Soleil FM

Auteur : Razakou Moussa

Actualités Guinée Politique

Anniversaire de la prise du pouvoir par le CNRD : des acteurs de la société civile dressent le bilan

Razakou Moussa

Quel bilan dressent les acteurs de la Société Civile des 365 jours du CNRD au pouvoir ?  Dr Kémo Camara, président de l’Observatoire national des Elus de la République et des Elections (ONERE) et Ibrahima Aminata Diallo, de la Coalition nationale des Acteurs pour la Paix et le Développement (CONAPAID) ont donné ce lundi leurs avis sur la gestion de cette transition sur Soleil FM.

Ce 5 septembre 2022, un an jour pour jour depuis que le CNRD est au pouvoir en Guinée.  Des actes ont certes été posés, mais beaucoup restent à faire, souligne le président de la Coalition nationale des Acteurs pour la Paix et le Développement. « La visibilité de la transition reste encore à désirer. La plupart des acteurs socio-politiques ne sont pas d’accord avec la conduite de cette transition. Une transition ne devrait pas faire un mandat tant que c’est un Etat exceptionnel. Avec la transition, il est difficile d’investir dans un régime de transition surtout quand ce sont les militaires qui gèrent le pouvoir », déclare Ibrahima Aminata Diallo.

Pour sa part,  le président de l’Observatoire national des Elus de la République et des Elections, reste sur sa faim après le discours d’Espoir prononcé par le Colonel Mamadi Doumbouya, le 05 septembre 2021. Dr Kémo Camara affirme que : « Tout ce qui a été promis, rien n’a été réalisé. Aucune activité du chronogramme n’a été entamée. Donc aujourd’hui, le CNRD  a trahis sa promesse, son discours ».

Le président de la CONAPAID ne perd pas Espoir. Ibrahima Aminata Diallo est convaincu que le CNRD va mettre un chronogramme consensuel de la transition, dans un délai raisonnable. «Nous espérons que dans les recommandations que nous allons faire, le CNRD les tiendra et les intégrera  dans ses démarches.»

La célébration de cet anniversaire de la prise du CNRD se fait dans la joie et la tristesse. D’un côté, des artistes sont mobilisés pour un concert gratuit au palais du peuple. De l’autre, des militants du FNDC sont dans la rue pour exprimer leur mécontentement.

Hadja Mamady CAMARA

Actualités Sociétés

Guerre contre les pharmacies clandestines : des vendeurs de médicaments en colère contre Aly Touré de la CRIEF

Razakou Moussa

C’est une décision du procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions économiques et financières (CRIEF) qui va créer  certes des mécontents. Il s’agit de l’interdiction et de la fermeture des points de vente de médicaments non agréés. Exerçant cette activité depuis plusieurs années, Maouloud Diallo se dit confus.

« Vraiment, ça nous touche. Parce que, c’est une chose à laquelle nous sommes habitués de pratiquer, bien que ça un côté négatif. La vente illicite de médicament pour les personne qui ne connaissent pas comment on les prend, c’est un peu gauche de prendre une décision de façon brusque. C’est-à-dire, fermer les points de vente nous impacte. Mais, nous n’aurons pas d’autres solutions que d’obéir à l’Etat».

Alpha Amadou Diallo, commerçant au carrefour de Lambanyi pense qu’il est de la responsabilité de l’Etat de défendre l’intérêt  de chaque Guinéen.

« Nous demandons à la CRIEF de voir d’abord la situation du pays surtout le niveau de vie de la population. Nous vivons de ça. Dans notre pays, la majorité de la population n’a pas les moyens .Nous demandons aux autorités de privilégier tout le monde.  Les pharmaciens aujourd’hui défendent leurs intérêts et celui de la population. Si nous regardons les prix des médicaments à la pharmacie comparativement au prix du marché, c’est incomparable. Alors que c’est les mêmes produits. Ce n’est pas le marché qui fabrique les produits. Au marché il n’y a pas les produits génériques, il y’a des produits français », a-t-il fait savoir

Fatoumata CAMARA

Actualités Sociétés

Hamdallaye-Pharmacie : un insecticide tue trois enfants d’une même famille

Razakou Moussa

C’est une histoire de punaise qui a viré au drame. Dans le souci de débarrasser sa maison des punaises, une mère de famille a pulvérisé sa demeure mercredi à Hamdallaye-Pharmacie dans la commune de Ratoma. Hélas, ses enfants vont en payer les frais. C’est avec un pincement de cœur et un grand chagrin que Fatoumata Ly s’est exprimée à notre micro ce jeudi.

