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Soleil FM : Guinée Politique

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A la une Justice guinéenne : musellement ou recadrage des hommes en robe ? Me DS Bah édifie

LINSAN

La suspension de certains magistrats en Guinée est passée inaperçu au sein de l’opinion publique. Chose qui ne laisse pas indifférents certains activistes des droits de l’homme. Pour savoir quelles sont les conditions requises pour la suspension des magistrats, notre rédaction a joint ce mercredi 28 juillet 2021, le vice-président de l’organisation guinéenne des droits de l’homme (OGDH) en abrégé. Maitre Alpha Amadou DS Bah a énuméré quelques conditions qui peuvent valoir la suspension d’un juge. Pour lui, seul le conseil supérieur de la magistrature est en droit de suspendre un magistrat.

Les fautes sont commises dans toutes les entités humaines. La profession de la magistrature ne fait pas exception à la règle. Tout de même, pour suspendre un magistrat, il faut qu’il viol certaines règles régissant cette fonction précise Maitre Alpha Amadou DS Bah, vice-président de l’organisation guinéenne des droits de l’homme.

« D’abord si un magistrat ne travaille pas avec la probité requise, le serment qu’il a prêté, il ne le respecte pas, il est corrompu ou s’il a participé à une quelconque inobservation, il peut faire objet d’une sanction », a indiqué cet activiste.


A la question de savoir qui sanctionne le juge en cas de violations des lois qui régissent sa fonction, Maitre Alpha Amadou DS Bah nous éclaire la lanterne.

« Quand le conseil supérieur de la magistrature est saisi, il l’examine. Si les motifs pour lesquels la plainte a été portée contre magistrat sont fondés, le conseil peut prendre une décision contre le magistrat », rappelle-t-il.

Avant toute suspension, il y a des procédures à suivre, afin d’avoir des preuves irréfutables qui engagent la responsabilité du magistrat.

« C’est une procédure qui requiert la saisine du conseil supérieur de la magistrature. Qui, après examen auditionne le magistrat en question. Il peut prendre diverses décisions : il peut choisir par exemple d’une suspension de quelques mois… », confie Maitre Alpha Amadou DS Bah.

En ce qui concerne la suspension récente des magistrats en Guinée, Maître Alpha Amadou DS Bah dit ignorer les causes de cette décision.

AMARA SIMBA

Guinée Politique

Vague d’arrestation en Guinée : le coordinateur de la RADDHO y voit des obstacles

LINSAN

Le coordinateur de la Rencontre Africaine des Défenses des Droits de l’Homme en Guinée, (RADDHO) en abrégé a réagi, a réagi par rapport à la poursuite des arrestations des leaders politiques dans le pays. Joint ce vendredi16 juillet 2021. Moussa Samoura a déploré cette situation qui selon lui ne donne pas une bonne image à notre jeune démocratie. Pour lui, cette pratique ne favorise pas le dialogue politique et social en Guinée.

Depuis un bon moment les acteurs sociopolitiques subissent des arrestations arbitraires qui ne disent pas leur nom. Cet état de fait ne laisse pas indifférent certains activistes des droits de l’homme en Guinée. C’est le cas de Moussa Samoura coordinateur de la RADDHO. Selon lui cette pratique n’aide pas la décrispation de la crise sociopolitique que traverse le pays.

« C’est des pratiques qui ne sont pas de nature à décrisper l’atmosphère politique dans notre pays. En plus ces arrestations ne font que constituée des mesures de radicalisation de la part des uns et des autres » a-t-il regretté.

Notre jeune démocratie a besoin d’une opposition qui pourrait avoir des regards critiques sur la gestion des choses publiques pour le bien des gouvernants, c’est ce que dit cet activiste des droits de l’Homme.

« La dynamique démocratique a toujours besoin de la contradiction qui se fait dans le respect des principes démocratiques. Ça veut dire tout simplement pour la vitalité démocratique, il faut une opposition. On ne doit pas neutraliser l’opposition », conseille-t-il.

A la question de savoir si les procédures d’interpellations sont respectées en Guinée, Moussa Samoura répond sans hésiter.

