberté et du changement (FLC), la grande alliance anti-Béchir qui s’est créée en 2019.https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-1&features=eyJ0ZndfZXhwZXJpbWVudHNfY29va2llX2V4cGlyYXRpb24iOnsiYnVja2V0IjoxMjA5NjAwLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X2hvcml6b25fdHdlZXRfZW1iZWRfOTU1NSI6eyJidWNrZXQiOiJodGUiLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X3NwYWNlX2NhcmQiOnsiYnVja2V0Ijoib2ZmIiwidmVyc2lvbiI6bnVsbH19&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1452528289327853573&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.voaafrique.com%2Fa%2Farrestation-de-la-plupart-des-ministres-et-des-membres-civils-du-conseil-de-transition-%2F6284141.html&sessionId=0b6b1a24166af6ecb2f923214c5b0a2a3218989f&siteScreenName=VOAAfrique&theme=light&widgetsVersion=f001879%3A1634581029404&width=550px

La rumeur courait dans Khartoum qu’un remaniement ministériel était imminent et que l’armée cherchait à étendre son influence au sein des autorités de transition.

Mais M. Hamdok, qui parlait depuis des jours de “crise la plus grave et la plus dangereuse” pour la transition, avait assuré ne pas avoir accepté.

Arrestations inacceptables

Les arrestations des dirigeants civils au Soudan sont “inacceptables”, a estimé lundi l’émissaire de l’ONU au Soudan Volker Perthes, se disant “très inquiet des informations sur un coup d’Etat”.

“J’appelle les forces armées à relâcher immédiatement les détenus”, ajoute-t-il alors que selon le ministère soudanais de l’Information, la quasi-totalité des civils au sein des autorités de transition sont aux mains de “militaires”.

Les Etats-Unis inquiets

Les Etats-Unis se sont dits lundi “profondément inquiets” par les annonces d’arrestations de dirigeants civils au Soudan par des forces militaires. Ces annonces d’une prise de pouvoir par les militaires vont “à l’encontre de la déclaration constitutionnelle (qui régit la transition dans le pays) et des aspirations démocratiques du peuple soudanais”, a tweeté l’émissaire américain pour la Corne de l’Afrique, Jeffrey Feltman.

“Des forces militaires” sont derrière les arrestations lundi de dirigeants civils de la transition appréhendés à leurs domiciles avant l’aube au Soudan, assure dans un communiqué publié sur Facebook le ministère de l’Information. Ces evenements interviennent après des semaines de tensions entre les autorités militaires et civiles de transition dans ce pays

Transition précaire

Le Soudan connaît une transition précaire entachée de divisions politiques et de luttes de pouvoir depuis l’éviction du président Omar el-Béchir en avril 2019.

Depuis août 2019, le pays est dirigé par une administration composée de civils et de militaires chargée de superviser la transition vers un régime entièrement civil. Le principal bloc civil — les Forces pour la liberté et le changement (FFC) — qui a mené les manifestations anti-Béchir en 2019, s’est scindé en deux factions opposées. L’une en faveur d’un retour des militaires au pouvoir, et l’autre en faveur d’un transfert complet du pouvoir aux civils…

L’Association des professionnels, l’un des fers de lance de la révolte qui a mis fin en 2019 à 30 ans de dictature du président Omar el-Béchir, a appelé lundi les Soudanais à la “désobéissance” face à un “coup d’Etat”.

Cette coordination a lancé son appel sur Twitter malgré le fait que l’internet est coupé dans tout le pays depuis tôt le matin

Source : VOAAfrique

Actualités Cultures

New-York : Prix David 2021 pour la fondatrice d’une école afrocentrique

Razakou Moussa

La fondatrice d’une école maternelle de la ville de New York qui enseigne aux enfants leur héritage africain est l’un des cinq lauréats du prix David 2021, une récompense annuelle d’un million de dollars destinée à certains résidents de la ville de New York.

Fela Barclift a créé “Little Sun People” il y a 41 ans après avoir cherché une école maternelle équilibrée sur le plan racial pour sa fille d’un an.

Je suis allée dans au moins 10 crèches différentes et je n’ai pas trouvé de poupée brune, de livre avec des Noirs ou des personnes brunes. Je n’ai trouvé aucune affiche ou photo de quelqu’un qui lui ressemblait“, se souvient Mme Barclift.

Barclift s’est vite rendu compte qu’elle allait devoir créer de toutes pièces le type d’école maternelle qu’elle recherchait.

Je vais créer un endroit où il y aura une école pour elle, au moins jusqu’à ce qu’elle soit prête pour la maternelle, où elle pourra avoir des poupées brunes, où elle pourra avoir des livres d’histoires. En fait, j’avais la couleur dans les livres d’histoires. J’ai réuni une petite équipe de parents et nous avons simplement colorié quelques livres d’histoires et changé les cheveux.“a précisé la nouvelle lauréate.

Little Sun People a commencé petit mais a grandi au fil des ans. Le nombre d’inscriptions s’élève maintenant à 60 enfants, avec une liste d’attente. Et sa fille d’un an est maintenant enseignante à l’école.