«A 21 heures, je suis allée au bar café. Je suis revenu trouver que mes enfants ont joué. J’ai mis le produit vers 11h. Je suis restée, vers 00 h-01h. J’ai commencé à vomir. Mon mari m’a envoyé des produits. Quelques temps plus tard, le plus petit de mes enfants a commencé à vomir, ensuite l’aîné. Je me suis  demandé si ce n’était pas la nourriture, vu que mes enfants et moi étions en train de vomir. Ils pleuraient et quelques temps après, le silence s’est installé. Je suis sortie chercher des médicaments avec leur père et c’est là on m’a demandé si je ne suis pas venue avec les enfants. A mon retour mes enfants étaient déjà morts », explique la mère de famille.

Selon Mamadou Lamarana Djoulde Diallo, père des enfants, ce n’est pas la première fois que sa famille utilise ce produit. Mais pour cette fois-ci, il n’était pas au courant.

« Ma femme me demande chaque fois d’acheter ce produit pour débarrasser la maison des punaises.  Pour la première fois, cela a marché.  La deuxième fois aussi. Mais cette fois ci, comme Dieu l’a voulu elle ne me l’a pas dit. Quand je suis venu le soir,  les comprimes n’avaient pas explosé. Quand on se couchait, je n’ai pas senti. Quand j’ai commencé à dormir ça commencé à se sentir », regrette-il.

Ibrahima Sory Diallo, Abdoulaye Diallo, Mamadou Saliou Diallo, tous âgés de moins de 10 ans sont les trois victimes de ce drame. Ils ont tous rejoint leurs dernière demeures ce mercredi après la prière de 14heures.

Fatoumata BAH

Actualités Guinée Economie

Conakry : une rencontre majeure entre les acteurs miniers et le gouvernement de la transition

Razakou Moussa

Le gouvernement de la Transition a rencontré ce mercredi au palais du peuple, les responsables des sociétés minières installées en Guinée. Le premier ministre de la transition a rassuré ces entreprises et leur a demandé de respecter leurs cahiers de charges.

Dr Bernard Goumou premier ministre a déclaré : « Mesdames et messieurs, dans le cadre de la refondation de l’Etat guinéen sous le leadership du président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, le secteur minier a connu le 05 septembre, des avancées majeures. Ces résultats positifs ont été obtenus grâce à la détermination personnelle  du chef de l’Etat et grâce à vous également».

Le message du PM est bien saisi par les responsables des sociétés minières installées en Guinée. Le président de la Chambre des mines de Guinée revient sur les défis. « Le secteur minier est loin d’être un long fleuve tranquille. Si ce ne sont pas des volatilités des cours des matières premières ou de l’inflation importée, c’est les conditions sociales communautaires qui marquent les sites de nos opérations. Nous vivons tout cela  en mettant au devant notre responsabilité sociétale  et nos engagements  en matière de gouvernance de recevabilité et du développement», affirme Ismaël DIAKITE.

Le premier ministre de la transition, rassure que l’Etat va respecter ses engagement vis-à-vis des sociétés minières. « Je vous ai convié aujourd’hui pour vous rassurer et échanger entant que partenaire comme l’avait dit le président de la  transition dès l’avènement du CNRD du 05 septembre 202. La Guinée respecte et respectera tous les engagements. Je vous rassure ici de la volonté du gouvernement de poursuivre la matérialisation de ses engagements », a insisté Dr Bernard GOUMOU.

Dans les prochains jours, le ministre des Mines et de la Géologie, Moussa Magassouba va recevoir de façon individuelle tous les directeurs des sociétés minières implantées en Guinée. 

Amara Simba Sylla

Actualités Guinée Politique

Fin de mission de Yayi Boni en Guinée : les acteurs sociopolitiques partagés entre espoir et interrogations

Razakou Moussa

Du 21 au 27 aout, Thomas Boni Yayi, accompagné du représentant de la CEDEAO en Guinée Louis Blaise Akabrou, a rencontré les autorités de la transition et les acteurs sociopolitiques. Ces concertations  étaient axées notamment sur la durée de la transition.  Le président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG), souhaite que la classe politique change de fusil d’épaule. 

«Tous les partenaires y compris les responsables de la classe politique guinéenne doivent travailler désormais dans le cadre de la décrispation. Certaines coalitions qui avaient dans un premier temps décliner l’invitation du médiateur  et que par la suite, ils ont changé de position à la dernière minute», martèle Bah Oury.