« Non, c’est très biaisé, il faut oser de le dire par ce que si vous voyez l’interpellation des deux leaders de l’ANAD. Ils n’ont reçu aucune convocation, ils sortaient d’une réunion. La procédure voudrait qu’on les adresse une convocation. Par ce que en ce que je sache, ce ne sont pas des gens qu’on a pris en flagrant délit », précise-t-il.

Un observateur bien averti se demande si avec cette série d’arrestations des opposants au régime Condé, le cadre de dialogue permanent pourrait avoir une issue favorable. Les prochains jours nous édifierons. 

Amara Simba

Guinée Politique

Guinée : la viande de Dinde polonaise contaminée interdite

LINSAN

Le gouvernement guinéen, à travers le ministère du commerce a été informé de la présence sur le territoire guinéen de la viande de Dinde contaminée en provenance de la Pologne. Les autorités en charge du commerce, ont de suite ordonné la suspension de son importation. Par ailleurs, le communiqué du département de commerce recommande l’arrêt de la consommation de la viande de Dinde appelé communément DINDON en Guinée. Notre rédaction à joint ce jeudi Ousmane Keita, président de l’Union des Consommateurs de Guinée estime qu’il faut élargir l’information.

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Guinée Politique

Médias : Aboubacar Camara nouveau président de l’URTELGUI

LINSAN

Aboubacar Camara est le nouveau président de l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée. Il a été élu avec 46 voix contre 4 pour son challenger à l’issu d’un congrès tenu ce mercredi 30 juin au siège de l’association à Nongô.

Il assurait jusque-là l’intérim après la démission de Sanou Kerfala Cissé, l’ex-président de cette association de la presse audiovisuelle de Guinée en novembre 2020. Aboubacar Camara, l’ancien secrétaire général de l’URTELGUI, en devient le nouveau patron pour ces cinq prochaines années.

Sanou Kerfala Cissé, président de la séance, livre le procès verbal électoral en ces termes :

« Les élections ont été organisées dans la transparence. Au poste du président, nous avons enregistré la candidature de deux personnes : M. Aboubacar Camara et M. Souhel Hasar. Nous avons eu cinquante-deux congressistes sur soixante-cinq. Suffrages valablement exprimés étaient également 62, dont deux bulletins nuls. Répartition des suffrages par candidats ; Monsieur Aboubacar Camara a obtenu 46 voix contre 4 pour Suel Hazard », a-t-il déclaré à l’assistance attentive.

Conscient des problèmes auxquels les structures de Presse sont confrontées, le troisième président élu à la tête de l’URTELGUI depuis sa création en 2009 compte sur les membres de son bureau pour faire face à ces préoccupations.

«  Je suis très fier de cette immense responsabilité que je prends à sa juste valeur. Je voudrais donc appeler l’ensemble des membres élus à la solidarité pour que nous puissions répondre de la manière la plus idoines aux attentes, Dieu sait qu’elles sont nombreuses, de l’ensemble de ces patrons de médias qui sont entrain aujourd’hui de consentir l’essentiel de leur vision en cette union. Je crois que par la force des hommes et par la force de Dieu, nous y arrivons », a souhaité Aboubacar Camara.

Le nouveau bureau exécutif de l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée passe désormais de 15 à 17 membres. Il est composé entre autres de deux vice-présidents Ibrahima Khalil Oularé et Moussa Moîse Sylla, un secrétaire général Talibé Barry, une trésorière Aminata Rose Camara.

SAMUEL DEMBA DUOLAMOU

Guinée Politique

Boycott des examens nationaux/ la FSPE ‘’n’est pas seule’’

LINSAN

La fédération syndicale professionnelle de l’éducation FSPE menace de boycotter les examens nationaux de cette année. Cette décision fait suite au payement des trois mois d’arriérés de leurs primes d’incitations. Joint ce matin par notre rédaction, son secrétaire général, Salif Camara affirme le refus de la FSPE à participer à la surveillance lors des prochains examens.

Si le calendrier du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation est validé, les examens nationaux de la session 2020-2021 se tiendront ce mois de juillet.En attendant, la fédération syndicale professionnelle de l’éducation est mécontente et menace de bouder la surveillance si leurs primes d’incitations ne sont pas payées d’ici là. Salif Camara en est le secrétaire général.