Nous suivons le programme scolaire et nous nous assurons que nous répondons aux critères de référence pour ce que nos enfants doivent avoir à l’avenir. Mais en plus de cela, nous insufflons beaucoup d’histoire, de culture, de manières, d’informations, de perspectives, de réflexions de personnes qui sont des personnes de couleur, vous savez, dans le présent et dans l’histoire.” a t-elle ajouté.

“le courage et la vision de changer”

Le prix David recherche des habitants de la ville de New York ayant “le courage et la vision de changer” l’avenir. Chaque lauréat reçoit 200 000 dollars sur deux ans. Le prix porte le nom du promoteur de Brooklyn, David Walentas, et est financé par la fondation de sa famille. Barclift a été choisi parmi 5 000 personnes nominées.

Le prix David est comme la première occasion pour nous d’être vraiment vus, de sortir et d’être encouragés. Et donc le travail que nous faisons, c’est comme s’il y avait un plus grand sens de la valeur.”

Mme Barclift prévoit d’utiliser l’argent du prix pour créer un guide pédagogique afrocentrique qu’elle pourra partager avec d’autres éducateurs. Elle espère que ce programme pourra être appliqué à l’échelle nationale.

Il faut des années pour faire comprendre aux gens comment mettre en œuvre un tel programme, mais il faut bien commencer quelque part“, a déclaré Mme Barclift. Elle soutiens que “s_i nous parvenons à réaliser ce guide pédagogique en un an, parce que nous avons prévu un délai d’un an pour le faire et le publier, et que nous commençons en même temps à travailler sur le développement professionnel, nous pourrons aider les enseignants à se mettre au travail.” _

Selon Mme Barclift, les enfants acquièrent les fondements de leur vie entre la naissance et l’âge de cinq ans. Elle pense que son programme contribue à donner aux enfants de couleur un sentiment de fierté.

Nous établissons simplement des liens avec le fait qu’il y a tant de choses dont nos enfants peuvent être fiers, ce qui, je pense, constitue une sorte de ballast et de fondation qui les aide à se dresser contre le racisme très systémique auquel ils seront confrontés s’ils sont de couleur, à moins que quelque chose ne change dans un avenir proche“. dit Fela Barclift.

Actualités

Conflit au Sahara, l’Algérie évoque «une situation de guerre» entre le Maroc et le Polisario

Razakou Moussa

L’Algérie appelle le Conseil de sécurité de l’ONU à traiter la question du Sahara Occidental avec «lucidité et responsabilité». Evoquant des risques d’escalade, Alger dit craindre une guerre entre le Maroc et le Front Polisario.

C’est par le canal de son Envoyé spécial pour le Maghreb et le Sahara Occidental, Amar Belani notamment, que l’Algérie a lancé une alerte. Evoquant «les risques d’escalade» entre le Maroc et le Front Polisario, Alger a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à traiter la question du Sahara Occidental avec «lucidité et responsabilité».

«Avec la rupture brutale du cessez-le-feu par les forces marocaines et l’annexion de la zone tampon à Guerguerat, en violation flagrante des accords militaires, nous sommes face à une situation de guerre et il faut reconnaître que les risques d’escalade sont sérieux», a déclaré Amar Belani, selon APS. Il va plus loin, demandant au Conseil de Sécurité de l’ONU de «traiter la question du Sahara Occidental avec lucidité et responsabilité», insistant qu’il y va « de la paix et de la stabilité dans la sous-région».

Selon le diplomate algérien, «il serait tout à fait légitime de s’interroger sur la pertinence, voire l’utilité, de la relance d’un processus politique désincarné, qui ne serait pas en phase avec les nouvelles réalités sur le terrain et qui légitimerait le fait accompli colonial, y compris dans une zone tampon censée être démilitarisée, conformément aux accords contraignants signés par les deux parties et endossés par le Conseil de sécurité».

«Puisqu’il n’y a plus de cessez-le-feu à observer depuis le 13 novembre 2020, compte tenu du refus du Maroc de revenir au statu quo ante, malgré les exhortations du Secrétaire général des Nations Unies, et que la tenue du référendum d’autodétermination, qui est la raison d’être de la Mission, est en attente depuis une trentaine d’années», relève Belani, il est légitime de s’interroger sur l’exécution du mandat de la Minurso, dit-il.

Cette sortie du diplomate intervient au lendemain de l’ouverture d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la question du Sahara Occidental. Elle intervient aussi au moment où la Suisse a proposé sa médiation dans le conflit opposant le Maroc à l’Algérie, avec comme feuille de route la reprise du dialogue via les tables rondes. Proposition rejetée par Alger, qui reste figée sur sa position.

«Nous confirmons notre rejet formel et irréversible de ce format dit des tables rondes et nous avons instruit notre représentant permanent à New York à l’effet de notifier cette position du gouvernement algérien au président du conseil de Sécurité, en lui demandant de faire circuler la note verbale en question à tous les membres du Conseil», a, en effet, insisté Amar Belani.