Pour Ibrahima Aminata Diallo, membre du Forum des Forces Sociales de Guinée, il serait mieux de créer un cadre de dialogue formel et restreint. Selon le président de la COPAID cela permettra de faire des propositions concrètes pour la réussite de la transition.

« Nous avons recommandé à ce qu’il y ait maintenant un cadre formel restreint technique dans le quel nous pourrions faire une proposition concrète ; La communauté internationale à travers le médiateur puisse jouer l’impartialité nous ne pouvons pas être pessimiste il faut donner la chance au dialogue », réagit-il.   

Il faut rappeler que le médiateur remettra les conclusions de son rapport dans les jours à venir  aux chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO.  Une décision sera prise l’encontre de la Guinée.

Hadja Mamadi Camara

Actualités Sociétés

Espacement des naissances : les produits contraceptifs à la fois avantageux et dangereux pour les femmes

Razakou Moussa

La contraception correspond à l’ensemble des méthodes naturelles ou non visant à empêcher une grossesse non désirée. De nos jours, bon nombre de femmes utilisent cette méthode. C’est le cas de Solange Lamah.

« Quand tu fais un enfant,  tu dois te reposer un peu. Moi, je prends les médicaments chaque jour un comprimé jusqu’à la fin. Mais si tu as tes règles, tu dois finir avant de continuer. Le comprimé ne cause aucun problème. Mais si tu oublies de les prendre et que tu as un rapprochement  avec ton mari, tu vas tomber enceinte », témoigne la mère de famille.

Du point de vue social, l’usage des produits contraceptifs joue un rôle important dans la planification d’une famille. C’est du moins l’avis des sociologues. Pour Abou Maïmouna Diallo, il y a des avantages.

« C’est très important de contrôler les naissances, avoir des enfants cela implique des responsabilités en termes d’éducation, en terme de santé, en terme d’environnement, les encadrer et en terme de préparation de leur avenir.  Donc, quand on met les enfants vraiment au monde, et qu’on n’a pas les moyens de bien les cadrer celà crée toujours des problèmes et c’est ce à quoi certains sont confrontés aujourd’hui».

Cette méthode a certes des avantages, mais elle a aussi des inconvénients.

« Faire des méthodes de contraception, si ce n’est pas adapté, cela crée l’hypertension artérielle, le diabète ça c’est les inconvénients majeur.  L’absence des règles, ca c’est mineur. Surtout, ça commence par ça. Donc, si ce n’est pas un personnel qui a prescrit ces méthodes de contraception, l’intéressée peut se retrouver avec les maladies cardio-vasculaires », martèle Dr Mouctar Diallo, médecin.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, en 2019, 1,1 milliards de femmes avaient besoin de planification famille. Parmi elles, 842 millions utilisaient des méthodes contraceptives et 270 millions n’avaient pas accès à la contraception dont elles avaient besoin.

Mabinty Touré

Actualités Sociétés

Guinée-Education : des candidats profitent des vacances pour mieux préparer les futurs examens nationaux

Razakou Moussa

« Qui veut voyer loin, ménage sa monture », dit-on souvent.  Compte tenu du taux d’échec enregistré lors des examens nationaux session 2022, beaucoup de candidats s’arment de courage et bravent toutes les intempéries pour se remettre à niveau. Ils suivent des cours pendant ces vacances dans plusieurs écoles de la capitale Conakry.

 « Je prépare l’examen en suivant les cours de vacances, en révisant à la maison, en faisant des recherches aussi. C’est pendant les vacances qu’on commence à se préparer, pas dès l’ouverture », déclare Nagbè Kaba, élève en terminale sciences sociales dans une école privée dans la commune de Ratoma.

Les encadreurs sont conscients du taux d’échec enregistré lors des examens nationaux session 2022. Antoine Bagnacé, proviseur dans une école privé de Lambagni atteste qu’ :« Abandonner les enfants pendant toutes les vacances, ce n’est pas bon. Parce qu’à la reprise on dirait que l’enfant n’a rien appris. C’est pourquoi, on cherche à faire les cours de révisions pour la remise à niveau des élèves».

Plus loin, cet encadreur affirme que la négligence des parents et le manque de détermination de certains élèves sont souvent à la base des échecs.