« Nous en tant qu’enseignants, syndicalistes aujourd’hui… tous ont décidé de ne pas aller à la surveillance. Ils ne participeront à aucune activité des examens tant qu’ils ne percevront pas leurs primes, c’est un droit, c’est leur dû », a-t-il fulminé.

Dans cette lutte, la FSPE n’est pas seule. Selon son secrétaire général, ils ont le soutien des autres structures syndicale de l’éducation nationale.       

« Toutes les structures syndicales évoluant à l’éducation sont unanimes, parce que nous menons les démarches ensemble. La désolation n’est pas seulement au niveau de la FSPE, mais c’est toute les structures syndicales. La seule chose qui anime le débat dans les concessions scolaires, c’est le payement de ces primes-là », a-t-il déclaré.

Plusieurs démarches auprès des autorités ont été menées afin que les enseignants puissent entrer en possession de leursprimes mais en vain, à confier le secrétaire général de la FSPE, Salif Camara.

FATOUMATA KEITA

Guinée Politique

A la une Guinée politique : une nouvelle coalition voit le jour

LINSAN

Lancement ce jeudi 24 juin 2021 de la coalition pour le progrès et la démocratie, (COPED) en abrégé. C’est une nouvelle coalition qui regroupe en son sein 10 partis politiques dont le PADES, le PPD, le RRD, le PDG-RDA, le MND pour ne citer ceux-ci.C’est la maison de la presse sise à Kipé qui a servi de cadre à cette rencontre inaugurale. Cette coalition promet d’offrir un cadre de réflexions, d’échanges et de débats sur des grandes questions politiques, économiques et sociales du pays.

 C’est devant un parterre de journalistes que les responsables des dix partis politiques ont signé la charte régissant l’organisation, le fonctionnement et les objectifs de cette nouvelle plateforme. Docteur Ousmane Kaba est le président de la coalition pour le progrès et la démocratie donne les raison de la création de cette coalition.

« La première question que tout monde se pose, c’est pourquoi une nouvelle plateforme politique. Je trouve tout cela naturel parce qu’après les grandes élections de 2020, il est tout à fait normal de faire une recomposition du paysage politique en Guinée » a-t-il martelé.

Les démarches ayant abouties à la mise en place de la COPED n’ont pas été aisées.

« Je dois dire que les démarches pour mettre en place cette coalition ont duré dans le temps, parce qu’on n’a pas voulu confondre vitesse et précipitation. Et d’ailleurs certains seront étonnés de savoir que nous sommes la première plateforme a commencé la discussion avant les autres voilà», révèle Dr Ousmane Kaba.

Honorable Abdoulaye Kourouma justifie l’adhésion de on parti à cette nouvelle coalition politique la crédibilité des membres qui la composent.

« Vous le savez mieux que moi le RRD ne s’engage pas partout. S’il s’est engagé, ça veut dire il y croit à chaque leader ici présent, leur valeur morale, leur crédibilité et leur engagement, si je prends par exemple docteur Ousmane Kaba » a-t-il précisé.

Devenir un acteur majeur des consultations sociales, économiques et politiques dans un esprit de solidarité est l’un des objectifs de cette coalition politique.

AMARA SIMBA

Guinée Actus Guinée Politique

A la une Guinée : le Chef de file de l’opposition en visite chez le représentant de la CEDEAO

LINSAN

Le représentant de la CEDEAO a reçu le cabinet du chef de file de l’opposition ce mercredi 23 juin 2021 au siège de l’institution ouest africaine sis à Dixinn, dans la commune du même nom. Cette visite de courtoisie s’inscrit dans la démarche qui consiste à prendre contact avec les organismes nationaux et internationaux. Pour le représentant de l’organisation de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, l’objectif était de faire connaître le rôle du chef de file de l’opposition.

Depuis la mise en place de son cabinet, le chef de file de l’opposition a toujours effectué des rencontres avec des institutions nationales et internationales, afin d’échanger sur les questions brulantes du pays. Ce mercredi 23 juin 2021, c’était le tour du représentant de la CEDEAO en Guinée.  Mamadou Sylla rappelle l’objectif de ces contacts. 