Source : Afrik.com

Actualités

Six jeunes tués par l’explosion d’une mine en Casamance

Razakou Moussa

Six jeunes sont morts dans l’explosion d’une mine au passage de leur carriole en Casamance, dans le sud du Sénégal, a affirmé samedi à l’AFP un maire de la région.

La Casamance est le théâtre d’un des plus vieux conflits d’Afrique depuis que des indépendantistes y ont pris le maquis avec un armement rudimentaire après la répression d’une marche du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) en décembre 1982.

L’explosion est survenue vendredi après-midi dans le village de Kandiadiou, dans la sous-préfecture de Sindian, près de la frontière gambienne, a déclaré à l’AFP le maire de Sindian, Yankouba Sagna.

Source : VOAAfrique

Actualités

Koffi Olomidé jugé en appel pour agressions sexuelles en France

Razakou Moussa

“Une accusation n’est pas une preuve”, martèle son avocat.

Koffi Olomidé, 65 ans, superstar de la musique congolaise, doit être jugé lundi en appel à Versailles (France) pour agressions sexuelles et séquestration de quatre de ses anciennes danseuses entre 2002 et 2006, des accusations qu’il conteste.

En première instance, le tribunal de Nanterre, en banlieue parisienne, l’avait condamné en mars 2019 à deux ans de prison avec sursis pour “atteinte sexuelle” sur l’une de ces jeunes femmes, déclarée mineure au moment des faits.

Le ministère public, qui avait requis sept ans d’emprisonnement ferme, avait fait appel. Le chanteur star de la République démocratique du Congo (RDC) avait été relaxé des poursuites concernant trois des danseuses.

Koffi Olomidé, de son vrai nom Antoine Agbepa Mumba, ne s’était pas présenté à son procès en première instance, ni à deux rendez-vous préalables durant l’instruction, provoquant l’émission d’un mandat d’arrêt.

Son avocat, Me Emmanuel Marsigny, sollicité par l’AFP, n’a pas souhaité s’exprimer sur la présence ou non du musicien à l’audience, prévue lundi à 14H00 (12H00 GMT) devant la cour d’appel de Versailles, près de Paris. Le jugement sera mis en délibéré à une date ultérieure.

La salle de concert de La Défense Arena, près de Paris, a annoncé jeudi l’annulation d’un concert de Koffi Olomidé prévu le 27 novembre.

Deux hommes présentés par l’accusation comme des hommes de main, poursuivis pour complicités et relaxés à Nanterre, doivent également être rejugés.

Le procès en première instance s’était tenu à huit clos, ce que n’ont pas demandé cette fois-ci les parties civiles.

Ces dernières “comptent sur la présence de M. Olomidé” après une instruction dans laquelle il s’est “largement soustrait à la justice”, a déclaré à l’AFP Me David Desgranges, qui défend trois des quatre danseuses.

En 2007, une première danseuse porte plainte et décrit à la justice ses tournées avec Koffi Olomidé en France, qu’elle dit passer enfermée dans un pavillon près de Paris surveillé par trois gardes sans possibilité de sortir ni de téléphoner. Les trois autres, qui déposent plainte en 2009 puis 2013, confirmeront ce récit, selon l’accusation.

Parfois, selon les dépositions des danseuses – dont une assure qu’elle était alors mineure – elles étaient amenées dans une chambre d’hôtel ou dans un studio d’enregistrement pour que le chanteur les force à avoir une relation sexuelle.

L’une d’entre elles rapporte qu’elle subissait cela deux fois par semaine. Une autre raconte qu’elle se laissait faire pour ne pas perdre son emploi.

En juin 2006, elles s’échappent ensemble du pavillon francilien avec une corde de drap après avoir endormi les gardes à l’aide de somnifères, selon leur récit.

Initialement mis en examen pour viols aggravés et séquestration en 2012, Koffi Olomidé est finalement renvoyé en 2018 devant le tribunal correctionnel pour “atteinte sexuelle avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité” – ou agressions sexuelles – et séquestration.

Il est également jugé pour aide illégale à l’entrée et au séjour des danseuses, venues de la RDC.

“C’est un dossier qui ne tient pas”, martèle Me Marsigny pour défendre son client, “une accusation n’est pas une preuve”. L’avocat souligne qu’en première instance, le tribunal “a fait litière de la quasi-totalité de toutes les accusations: il a été condamné pour des faits (datés de) 2002-2003 sur une des jeunes femmes, (ce qu’il) conteste.”

Né en 1956 dans la région des Grands Lacs en RDC, Koffi Olomidé a déjà été condamné dans son pays en 2012 à trois mois de prison avec sursis pour violences contre son producteur.

Il avait également été expulsé du Kenya en 2016 pour avoir donné un coup de pied à l’une de ses danseuses et la Zambie avait émis en 2018 un mandat d’arrêt à son encontre pour une agression sur un photographe en 2012.

Source : VOAAfrique