« Le taux d’échec, on peut accuser d’une part les parents. Parce qu’il y’a de ces élèves qui sont là même quand vous convoquez les parents ils n’ont pas le temps même les samedis. De l’autre côté, les élèves qui ne s’adonnent pas tellement, avec la mondialisation, les élèves pensent que le téléphone permet de tout faire. C’est ce qui fait que d’autres ne mettent pas le temps à apprendre. Ils se disent à l’examen : on va tricher », fait-il savoir.

A rappeler qu’au compte de l’année écoutée, les pourcentages de réussite aux différents examens nationaux étaient 9,37% pour le baccalauréat Unique, 15, 04 % pour le BEPC et 17,62 % pour l’examen d’entrée en 7e année.

Mabinty Touré

Actualités Sociétés

Hôpital Ignace Deen : un dernier hommage rendu à Lounceny Camara

Razakou Moussa

Un symposium a été organisé ce mercredi à la mémoire de l’ancien président de la CENI à l’hôpital Ignace Deen. Parents, amis et collaborateurs de Lounceny Camara lui ont rendu un dernier hommage.

« Ce que nous retenons de feu Lounceny Camara, c’est d’abord  son pragmatisme. Vous l’avez tous connu comme ministre. Mais nous, nous l’avons surtout connu comme le premier conseiller du gouvernement en matière de résolution de crise. Et il était un conseiller dans la gestion des crises communautaires. Vous savez, il était très attaché à son Macenta natal, très attaché à la forêt et donc, il s’impliquait dans la résolution de ces conflits »,  se rappelle Ibrahima Kalil Kaba, ancien ministre.

Malgré ses fonctions d’homme d’Etat, Louncény Camara est resté le même pour ses amis. Kélétigui Touré qui a côtoyé l’ancien député témoigne.

« BOZIK Louncény Camara étudiant, BOZIK Louncény Camara chercheur d’emploi, BOZIK Louncény  Camara ministre a été le même BOZIK Louncény Camara pour nous les amis. Aucun rendez-vous d’ami ne lui a échappé. Aujourd’hui Louncény Camara part en paix ».  

Né en 1965,  l’ancien député est mort en détention  le 20 aout dernier. Lounsény  Camara s’en va en laissant une veuve et quatre enfants dont deux filles. L’ancien ministre de l’Urbanisme sera inhumé ce vendredi à Macenta, sa ville natale.

Alpha Abdoulaye Barry

Actualités Sport

FEGUIHAND: accusé d’avoir détourné 79 milliards GNF, le bureau exécutif se défend

Razakou Moussa

Le bureau exécutif de la Fédération guinéenne de Handball a animé une conférence de presse ce lundi 22 août 2022. L’objectif cette rencontre consiste à apporter des précisions sur les dernières accusations portées contre le dudit bureau. Ce sujet a fait la Une des médias. Le collectif des handballeurs coordonné par un certain  Karamoko Kaba accuse le bureau exécutif de la fédération guinéenne de handball d’un détournement de 79 milliards de francs guinéens. Pour sa part de vérité, le dit bureau a décidé de briser le silence.

«Ils n’ont qu’à apporter les preuves pour dire que nous avons détourné 79 milliards GNF. C’est très facile d’accuser mais c’est une simple jalousie de personnes frustrées», répond Mamadouba Paye Camara, président de la fédération guinéenne de Handball.

Paye Camara et ses membres ne restent pas bras croisés face à ces accusations. Ils engagent une poursuite judiciaire contre Karamoko Kaba le coordinateur du collectif.

«On ira jusqu’au bout dans cette affaire. Déjà, nous avons porté une plainte contre Karamoko Kaba. La justice va trancher entre nous. Aujourd’hui, il vient demander pardon. Mais, on ne peut pas continuer à accuser des gens et demander pardon. Je n’accepterai pas», a déclaré Mamadouba Paye Camara.

Ibrahima Diallo

Actualités Guinée Economie

Maison centrale de Conakry: Lounceny Nabé libéré sous caution

Razakou Moussa

C’est une bonne nouvelle pour l’ancien gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (B.C.R.G). Lounceny Nabé a bénéficié ce lundi 22 août d’une liberté provisoire sous le payement d’une caution. Selon des informations rapportées par l’un des avocats du détenu, l’ancien patron de la Banque centrale s’est acquitté d’une caution de dix milliards de francs guinéens. Il devra payer ce montant pendant trente jours.

Accusé de détournement de deniers publics, de corruption, d’enrichissement illicite et de blanchissent de capitaux par la CRIEF, Dr Lounceny Nabé a été placé en détention le 23 mars dernier.