« On a rencontré le représentant de la CEDEAO, pour nous, c’est comme si on a rencontré  les différents chefs d’Etat des quinze 15 pays membres. Vraiment l’accueil était très chaleureux et c’était une visite de courtoisie. Vous savez depuis ma prise de fonction j’ai rencontré pas mal d’institutions nationales et internationales, mais aussi les ambassades, c’est dans ce cadre de faire connaitre et  parler aussi le rôle du chef de file » a-t-il rappelé.

Le présentant de la CEDEAO s’est réjoui de cette visite de courtoisie du cabinet du chef de file de l’opposition. Mario Gomes Fernandez.

« C’était une visite de courtoisie, comme nous la CEDEAO sommes là pour faciliter les choses s’il y a un problème. Et aussi nous sommes une organisation  des Etats, on ne  s’ingère  pas dans la politique des Etats, on facilite les dialogues entre les acteurs. Je pense qu’avec cette visite du chef de file de l’opposition on a beaucoup appris, on a écouté et on a bien pris note. On fera ce qui est possible. »  A-t-il précisé.

Comme il le dit souvent. Avec cette stratégie, le chef de file de l’opposition, leader de l’UDG s’oppose autrement au régime Condé.

AMARA SIMBA

Guinée Actus Guinée Politique

A la une L’ère des grâces en Guinée

LINSAN

La grâce présidentielle est à nouveau accordée à deux autres prisonniers politiques, il s’agit de Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté. L’annonce a été faite ce mardi 22 juin 2021 dans un décret lu sur les médias d’Etat. Après avoir bénéficiés de cette totale remise de peine. Notre rédaction a joint ce mercredi l’honorable Abdoulaye Kourouma, député à l’Assemblée nationale et président du parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD). Cet homme politique s’est dit joyeux de cet acte du Président Alpha Condé, il n’a pas également hésité à lui invité de faire bonne œuvre de son pouvoir.

Abdoulaye Kourouma, Député guinéen et leader du RRD

Jugés et condamnés pour opposition au troisième mandat du Président à un an d’emprisonnement et une amende de 20 millions chacun, Souleymane Condé et Youssouf Dioubaté ont désormais bénéficié de la grâce du Président. Cette faveur de la part du Chef de l’Etat est bien appréciée par le leader du  RRD. Il invite par la même occasion le Président de la République à user de la sagesse durant son mandat en cours.

 « Mais ce que je voudrai dire au Professeur Alpha Condé, le mandat qu’il est entain d’exercer ne doit pas être un mandat politique, ça doit être un mandat de développement économique, social et surtout un mandat de paix, de culture et de l’unité nationale. Il doit préparer une sortie honorable et une fondation pour le pays dans le cadre du developpement sociopolitique et économique », a déclaré Abdoulaye Kourouma.

Poursuivant, le leader du Rassemblement pour la Renaissance et le Développement insiste sur l’unité nationale.

 « Moi je lui demande pardon, nous avons tous été candidats, il a gagné les élections, nous même nous avons reconnu sa victoire et on lui a felicité. Aujourd’hui il detient le pouvoir dicrétionnaire alors c’est à lui d’orienter le pays et ses contenus sur le bon chemin. Dans ce cas, il doit vraiment nous accepter, que nous sortons de la politique politicienne et que nous travaillons main dans la main », affirme-t-il.

L’homme politique souhaite le meilleur pour ceux qui viennent de recouvrer leur liberté. 

« Ceux qui ont eu leur liberté, vraiment on leur dit bonne chance pour le reste de la vie et de continuer le combat pour le développement du pays, d’avoir l’amour du pays et surtout d’être fort moralement », a-t-il souhaité.

Quelques heures plutôt, les bénéficiaires de cette grâce ont dressé une demande de clémence au chef de l’Etat guinéen.

FATOUMATA NIMAGA

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A la une Guinée : des ONG s’engagent dans la vulgarisation du code civil guinéen

LINSAN

Amnesty international et WAFRICA ont démarré une campagne de vulgarisation du code civil guinéen ce mardi 22 juin 2021 à Conakry. C’est la maison de presse de Kipé dans la commune de Ratoma qui a servi de cadre au lancement de cette campagne. Selon les organisateurs, c’est un projet à durée indéterminé qui consiste à faire connaître le contenu de ce code à un maximum de guinéens.

Le code civil est l’ensemble des règles qui déterminent le statut des personnes de même nationalité, celui des biens et des relations entre les personnes privées. C’est dans cette perspective qu’elle a été révisée en 2019. Mais depuis, il peine à se faire connaître par la majorité des guinéens. Pour la Directrice exécutive de Woman of Africa, c’est cela la raison de cette campagne de vulgarisation.

« Passer un texte, la première étape du travail est de rendre l’exercice des droits humain effectif. Mais sans la vulgarisation, il ne se passera pas grand-chose. Donc on sait que si on doit accompagner le travail de plaidoyer, il faudrait qu’on le vulgarise pour que les citoyens puissent exercer leur droit », explique Fatoumata Souaré Anne.

Ces ONG qui ont participé au plaidoyer pour la révision de ce code civil se félicitent aujourd’hui de la mise en œuvre de certains de ces projets surtout en ce qui concerne le droit de la femme.

« Ce sont les problématiques de garde des enfants en cas de divorce, d’héritage, de succession ou d’injustice, de violation des droits de la femme et de discrimination », cite Fatoumata Souaré Anne.

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Contenant plus de mille articles, la vulgarisation de ce code civil passera par plusieurs canaux de communications.

« Nous allons lancer sur les réseaux sociaux, nous allons avoir des partenariats avec les radios rurales de Guinée et évidement avec les radios privées et la Presse en ligne avec les départements concernés pour vulgariser au maximum ce code civil. Si nous ne connaissons pas nos droits nous ne pourrons pas les réclamer et encore moins les défendre », souligné Souleymane Diallo, représentant d’Amnesty international.

A rappeler que la campagne a commencé ce mardi 22 juin 2021 et se poursuit pour une durée indéterminée.

FATOUMATA KEITA

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A la une Affaire Grenade : « Je comprends l’acharnement de ce militant », Dr Ben Youssouf Keïta

LINSAN

Boubacar Diallo ‘’alias Grenade’’ tire à boulets rouges sur l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, son désormais ancien parti. Il a réitéré les invectives dans une émission chez nos confrères de FIM Fm ce lundi 21 juin 2021. L’ancien député de l’UFDG, l’Honorable Ben Youssouf Keita dit comprendre l’acharnement de ce militant.

Depuis sa sortie de la maison centrale de Conakry, Boubacar Diallo ‘’alias Grenade’’ ne s’est pas fait attendre pour clamer qu’il a été abandonné par les responsables de l’Union de Forces Démocratiques de Guinée. Dr Ben Youssouf Keïta, membre du conseil politique de l’UFDG, pense que c’est un otage libéré qui a réagi.

«  C’est un otage qui vient d’être libéré et  vous savez quand vous êtes otage, vous n’êtes pas le maitre de vous-même, votre situation psychologique basique est vraiment très vulnérable. Donc, il faut pour de même comprendre sa situation psychologique et donner le temps au temps» a-t-il précisé.

Cet ancien inconditionnel de l’UFDG a été manipulé une première fois, il ne faut pas exclure cette éventualité dans ses prises de positions actuelles soutient Dr Ben Youssouf Keita.

« Il avait déjà été manipulé auparavant en détention, vous avez confirmé cela à la radio et moi aussi j’ai écouté comment on l’a fait faire une photo avec une arme. Alors  ce n’est pas exclu qu’il ait subi d’autres manipulations », a signalé l’ancien Président de la commission de la santé au parlement guinéen.

Pour cet ancien député, l’UFDG n’a pris aucune décision à l’encontre de ‘’Grenade’’. Par ailleurs, Dr Ben Youssouf précise qu’aucun militant n’est forcé à rester dans un parti politique.

« S’il maintient sa position, ben ! On aura eu le temps avec le recule de savoir pourquoi il a fait ça. Qu’est qui l’a animé ? Es- ce que c’est sa conviction ? Et là nous pouvons maintenant prendre notre position. Mais une fois de plus je pense que le parti politique ne retient obligatoirement qui que ce soit. On adhère librement à un parti politique, on peut en sortir librement. Personne n’est salarié d’un parti politique. », a-t-il apporté.

La question que l’on pose est de savoir si cette grâce du Président de la République est une façon de déstabiliser le parti de Cellou Dalein Diallo ou de favoriser le cadre de dialogue permanant encours. L’avenir nous dira.

AMARA SIMBA